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US Open, simple dames - La patronne Swiatek n'est plus là : et si c'était la chance de Gauff ?
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Publié 05/09/2023 à 09:33 GMT+2
La défaite surprise d'Iga Swiatek face à Jelena Ostapenko, dimanche en 8es de finale de l'US Open, profite directement à Aryna Sabalenka, qui deviendra lundi n°1 mondiale, mais aussi bien sûr à Coco Gauff, qui aurait dû affronter la Polonaise en quart de finale. Pour la jeune Américaine, les étoiles semblent s'aligner en vue d'un premier titre majeur. Même si le plus dur commence…
Coco Gauff lors de son huitième de finale à l'US Open en 2023
Crédit: Getty Images
Coco Gauff n'a peur que d'une fille dans cet US Open : Beyoncé. Soutenue par le "tout US" à chacune de ses apparitions new yorkaises, notamment par le couple Obama lors de son 1er tour face à Laura Siegemund, la jeune Américaine, du haut de ses 19 ans, semble gérer cette pression comme si elle avait baigné parmi les huiles toute sa vie. Mais elle l'a dit : si Beyoncé venait la voir, là, ce serait un peu trop pour son petit cœur. Il vaudrait mieux qu'elle ne l'aperçoive pas sur l'écran géant. Ou alors, pas avant la fin du match.
On ne sait pas quel est le programme de Beyoncé ce mardi, où Coco défiera Jelena Ostapenko en ouverture de programme (à partir de 18h), sur le stadium Arthur-Ashe, en quart de finale. Mais au moins la n°6 mondiale a-t-elle évité un premier écueil pour ce qui sera son second quart consécutif à l'US Open – elle y avait été battue l'an dernier par Caroline Garcia : au lieu d'Iga Swiatek, qu'on lui promettait depuis le tirage au sort, se dressera donc sur sa route Jelena Ostapenko, tombeuse en 8es de celle qui perdra ses galons de n°1 mondiale à la fin du tournoi.
Même si elle vient tout juste de battre la Polonaise pour la première fois en huit rencontres, récemment, en demi-finale de Cincinnati où elle s'est imposée par la suite, pas sûr que Coco ait été fâchée d'éviter de la croiser à nouveau. Elle a certes perdu cette année contre Ostapenko en huitièmes de finale de l'Open d'Australie. Elle connaît certes aussi la dangerosité extrême de la Lettonne. Mais elle n'a quand même pas le même passif face à une joueuse qui, en dépit de son titre à Roland-Garros en 2017, n'a pas non plus la même ascendance psychologique sur le tennis féminin que Swiatek. En clair, disons-le franchement : Gauff a gagné au change.
Encore lui faudra-t-il saisir cette chance, ce qui n'est jamais le plus facile. Mais depuis quelques semaines, les étoiles semblent s'aligner pour que Coco file enfin vers ce premier sacre en Grand Chelem qu'on lui promet depuis son adolescence. Au-delà du vent de folie qui balaye le tennis américain, d'une manière générale, sur cet US Open, la native d'Atlanta semble enfin avoir à peu près toutes les clés dans son arsenal pour accéder au Graal tant promis.
Depuis le début de cet US Open, elle ne se balade pas, loin de là : trois sets au premier tour contre Siegemund, trois sets au 3e tour contre Elise Mertens, trois sets encore en huitièmes face à la revenante Caroline Wozniacki. Son tennis pratiqué jusque-là n'a rien de celui d'une patronne, mais justement : ces matches, "je les aurais peut-être perdus avant, faisait-elle remarquer en conférence de presse. Là, j'arrive à m'en sortir, même sans bien jouer. Ça veut dire beaucoup pour moi." Gagner sans bien jouer, on n'a encore rien fait de mieux, en effet, pour étalonner le niveau moyen et la confiance d'un joueur de tennis, qui sont les deux prérogatives essentielles pour gagner un Grand Chelem.
C'est vrai, Gauff aurait sûrement perdu ces matches lors de sa première moitié de saison 2023, décevante pour elle, et même pas loin du catastrophique. Si catastrophique qu'elle en est venue à tout remettre à plat : son père et entraîneur de toujours a pris du recul pour laisser place à un inattendu attelage hispano-américain Pere Riba/Brad Gilbert. Ensemble, le trio forme un étonnant maillage culturel et générationnel et on aimerait parfois être une petite souris pour entendre les discussions entre les trois, sur ou en dehors d'un court. Mais pour Gauff, ça fonctionne : Riba lui apporte son dévouement au quotidien, Gilbert son inépuisable sens tactique, et la joueuse a trouvé ainsi son épanouissement.
C'est d'ailleurs peu de le dire : depuis sa défaite au 1er tour de Wimbledon, l'Américaine a soudainement décollé, remportant 14 de ses 15 matches suivants avec, au passage, les titres à Washington et Cincinnati. Si elle bat Ostapenko ce mardi, elle alignera une 10e victoire consécutive et égalera son record personnel. En attendant, une chose est sûre : elle sera la première teenager américaine à jouer deux quarts de finale consécutifs à l'US Open depuis Serena Williams entre 1999 et 2001.
Muchova la principale menace ?
Tout cela lui fait une belle jambe, évidemment. Ce qu'aimerait plutôt Coco, c'est de devenir la première Américaine à gagner l'US Open depuis Sloane Stephens en 2017. On en est encore loin. Très loin. Mais sur le papier, la voilà en tout cas désormais bombardée favorite pour accéder au moins à la finale, dans une partie haute du tableau qui demeure toutefois bordée d'épines.
Si ce n'est pas Coco, alors qui ? Jelena Ostapenko et son tennis à quitte ou double ? Pourquoi pas, mais la Lettone a toujours eu un peu de mal à l'US Open, où elle n'avait encore jamais atteint la deuxième semaine jusqu'à présent. Sorana Cirstea et son redoutable profil de coupeuse de têtes ? Pourquoi pas mais la Roumaine a la mauvaise habitude de piocher un peu à proximité des sommets, elle qui n'a encore jamais atteint une demi-finale en Grand Chelem.
La co-favorite, c'est plutôt celle qui sera l'adversaire de Cirstea dans l'autre quart de finale du haut du tableau féminin, à savoir Karolina Muchova. La Tchèque, finaliste à Roland-Garros, est très solide depuis le début de la quinzaine, et semble avoir atteint à 27 ans la plénitude de son tennis soyeux. Seul "hic" : elle vient d'être battue, et assez sèchement, en finale de Cincinnati, par une certaine Coco Gauff. Là, effectivement, ça ressemble à un alignement d'étoiles pour cette dernière. Et dans ces cas-là, il y a deux cas de figure : soit c'est l'explosion en pleine lumière, soit c'est l'éclipse totale…
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