US Open 2025 - Jannik Sinner avant de retrouver Alcaraz en finale : "Parfois, ce serait chouette aussi de ne pas jouer contre Carlos…"

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Vainqueur de Félix Auger-Aliassime en quatre sets cette nuit (6-1, 3-6, 6-3, 6-4), Jannik Sinner est à nouveau en finale à New York, comme il l'est à chaque tournoi du Grand Chelem depuis un an. Pour la troisième fois d'affilée, le numéro un mondial va y retrouver son dauphin au classement et grand rival, Carlos Alcaraz. Le défi le plus relevé possible, pour l'un comme pour l'autre.

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Cette histoire ne pouvait pas se terminer autrement. Jannik Sinner et Carlos Alcaraz vont donc une fois de plus en découdre en finale d'un tournoi du Grand Chelem. La troisième consécutive entre eux. L'Espagnol avait remporté la première manche à Paris, l'Italien a empêché la revanche à Londres. À qui la belle ? Réponse dimanche soir. Si vous n'aimez ni l'un ni l'autre, vous traversez une sale période et nous vous plaignons sincèrement.
Lors de ses trois premières finales majeures, Sinner avait croisé trois personnages différents : Daniil Medvedev à Melbourne en 2024, Taylor Fritz à New York il y a pile un an, puis Alexander Zverev en Australie en janvier dernier lors de la défense victorieuse de son titre. Depuis, finie la diversité. Alcaraz, Alcaraz, Alcaraz. Le meilleur pour la fin. Le défi le plus complexe, aussi. Le plus excitant ?
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"Je suis quelqu'un qui aime les défis", a insisté le numéro un mondial après sa victoire contre Félix Auger-Aliassime vendredi soir en demi-finale, laquelle lui a ouvert les portes des retrouvailles avec Carlos Alcaraz. Cela tombe bien, il ne peut pas rêver de challenge plus relevé que celui-ci. "C'est formidable pour le sport d'avoir des rivalités et, espérons-le, nous avons encore beaucoup de beaux matchs devant nous", a ajouté le champion cornaqué par Darren Cahill.
Carlos est quelqu'un qui me pousse à la limite
Personne n'a le luxe de choisir son adversaire, pas davantage en finale qu'au premier tour, mais Jannik Sinner n'aimerait-il pas retrouver sur la dernière marche un adversaire sur le papier moins difficile que celui qui l'accompagne de façon incessante cet été, et réciproquement ? Avant l'émergence de Novak Djokovic, quand Roger Federer et Rafael Nadal alignaient comme on enfile les perles les duels en finale de Grand Chelem (ils en ont joué sept entre Roland-Garros 2006 et l'Open d'Australie 2009), la question avait été posée au Suisse : "Vous plaisantez ? Bien sûr que je préférerais affronter quelqu'un de moins fort que Rafa", avait-il répondu en substance.
Face à cette interrogation théorique, Jannik Sinner a offert une vraie réponse de Normand italien. "Oui et non", a-t-il dit. "Nous raisonnons tous de la même manière, mais une fois encore, j'aime ces challenges et j'aime me retrouver dans cette situation. Carlos est quelqu'un qui me pousse à la limite, ce qui est super, parce que vous avez alors le meilleur retour possible que vous pouvez espérer en tant que joueur."
Toutefois, il en convient, l'effet de surprise ou le charme des débuts a fini par s'estomper, même s'il ne sera jamais possible de parler de routine concernant de telles confrontations, encore moins en finale de Grand Chelem. On ne peut pas se lasser de ça. "Nous nous sommes énormément affrontés ces derniers temps, rappelle le récent vainqueur de Wimbledon. Quand on entre sur le court, nous sommes au courant de beaucoup plus de choses qu'avant, lui comme moi, nous préparons ces matches minutieusement au plan tactique."
Oui, ils finissent par se connaître par cœur, mais la diversité des surfaces, des contextes, la volonté de revanche de l'un puis de l'autre, tout ceci suffit à pimenter leur relation d'un rendez-vous à l'autre. "Mais parfois, ce serait chouette aussi de ne pas jouer contre Carlos", finit-il par convenir en souriant, sans que l'on sache vraiment s'il aimerait changer pour changer ou parce que la difficulté serait moindre. Peut-être un peu des deux. Mais puisqu'il aime les défis… Personne n'a mieux à lui proposer que ces nouvelles retrouvailles avec Alcaraz.
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