US Open 2026 - Carlos Alcaraz, des balbutiements et une certitude après le deuxième tour : "Dans le futur, je ferai des longues pauses"
Par Paul Citron
Mis à jour 03/09/2026 à 11:20 GMT+2
Peu à peu, Carlos Alcaraz retrouve ses marques. Après s'être débarrassé de toute la pression accumulée en quatre mois d'absence au premier tour, l'Espagnol a réussi à se tirer d'affaire ce jeudi matin malgré la perte du premier set contre Jaime Faria, 72e mondial. Moins dominant, il réapprend à être patient, sans s'alarmer ; il assure même que les saisons prochaines, il s'économisera.
Un retard à l'allumage mais Alcaraz assure face à Faria
Video credit: Eurosport
Ce n'est pas à un vieux singe qu'on apprend à faire des grimaces, a dit Alcaraz à son cadet Faria ce jeudi. Jeu, Set et Maths a mis à jour le bilan de l'Espagnol de 23 ans sur le circuit contre les joueurs plus jeunes que lui : le Portugais était le quatorzième, et aucun d'entre eux n'a encore réussi à le faire plier.
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Le 72e mondial y a peut-être cru après avoir remporté la première manche ; mais même en reprise, Alcaraz reste un cran au-dessus s'il se fait confiance. "Après ma balle de break dans le premier set, je voulais juste jouer des points courts, ce qui était une erreur, a-t-il convenu à l'issue de son match du deuxième tour, qu'il avait mal entamé (4-6, 6-0, 6-3, 6-2). J'aurais dû être patient, jouer des rallyes de quatre, cinq coups avant d'y aller. Mais j'ai voulu finir dès les premiers coups. C'est pour ça qu'il a breaké et pris le premier set, je dirais."
Une erreur stratégique, et une belle réaction
Lui qui voulait boucler l'affaire en vitesse a vite compris qu'il péchait par gourmandise : avant son troisième tour contre Yibing Wu (113e), le tenant du titre convalescent n'est pas encore assez bon pour faire ce qu'il veut comme il veut. Ses services partent un peu moins vite, ses coups droits sont un peu moins tranchants, ses amorties ne marchent pas encore à tous les coups et ses jambes ne vont pas encore aussi vite que ce qu'il voudrait. Il lui fallait poser les choses pour installer sa domination, et tant pis s'il fallait passer 2h40 sur le court Arthur-Ashe. "J'ai réalisé ce que j'avais à faire. J'ai breaké tôt, ce qui m'a permis de jouer plus calmement et d'y voir plus clair." Faria a marqué cinq jeux à partir de là.
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Toujours aussi souriant, Carlos Alcaraz a remercié les fans venus le voir en night session.
Crédit: Getty Images
Ce n'est pas si mal, finalement. Après avoir dominé ses nerfs pour battre Safiullin au premier tour, Alcaraz a résolu un deuxième problème en deux matches à New York et entre au troisième tour en ayant coché quelques balises de plus sur le chemin vers son meilleur niveau. "J'ai réalisé que jouer quatre sets, c'était très bien pour me tester physiquement, voulait-il positiver. Tester mon corps, voir comment je me sens, et voir comment je me sentirai demain après avoir joué quatre sets."
Il n'empêche qu'Alcaraz avance à tâtons et qu'il mesure encore chaque effort auquel il consent. Il est impossible de lui reprocher après une pause de plus de quatre mois, mais ce n'est pas quelque chose auquel ce joueur aussi généreux sur le court – il l'est toujours – nous avait habitués. Alcaraz voulait se coucher tôt : il n'a pas fini aussi tôt qu'il le souhaitait, mais avant minuit heure locale, ce qui reste très modeste pour une night session. Alcaraz adore le sentiment de s'endormir pendant les matches de ses collègues, pour découvrir le score au réveil le matin – un "super sentiment".
À l'avenir, je raterai quelques tournois, c'est sûr
Surtout, Alcaraz a vu plusieurs sérieux concurrents quitter le tournoi dès les premiers tours, comme Jodar, et il regarde ça d'un œil particulier après sa longue absence. "J'ai coupé plus longtemps que je ne l'aurais voulu, bien sûr. Mais dans le futur, je ferai des pauses, des longues pauses. Peut-être pas quatre mois, mais un, deux mois, en ratant quelques tournois, parce que c'est impossible de tous les jouer", a-t-il prévenu pour boucler sa conférence de presse d'après-match.
"On peut décider de son calendrier, mais il y a les Masters 1000, les Grands Chelems, et on est sur le court 40 semaines si on joue chaque tournoi que l'ATP nous demande de jouer. Donc c'est impossible, et on voit beaucoup de joueurs fatiguer, ou se blesser et on en verra plus s'il ne se passe rien, continuait-il. Prendre cette pause à cause de ma blessure n'a pas été si bon que ça, mais à l'avenir, je prendrai des pauses et je raterai quelques tournois, c'est sûr." Non, décidément, ce n'est pas au vieux singe Alcaraz qu'on va apprendre à faire des grimaces.
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"Ils nous obligent à jouer" : Alcaraz tire la sonnette d'alarme sur le calendrier
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