US Open 2026 - Victorieux pour son retour à la compétition, Carlos Alcaraz rassuré : "J'étais vraiment, vraiment nerveux"
Par Vincent Roussel
Mis à jour 01/09/2026 à 03:40 GMT+2
Les apparences sont trompeuses. Malgré un score sans appel (6-4, 6-4, 6-4), Carlos Alcaraz n'a pas caché, après coup, la montagne d'émotions auxquelles il a dû faire face pour son retour à la compétition, quatre mois et demi après, lors de sa rencontre du premier tour à l'US Open lundi face à Roman Safiullin. Rassuré par son état physique, l'Espagnol a (un peu) mis les doutes derrière lui.
Alcaraz signe son retour face à Safiullin : le long format de son 1er tour
Video credit: Eurosport
Dans un début d’US Open marqué par le tremblement de terre causé par la sortie dès le premier tour de Novak Djokovic et par la surprise de l’élimination d’entrée du récent vainqueur de Cincinnati Arthur Fils, il a tenu bon. Carlos Alcaraz était particulièrement attendu pour son retour sur les courts, quatre mois et demi après son dernier match, à Barcelone.
Et l’ancien numéro 1 mondial, privé de retrouvailles avec Jannik Sinner, n’a pas manqué celles avec la compétition, offrant un match de patron face à Roman Safiullin pour franchir un premier obstacle à Flushing Meadows (6-4, 6-4, 6-4). "Je suis juste heureux, très heureux de l’avoir fait", s’est-il évidemment réjoui en conférence de presse d’après-match, lui qui a dû regarder Roland-Garros et Wimbledon depuis son canapé en raison d'une blessure au poignet.
J’ai commencé journée en étant très nerveux
"J’ai essayé de profiter autant que possible et de ne penser à rien d’autre. C’est facile à dire, mais dur à faire. Vous ne savez jamais ce qui peut se passer dans un match, après presque quatre mois et demi (hors des courts, NDLR), vous ne savez pas ce qui peut se passer dans votre corps, votre esprit. C’est totalement différent", a raconté le tenant du titre, pour qui l’avant-match a été très long.
"J’ai commencé journée en étant très nerveux. J’étais vraiment, vraiment nerveux. Je me disais : ‘Je vais le faire, je vais jouer en compétition à nouveau’. J’étais plus nerveux que d’habitude, mais juste heureux, parce que mon but c’est de jouer, prendre du plaisir et voir comment mon corps réagit après un match", a enchaîné le Murcien, qui n’avait jamais connu si longue coupure dans sa jeune carrière.
J'ai eu la sensation de frapper normalement. Le bras, le poignet… je me suis senti bien
Et son corps, justement ? C’était la principale question qui trottait dans la tête des suiveurs à la fin du match : "J’ai retrouvé mes sensations, mon corps va très très bien et je suis très heureux d’avoir réussi ce que j’ai fait aujourd’hui. Je ne sais pas ce que ça donnait de l'extérieur, mais j'ai eu la sensation de frapper normalement. Le bras, le poignet… je me suis senti bien", a rassuré le joueur de 23 ans. De quoi l’imaginer reprendre son trône dès cette quinzaine ? Il a tenu à éviter toute enflammade.
"Je ne sais pas jusqu’où je vais aller dans le tournoi. Je ne savais pas si j’allais perdre ce match, je vais au second tour mais c’est tout". Car c’est toute une routine que l’homme aux sept titres du Grand Chelem, soutenu en tribunes par le rappeur Travis Scott, avec qui il a bien rigolé dans les couloirs du court Arthur Ashe après-match, doit réapprendre.
Je ne me rappelais plus quoi faire à l'échauffement
"J'avais oublié à quoi ressemblaient les jours de match. Lorsque je me suis échauffé (sur le court), je n'arrivais plus à me rappeler ce que je faisais (avant sa blessure)", a-t-il ainsi confié à la presse. Questionné sur sa vitesse en service, plus faible qu’à l’accoutumé (173 km/h en moyenne), il a tenu à rassurer : "Le service est probablement le coup avec lequel j’ai eu le plus de mal. Certains joueurs aiment retourner quand le service est puissant, mais quand le service est moins fort qu’ils le souhaitent, ils ont du mal. Cela dépend des joueurs que vous affrontez. Donc c’était plutôt tactique".
Faria, le prochain défi d'Alcaraz
"Je vais essayer de mieux servir, mais c’est un coup avec lequel j’ai toujours eu du mal, je pense. Mais ça va revenir, c’est sûr", a conclu le médaillé d'argent des JO de Paris. La route va s’élever légèrement pour Alcaraz au deuxième tour, où il affrontera le Portugais Jaime Faria, 72e mondial. Vu de loin, l'adversité ne semble pas bien méchante, de quoi lui permettre de retrouver encore un peu plus ses repères. Même si, on l’a vu, il ne devra rien laisser à son adversaire dans un début de quinzaine où les favoris flanchent à Flushing Meadows. Au risque d’ajouter un peu plus de folie à cet US Open.
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