Panoramic

Avec 104e succès en Grand Chelem, Tsonga devient la référence du tennis tricolore

Tsonga, la référence majeure

Le 05/07/2016 à 09:14Mis à jour Le 05/07/2016 à 18:22

WIMBLEDON 2016 - Lundi, Jo-Wilfried Tsonga a réussi quelque chose de grand. En se hissant en quart de finale à Londres, il a validé un 104e succès en Grand Chelem. Du jamais-vu dans l'histoire du tennis français.

C'est avant tout sa régularité au plus haut niveau depuis 2008 qui le place dans cette position. Avec une finale, six demi-finales et désormais 13 quarts de finale en Grand Chelem, l'actuel 12e mondial est la valeur sûre du tennis français en ce moment. Le réaliser à Wimbledon n'est en tout cas pas un hasard : dans l'ère Open, il est devenu le Tricolore qui a joué le plus de quarts de finale à Londres, avec Cédric Pioline (4), et qui a remporté le plus de matches, avec Richard Gasquet (28).

"Ça faisait longtemps qu’on m’en parlait... donc là c’est fait. C’est super, je suis content de marquer l’histoire du tennis comme je peux, s'est réjoui Tsonga. Réussir à Wimbledon est une belle surprise pour lui, qui a été contraint à l'abandon à Roland-Garros il y a cinq semaines pour un problème aux adducteurs. Un problème qui semble désormais derrière lui, mais avec lequel il prend toujours des pincettes, son physique étant son point le plus sensible.

" J'aimerais aussi faire partie de ceux qui gagnent des Grands Chelems"
Jo-Wilfried Tsonga

Jo-Wilfried TsongaPanoramic

En 2012, il était revenu en demi-finale, stoppé net par un Andy Murray aux dents longues. Quatre ans plus tard, c'est encore face au Britannique qu'il se présentera pour tenter un coup de force. Après l'élimination de Novak Djokovic face à l'étonnant Sam Querrey, c'est lui le grand favori pour la victoire finale. Battre ce Murray si impressionnant depuis le début de la quinzaine, qui plus est devant son public, serait un superbe exploit pour lui qui ne l'a encore jamais dominé sur gazon en quatre occasions sur le circuit ATP, hormis un Challenger à Nottingham en 2004.

"Murray m’a privé de grandes victoires donc j’aimerais bien que ça tourne, espère intimement le Manceau. Il a la faculté de jouer le bon coup au bon moment, il n’y a pas de secret. Le plus gros challenge sera de le breaker car je sais que je suis capable de conserver mon service. A chaque fois que je l’ai joué, je ne l’ai pas suffisamment fait. Ce sera la clé." La référence française en Grand Chelem contre la référence britannique du moment, ça ne peut que promettre un match de haute volée, tout simplement... comme la réponse à cette question d'une journaliste britannique - "Avec quoi comptez-vous battre Murray mercredi ?" - "Avec ma raquette".

0
0