Wimbledon 2026 | Simple messieurs, 3e tour - Alex de Minaur maîtrise Zachary Svajda et se qualifie pour les huitièmes de finales
Par Rémi Bourrieres
Mis à jour 04/07/2026 à 23:33 GMT+2
Récemment finaliste à 's-Hertogenbosch, Alex de Minaur a confirmé son net regain de forme sur gazon en se qualifiant ce samedi pour les huitièmes de finale de Wimbledon. L'Australien, tête de série n°5, est venu bout de l'Américain Zachary Zvajda (6-2, 5-7, 6-2, 6-4). Il affrontera Karen Khachanov ou Flavio Cobolli pour une place en quarts.
Alexander Zverev célèbre sa qualification en 8e de finale de l'édition 2026 de Wimbledon
Crédit: Getty Images
De Minaur dans la grande tradition australienne
Il faut toujours se méfier de Zachary Zvajda et de son air de ne pas y toucher. L'Américain est talentueux, Alex de Minaur (N.5) le savait et a fait ce qu'il fallait pour passer l'écueil en quatre sets, 6-2, 5-7, 6-2, 6-4 en 2h41. Un peu en difficulté au printemps, De Minaur confirme son net regain de forme sur gazon. Après sa finale à 's-Hertogenbosch, le voilà en huitième de finale pour la quatrième fois à Wimbledon et la quinzième fois de sa carrière en Grand Chelem.
Dans l'ère Open, seuls cinq joueurs australiens ont atteint plus de fois la deuxième semaine d'un tournoi majeur : Lleyton Hewitt (30), John Newcombe (21), Ken Rosewall (19), Tony Roche (17) et John Alexander (16).
Cobolli en mode diesel
Il est revenu de loin, mais le finaliste de Roland-Garros Flavio Cobolli est toujours en vie dans cette quinzaine londonienne. Après un début de match commencé à l’envers avec un 6-0 encaissé en 18 minutes, l’Italien est finalement venu à bout de Karen Khachanov en cinq sets (0-6, 7-6, 6-7, 6-2, 6-2) pour se qualifier en 8e de finale, où il retrouvera la tête de série numéro 5 Alex De Minaur.
Le Russe a fini très frustré et il ne peut s’en prendre qu’à lui-même, alors qu’il avait le match en main et était sur le point de prendre un break décisif dans la 4e manche, alors qu’il menait 2 sets à 1, 1-0 et 40-0 sur le service de son adversaire. Après avoir loupé 4 occasions de se détacher, le quart de finaliste de l’an passé, plombé par ses trop nombreuses erreurs (53 fautes directes) a vu le match basculer définitivement en faveur du 10e mondial. Qui devra se montrer beaucoup plus constant pour espérer faire tomber l’Australien, vainqueur de leurs 2 premiers duels sur le circuit ATP.
Zverev, sans-faute mais pas sans frayeur
Une petite frayeur pour finir mais Alexander Zverev a fait l’essentiel : en 2h34, le numéro 3 mondial a rallié les 8es de finale pour la 4e fois de sa carrière à Wimbledon (après 2017, 2021 et 2024), en dominant l’Américain Marcos Giron en trois sets (6-2, 7-6, 6-4). Dans ce duel de cogneurs, le récent lauréat de Roland-Garros a tout fait, les coups gagnants comme les fautes directes (39 à chaque fois), mais il a pris le match en main en se montrant beaucoup plus habile que son adversaire au filet notamment (17 points sur 21 gagnés).
Mais dans ce tournoi qui ne lui a jamais réussi, et où il avait pris la porte dès le premier tour l’an passé face à Arthur Rinderknech, Zverev a fini par se tendre et se frustrer. Alors qu’il menait 4-1 dans la dernière manche, il a multiplié les maladresses pour laisser le 92e mondial revenir le titiller, jusqu’à obtenir une balle de break à 4 partout, effacée par la tête de série numéro 2.
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Top joueurs mais fanny sur gazon : lesquels ont marqué leur temps ?
Video credit: Eurosport
Désormais, Alexander Zverev a l’occasion d’étendre un peu plus sa plus belle série en Grand Chelem (10 victoires d’affilée) et d’aller chercher son premier quart de finale à Londres, face à Jiri Lehecka.
Fritz a dû s'employer
Taylor Fritz tient son rang. Face à un Lorenzo Sonego qui n’était pas sur sa surface de prédilection mais qui a tout de même tenu la dragée haute à l’Américain, la tête de série numéro 6 s’est imposé au bout d’un combat en 2h33 en quatre sets (4-6, 6-3, 6-4, 7-6). Le demi-finaliste de la dernière édition était pourtant mal embarqué après un premier set perdu après qu’il a fini par se crisper au service.
Mais il a parfaitement réagi, fort de son expérience à Wimbledon, pour être le seul à breaker dans le deuxième set et recoller à son adversaire. Il lui a fallu pourtant s’accrocher pour ne pas être poussé au cinquième set, effaçant une balle de set pour Sonego à 6-5 en faveur de l’Italien dans le 4e set, avant de faire la différence au tie break, où il l’a emporté 7-5. Il confirme sa bonne forme après ses finales à Stuttgart et Halle, et attend Bublik ou son compatriote Tiafoe en 8e.
Féérique !
Arthur Fery n'en a pas fini dans ce tournoi de Wimbledon. Vraie surprise de la quinzaine, le plus Français des Britanniques, 115e mondial, a décroché sa place pour son premier huitième de finale en carrière en dominant Zizou Bergs au bout du super tie-break de la cinquième manche (2-6, 7-5, 2-6, 7-6, 7-6).
En 4h18, il est parvenu à écarter le Belge, tombeur d'Ugo Humbert au premier tour, pour enflammer un public en transe sur le court 18 après qu'il l'a emporté 10-5 dans le jeu décisif. Dernier représentant de la Couronne en lice, le fils de Loïc Ferry, président du FC Lorient, attend Dimitrov ou Berrettini en deuxième semaine.
Dimitrov, à Londres comme chez lui
Son émotion après le dernier revers raté de Matteo Berrettini était à la hauteur du chemin parcouru pour revenir au plus haut niveau. Invité par le tournoi de Wimbledon, Grigor Dimitrov poursuit sa formidable série sur le gazon londonien, en s'imposant en cinq sets (6-3, 6-4, 3-6, 5-7, 6-3). Dans le duel de revenants face au géant Italien, le Bulgare a très vite pris l'ascendant en menant deux manches à rien.
Il a néanmoins dû faire face à la révolte du 51e mondial qui a recollé à deux manches partout. En breakant tôt dans la dernière manche, l'élégant joueur de 35 ans s'est facilité la vie pour conclure l'affaire. Au rendez-vous des huitièmes de finale depuis 2023, le 146e mondial se sent décidément bien au All England Club puisque c'est la quatrième année de suite qu'il réussit à rallier ce stade. Ce sera face à une autre wild card, le dernier Britannique en lice avec Arthur Fery et la volonté d'enfin dépasser ce stade. La dernière fois, c'était en 2014.
Bublik s'en sort à l'arraché
Alexander Bublik a tendance à l'oublier, ou à nous convaincre du contraire mais le Kazakh, esthète de la balle jaune, sait aussi se salir le short quand il le faut. Face à un autre trublion du circuit en la personne de Frances Tiafoe, le numéro 11 mondial a dû s'employer pour survivre à deux tie-breaks irrespirables, avant de faire plier l'Américain dans la manche décisive, après plus de quatre heures (4h11) d'un combat âpre et emballant (4-6, 7-6 (5), 7-6 (11), 4-6, 6-3).
La bascule est sans doute venue au crépuscule de ce troisième set décidé au bout d'un tie-break interminable (13-11 après 1h16 de jeu). S'il a raccroché les wagons dans la suivante, Tiafoe a fini par plier lors de l'épilogue, cueilli par le retour du Kazakh (43% de points gagnés sur le service de l'Américain). Bublik égale son meilleur résultat sur le gazon londonien (huitièmes) et tentera d'explorer de nouveaux prés verts face à Taylor Fritz.
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