Confirmer, déjà. Trois semaines après leur exploit aux Jeux de Tokyo, les volleyeurs français se lancent à l'assaut de l'Euro 2021 (1er-19 septembre), avec la pancarte d'équipe à battre après avoir brisé les rêves olympiques de plusieurs grosses écuries européennes.
Il est difficile de gravir les marches vers le sommet de l'Olympe en ne se faisant que des amis. Sur le chemin vers le premier titre olympique du volley français, les coéquipiers de Benjamin Toniutti ont écarté cinq nations majeures du Vieux Continent, ainsi revanchardes à partir de mercredi pour l'Euro 2021 organisé en Pologne, Finlande, République tchèque et Estonie.

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A commencer par les Serbes, tenants du titre continental conquis à Paris-Bercy à l'automne 2019, mais qui ont vu leurs espoirs de qualification olympique s'amenuiser grandement face aux Français quelques mois plus tard en janvier 2020, lors du premier match au premier tour du TQO de Berlin.
Il en va de même pour les Slovènes, renversés au tie-break après avoir dominé la France en demies de ce même TQO, et les Allemands, battus en finale et qui ont vu le billet pour le Japon leur glisser des mains devant leurs supporters sur la dernière marche.

L'équipe de France face à l'Allemagne, vendredi en finale du TQO

Crédit: Getty Images

La Pologne et la Russie éclipsées près du but

A Tokyo pendant les Jeux, il y a seulement trois semaines, les Bleus ont infligé en quarts de finale un revers aussi inattendu que spectaculaire aux Polonais, grandissimes favoris pour l'or olympique emmenés par le Cubain naturalisé Wilfredo Leon, considéré comme le meilleur joueur au monde.
Dernière nation maltraitée par les hommes de Laurent Tillie, la Russie sous bannière neutre, avec son pointu Maxim Mikhailov et son attaquant-réceptionneur Egor Kliuka, d'abord au premier tour pour que les Français restent en vie dans le tournoi olympique, puis en finale au terme d'une rencontre à suspense.

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"Les Serbes, ça fait quatre mois qu'ils se préparent pour cette compétition"

De son côté, l'Italie du passeur Simone Giannelli voudra faire oublier la déception d'un quart de finale perdu contre l'Argentine à Tokyo, avec une équipe très nettement rajeunie en quête d'un titre européen qu'elle n'a plus remporté depuis 2005.
"Les Serbes, ça fait quatre mois qu'ils se préparent pour cette compétition. Ils n'ont pas eu les Jeux. Les Polonais, ils sont rentrés un peu avant nous de Tokyo, c'est chez eux. Il va y avoir une vraie concurrence", prévient Earvin Ngapeth, la star du volley français, désigné meilleur joueur du tournoi olympique.
Les Tricolores sont habitués à enchaîner deux compétitions chaque été avec la Ligue mondiale (Ligue des nations depuis 2017) et un tournoi international. Mais la fraîcheur physique sera tout de même un élément important à prendre en compte, alors que cette année, en raison du report des Jeux de Tokyo à cause de la pandémie due au Covid-19 et l'impossibilité de décaler l'Euro 2021, Français, Italiens, Polonais et Russes en seront à leur troisième tournoi.

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Toniutti pour une année de rêve, Bernardinho aux commandes

"Clairement, cet Euro n'arrive pas au bon moment. Ça arrive trop tôt, après un été particulier avec les conditions sanitaires, en étant loin de nos familles", souligne Toniutti, qui a la possibilité de conclure quatre mois et demie exceptionnels après avoir remporté la Ligue des champions avec le club polonais de Kedzierzyn-Kozle et l'or olympique.
Les Français, avec dix des douze champions olympiques, devront également intégrer pendant cet Euro le changement de staff : après neuf années, Laurent Tillie a cédé sa place de sélectionneur au Brésilien Bernardinho, légendaire entraîneur de la Seleçao, double champion olympique (2004, 2016) et triple champion du monde (2002, 2006, 2010), pour un nouveau défi de taille.

Benjamin TONIUTTI, Earvin N'GAPETH et Nicolas LE GOFF - France

Crédit: Getty Images

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