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24 Heures du Mans : Toyota s'impose enfin grâce au trio Alonso-Nakajima-Buemi et signe le doublé

Toyota, enfin !

Le 17/06/2018 à 15:04Mis à jour Le 17/06/2018 à 16:14

24 HEURES DU MANS - Toyota a enfin gagné la plus célèbre course d'endurance du monde ! Dimanche, 33 ans après sa première participation à l'épreuve mancelle, le constructeur nippon s'est imposé grâce à sa voiture n°8, pilotée par Fernando Alonso, Kazuki Nakajima et Sebastien Buemi. Elle signe même le doublé avec la deuxième place de la n°7 (Conway-Kobayashi-Lopez).

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Il y a eu quelques sueurs froides, et, jusqu'au bout, le spectre d'une malédiction. Après tout, Toyota ne serait pas lui-même sans quelques frayeurs. Mais cette fois, le constructeur japonais n'a pas vécu de nuit cauchemardesque, ni même d'hécatombe dans le dernier tour. Seule face à elle-même, la firme nippone s'est imposée, ce dimanche, lors de la 86e édition des 24 Heures du Mans.

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Elle a aussi offert une victoire de prestige à Fernando Alonso, plus que jamais en quête de la Triple Couronne, et membre de l'équipage n°8 aux côtés de Kazuki Nakajima et Sébastien Buemi. Coupable d'erreurs grossières en matinée, le trio de la n°7, composé de Kamui Kobayashi, José Maria Lopez et Mike Conway, a permis à la marque de décrocher un retentissant doublé. Loin, très loin, devant la Rébellion n°3, notamment pilotée par le jeune Français Thomas Laurent.

Toyota a dû lutter contre son principal ennemi : lui-même

Oui, tout un monde -ou 350 chevaux, plus précisément- séparait les deux prototypes des autres LMP1. Oui, rarement, dans la gigantesque histoire de la plus grande course d'Endurance de la planète, un constructeur aura eu autant de marge de manœuvre sur le reste de la meute. Mais Le Mans reste Le Mans. Et décide, seule, de ses vainqueurs. Depuis 33 ans et la première participation de Toyota sur l'épreuve sarthoise, elle avait toujours transformé les rêves de la firme nippone en cauchemars.

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Cette fois, les deux TS050 Hybrid étaient réglées comme des horloges, et n'ont pas souffert de la moindre déficience technique. Mais les pilotes, eux, ont parfois joué avec le feu. Samedi, au coeur de l'après-midi, Fernando Alonso pris tous les risques en slalomant dans le trafic. Au beau milieu de la nuit, Sébastien Buemi a été pénalisé pour un excès de vitesse en slow zone. En matinée, José Maria Lopez est parti en tête-à-queue et à une heure et demie de la fin du drapeau à damiers, Kamui Kobayashi a évité de peu la panne d'essence, après avoir oublié de filer aux stands pour ravitailler. Une fois n'est pas coutume, les 24 Heures du Mans ont pardonné.

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