Matxin Fernandez (UAE Emirates) défend son joyau : "Tadej [Pogacar] est un cadeau pour ceux qui aiment le cyclisme"
Eurosport sur GoogleL'insolente domination de Tadej Pogacar est-elle une bénédiction ou une malédiction pour le vélo ? Matxin Fernandez opte pour la première option, sans surprise eu égard à son statut de manager sportif d'UAE Emirates. Nous avons selon lui le privilège de voir "Pogi" écrire l'histoire. Il suggère que ce n'est pas fini, les 81 succès de la formation émiratie n'ayant pas suffi à le satisfaire en 2024.
"Le Tour 2025 correspond au profil de Vingegaard mais ça, c'était avant la saison 2024 de Pogacar"
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Si vous êtes en manque d'idée-cadeau, pas de panique. Le présent est déjà au pied du sapin, pour les amoureux de la petite reine, selon Matxin Fernandez. "Tadej est un cadeau pour ceux d'entre nous qui aiment le cyclisme", considère le manager sportif de la formation UAE Emirates, qui a accordé un entretien à Eurosport la semaine dernière. "Nous pourrons dire, dans quelques années : 'J'ai vécu cela, j'ai été témoin de telle ou telle victoire de Tadej Pogacar'", insiste-t-il.
Dans le débat sur l'aspect rébarbatif ou exaltant des succès écrasants de Pogacar, c'est peu dire que Matxin est juge et partie. Une grande part de responsabilité lui est prêtée, dans le recrutement du prodige slovène par la structure des Emirats arabes unis il y a six ans. Quand a-t-il compris que "Pogi" était différent ? "J'ai réalisé qu'il était le meilleur du monde lors de la 20e étape de la Vuelta 2019", se remémore ce dénicheur de talents patenté.
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Le débat des RP : les victoires de Pogacar, excitantes ou ennuyantes ?
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Maintenant, 44km, cela ressemble à une promenade de santé…
Pogacar cherchait à monter sur le podium du Tour d'Espagne… et il allait y parvenir, passant de 5e à 3e, le bouquet en prime, en prenant des risques. "Nous avions une stratégie très agressive parce qu'il était difficile de gagner beaucoup de temps dans la dernière ascension, raconte le dirigeant. Quand on lui a proposé d'attaquer à 44km de l'arrivée, il a dit oui, instantanément." Et d'appuyer : "Maintenant, 44km, cela ressemble à une promenade de santé par rapport aux 100 bornes des Mondiaux. Mais à cette époque, pour un coureur de 20 ans…"
Dans le sillage d'un Tadej Pogacar dont les promesses se sont muées en domination puis en hégémonie, c'est toute l'équipe UAE qui a pris une place monstrueuse dans le peloton. "Hier encore, nous avons revu la photo du Galibier lors du Tour de France 2022, où Tadej était isolé à 4,5 km du sommet (il avait perdu le maillot jaune, Jonas Vingegaard ne le lâchant plus, ndlr), entouré de quatre coureurs de la Jumbo, et celle de cette année, où la situation était inversée", décrit Matxin, pour mettre en exergue l'aspect collectif de la mainmise émiratie.
Il se refuse en revanche à qualifier l'opus 2024 de ses coureurs d'exceptionnel : "Je lui donnerais B+, si je devais le noter. Vous ne pouvez pas attribuer un A, qui correspond à la perfection, que nous n'avons pas encore atteinte." Les adversaires apprécieront, alors que l'escouade UAE a décroché 81 victoires – dont 25 pour Pogacar, auteur entre autres du doublé Giro-Tour –, sans qu'aucune autre équipe ne fasse mieux que 42 la saison dernière. "On a gagné 81 courses ? Nous aimerions en gagner 82", résume l'Espagnol de 53 ans, en guise d'avertissement.
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"Sur cette photo, Evenepoel incarne tous les coureurs sur lesquels Pogacar a marché"
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