OM - PSG (Coupe de France, 8e de finale) : Christophe Galtier (Paris Saint-Germain), un mois pour savoir

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COUPE DE FRANCE - C'est le mois le plus important de son début de mandat au PSG. Du déplacement à Marseille à celui à Munich, Christophe Galtier va connaître un enchaînement de rendez-vous capitaux qui déterminera largement son bilan sur le banc parisien. Une période cruciale que l'entraîneur de Paris aborde avec plus de doutes à lever que de certitudes à confirmer.

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Un 8 février pour démarrer un marathon dans l'ambiance hostile du Vélodrome. Un 8 mars pour le boucler sur le terrain de l'Allianz-Arena, que Paris quittera avec l'amertume d'une nouvelle désillusion ou un espoir plus vivace que jamais de conquérir l'Europe. C'est le mois où beaucoup de choses vont se jouer pour le PSG. Le mois, aussi, au bout duquel on en saura plus sur Christophe Galtier. L'entraîneur parisien est venu pour ça. Diriger le club de la capitale est le plus grand défi de sa carrière. De Marseille à Munich, il s'apprête à vivre le premier grand tournant de cette aventure.
Le sort a voulu qu'il soit particulièrement ardu sur le papier. Il avait déjà œuvré de tout son pouvoir, au bout d'un scénario improbable, pour lui servir le Bayern Munich en 8e de finale de la Ligue des champions. Il a encore corsé le menu en lui désignant Marseille comme adversaire en 8e de finale de la Coupe de France. Le hasard du calendrier a fait le reste pour la Ligue 1 : Monaco, Lille, encore Marseille et toujours au Vélodrome, puis Nantes. Du costaud pour compléter le programme, peut-être encore alourdi par un éventuel quart de finale de Coupe de France le 1er mars.

Coquin de sort…

Mais ce coquin de sort ne s'est pas arrêté là. Il a aussi choisi de priver Galtier de son homme providentiel, au moins pour le début de son marathon. Kylian Mbappé avait porté à bout de bras le PSG jusqu'aux demi-finales de la Ligue des champions il y a deux ans, et à la reconquête du titre de champion de France au printemps dernier. Il avait inscrit les deux seuls buts parisiens lors de l'élimination rocambolesque face au Real Madrid la saison passée, en 8e de finale de la C1. Blessée à Montpellier, la star du foot français laissera un immense vide à l'heure de vérité.
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Galtier savait où il mettait les pieds. Qu'à Paris, tout ou presque se joue entre la mi-février et la mi-mars. Que le PSG cultive cette fâcheuse habitude de voir l'une de ses stars se blesser juste avant d'attaquer sa période la plus cruciale de la saison. Que tout ce qu'il s'est passé sur les longs mois qui ont précédé cette échéance va perdre toute son importance en l'espace de quelques semaines. Justement, c'est bien difficile de juger le parcours de l'entraîneur parisien jusqu'ici. Les doutes prennent plus facilement le dessus que les certitudes.

Pas d'accroc, mais une tendance à vaciller

Le constat peut sembler sévère. Galtier n'a pas connu d'accroc rédhibitoire. Son équipe compte huit points d'avance en tête de la Ligue 1 après des résultats favorables le week-end dernier. Elle s'est qualifiée pour les 8es de finale de la Ligue des champions à défaut de terminer à la première place de son groupe en phase de poules. Elle est encore en lice en Coupe de France. Elle n'a subi que deux défaites jusqu'ici, toutes compétitions confondues. Capitaine d'un navire si prompt à tanguer, Galtier a globalement maintenu le cap jusqu'ici. Mais cela n'aura plus la moindre valeur dans un mois.
Tous ceux qui ont accepté le défi d'entraîner le PSG sont contraints de passer par là. L'exigence n'est pas plus démesurée que les moyens du club de la capitale, et les attentes que cela implique. Elles ne laissent aucune place à la médiocrité, même dans la victoire. Galtier a pu le mesurer. Ses débuts flamboyants (4 victoires et 22 buts inscrits sur ses 4 premiers matches) ont seulement montré un potentiel que le technicien n'a pas su confirmer. Son PSG ne dégage plus l'image de la machine à marquer de l'été. Plutôt celle d'une équipe bancale qui a trop vite tendance à vaciller.
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Des contraintes, pas d'excuse

Galtier a varié les systèmes et les hommes, sans parvenir à trouver cette formule optimale qui puisse corriger cette impression. Il a dû composer avec la découverte d'un nouvel environnement, dans un club d'un standing sans précédent pour lui. Il a fait face au contexte si délicat d'un calendrier inédit avec une Coupe du monde en pleine saison. Il n'a pas forcément vu ses vœux exaucés lors des deux fenêtres du mercato. Mais il ne pourra jamais se servir de ces contraintes comme d'éventuelles excuses si ce mois venait à mal tourner. Il le sait.
Ce qui compte désormais, c'est justement ce qu'il ne sait pas. Sa capacité à hausser le niveau de son équipe quand la pente commence sérieusement à s'élever. Sa faculté à prendre les bonnes décisions quand l'enjeu de l'événement dépasse tout ce qu'il a pu connaître jusqu'ici. Il est face à ce mois de tous les dangers et de tous les espoirs, celui qui a vu tant de ses prédécesseurs échouer par le passé, celui qu'il doit impérativement réussir pour tenir debout dans cette voie où il s'est engagé. Son histoire au PSG commence vraiment un 8 février à Marseille, cette terre où il est né. Et au soir du 8 mars, à Munich, il saura vraiment si elle peut durer.
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