C'est une page immense de l'histoire de la Nationalmannschaft qui va se tourner cet été. La rumeur enflait depuis plusieurs mois, voire plusieurs années même, c'est désormais une certitude. Joachim Löw, en poste depuis l'été 2006, va céder sa place à la tête de la sélection allemande après l'Euro 2021. Après 15 ans de mandat, un record historique pour un sélectionneur outre-Rhin.
Avec la Mannschaft, l'ancien adjoint de Jürgen Klinsmann aura tout connu sur le banc de la prestigieuse sélection allemande : du titre mondial en 2014 à la cinglante débâcle de Russie. Le nom de son successeur n'est pas encore connu.
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Dans un communiqué publié par la fédération allemande de football, le technicien est revenu sur sa décision et son choix de prendre du recul. "Je prends cette décision en toute conscience, mais avec plein de fierté et une immense gratitude. Je ressens toujours la volonté inconditionnelle, une grande énergie et une grande ambition pour le prochain Championnat d'Europe. Je ferai de mon mieux pour rendre nos fans heureux et réussir lors de ce tournoi. Je sais aussi que cela s'applique à toute l'équipe", explique-t-il.
Grand artisan de la restructuration du football allemand et de son hégémonie, le sélectionneur allemand n'a d'ailleurs pas manqué de souligner ces responsabilités qu'il a tant chéries. "Je suis fier car c'est quelque chose de très spécial et un honneur pour moi d'avoir pu m'impliquer pour mon pays. J'ai pu travailler avec les meilleurs footballeurs du pays pendant près de 17 ans et les accompagner dans leur développement. Je les associe à de grands triomphes et des défaites douloureuses, mais surtout à de nombreux moments merveilleux et magiques, pas seulement avec la victoire à la Coupe du monde 2014 au Brésil. Je suis et resterai reconnaissant à la DFB, qui a toujours préparé un environnement de travail idéal pour moi et l'équipe."

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"L'un des plus grands", "la joie de jouer et un football offensif attractif", Löw salué par la fédé

Du côté de la fédération allemande, cette décision a été accueillie avec un peu de surprise, mais surtout beaucoup d'admiration. "J'ai beaucoup de respect pour la décision de Joachim Löw. La DFB (ndlr, la fédération) sait ce qu'elle doit à Jogi. Il est l'un des plus grands entraîneurs du football mondial", a expliqué Fritz Keller, le président de la DFB, dans le communiqué de la DFB.
Même son de cloche pour Oliver Bierhoff, directeur général de l'équipe national, qui n'a pas caché son amertume de se séparer de l'entraîneur champion du monde. "C'est une relation spéciale, une relation qui se caractérise surtout par une confiance absolue. Avec Jogi, l'équipe nationale a de nouveau représenté la joie de jouer et une certaine idée du football offensif. L'équipe et ses joueurs se sont incroyablement développés avec lui. Je regrette que nos parcours se séparent après l'Euro."

Oliver Bierhoff (l.) und Joachim Löw

Crédit: Eurosport

Klopp, Flick, Nagelsmann, Kuntz ? Le casse-tête de la succession a déjà démarré

Pourtant, le départ de Jogi Löw n'est presque pas une surprise outre-Rhin. Pis, il était même attendu par de nombreux observateurs. Décrié depuis de nombreux mois pour ses résultats et ses méthodes en dents de scie, le sélectionneur a quelque peu peiné à faire tourner une machine qui semblait pourtant inarrêtable. Et ne semblait pu avoir la clef pour la remettre en route.
Depuis quelques mois déjà, les rumeurs vont bon train sur l'identité de son successeur. Si Bild faisait écho d'un intérêt de Hansi Flick pour le poste il y a quelques semaines, la fédération allemande n'a encore rien laissé filtré sur le nom du prochain sélectionneur. En délicatesse avec Liverpool depuis quelques semaines, le nom de Jürgen Klopp est également apparu dans les colonnes de certains médias allemands. Les profils de Julian Nagelsmann, le jeune technicien du RB Leipzig, Stefan Kuntz, sélectionneur des Espoirs allemands, ou encore Ralf Rangnick devraient également être mis sur la table dans les prochaines semaines. A moins que la surprise ne vienne de Lothar Matthäus, dont la dernière expérience sur un banc remonte à 2010-2011 sur le banc de la Bulgarie.

Hansi Flick and Joachim Löw

Crédit: Getty Images

Qu'on se le dise, la course à la succession de Jogi Löw risque de tenir toutes ces promesses. Avec un vivier d'entraîneurs et de formateurs extrêmement riche, la fédération allemande a l'embarras du choix. Klopp, Flick, Nagelsmann ou un autre, une chose est certaine : prendre la suite de Joachim Löw ne sera pas une mince affaire. Et le natif de Schönau im Schwarzwald sera bien déterminé à conclure son mandat de la plus belle des manières lors du prochain Championnat d'Europe. Même si les dernières performances de la Mannschaft sont moins abouties, "Jogi" connaît la recette du succès mieux que personne.
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