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Après Strasbourg - PSG : Paris, mêmes maux, éternels symptômes
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Publié 30/04/2022 à 00:19 GMT+2
LIGUE 1 - Ce devait être une rencontre sans histoire. Le déplacement du Paris Saint-Germain à La Meinau, où il a été tenu en échec par Strasbourg ce vendredi soir (3-3) dans le cadre de la 35e journée, a pourtant remis en exergue les symptômes qui ont gâché la saison parisienne. Une semaine après un 10e titre qui n'a, sans surprise, rien changé.
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Mauricio Pochettino avait deux possibilités. La première ? Aligner son onze habituel à Strasbourg, ce vendredi en ouverture de la 35e journée de championnat, et profiter de ce premier match sans enjeu pour tenter de bâtir pour l'avenir, même si un énième grand ménage est programmé cet été. La deuxième ? Remanier l'équipe, et offrir un peu de temps de jeu aux jeunes qui, jusqu'ici, n'ont pas eu grand-chose pour se faire les dents.
Dans une volonté de "respecter l'adversaire" et de "rester professionnel" jusqu'au bout, comme il l'a confié après coup sur Prime Video, l'entraîneur argentin a choisi la première option. Qu'importe si son avenir est redevenu extrêmement flou, 24 heures après des propos qui semblaient l'éclaircir et sur lesquels il est finalement revenu, l'ancien manager des Spurs a abordé ce match comme les précédents. Pour buter sur les mêmes limites.
L'idée était plutôt bonne, puisque Strasbourg a le public et les idées d'une équipe européenne. Elle avait aussi bien travaillé son sujet. Au micro du diffuseur, Julien Stéphan a révélé qu'il avait demandé à ses joueurs d'attaquer la profondeur. C'est ce qui a permis à Gameiro d'inscrire le but le plus rapide de la saison, en profitant de deux erreurs techniques de joueurs que l'on avait vus plonger lors du huitième de finale retour de Ligue des champions, à savoir Presnel Kimpembe et Gianluigi Donnarumma.
Les gestes de Marquinhos, les nerfs de Kimpembe...
La suite ne fut qu'une succession de maux dont le PSG n'a pu se défaire tout au long de cet exercice. Une ultra-dépendance à Kylian Mbappé, de nouveau double-buteur puis passeur, bien aidé il est vrai par un Neymar qui remonte doucement la pente. Puis Paris a encore flanché à un moment où il semblait maîtriser le match. Un but de Marco Verratti contre-son-camp sur corner, un stade hostile qui pousse et des images bien connues : on a vu le capitaine Marquinhos faire de grands gestes pour demander à ses coéquipiers de rester calme, Kylian Mbappé exprimer une forme de dépit, Mauricio Pochettino rester figé sans une forme d'impuissance.
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Mêmes effets, mêmes conséquences. Le champion de France s'est laissé submerger, concédant l'égalisation (3-3) dans le temps additionnel et flirtant avec le K.-O. dans la foulée. Le club de la capitale, champion sous tension la semaine dernière, a bouclé la rencontre sur les nerfs. Presnel Kimpembe a perdu son calme et récolté un avertissement pour contestation. Gianluigi Donnarumma a lui aussi hérité d'un carton jaune après avoir tenté de gagner du temps, sur un six mètres, pour donner de l'air à un bateau tout près de se noyer dans un verre d'eau... Éternel recommencement.
"Nous sommes champions mais il y a encore des problèmes", a admis Pochettino sur Prime Vidéo après la rencontre. Sans pouvoir encore les justifier : "On est déçu parce qu'on a fait un très bon match. Sauf les quinze premières minutes. Je pense que nous méritions les trois points. On fait une erreur sur laquelle on concède le deuxième but. Et après le troisième...".
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Si l'idée était d'esquisser un renouveau, c'est raté. Peut-être parce que rien ne pourra changer d'ici l'été, après le potentiel départ de Kylian Mbappé qui, lui, a déjà semblé se projeter sur la suite, à Paris ou ailleurs : "Il y a eu un creux dans les 10-15 dernières minutes, a-t-il souligné en zone mixte. Mais je pense que ce n'est plus le moment d'expliquer les choses."
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