Le pire et le meilleur en moins de dix jours. Dimanche dernier, la VAR a été essentielle au bon déroulement du choc ayant opposé l'Olympique de Marseille au Paris Saint Germain (0-0), en entraînant l'annulation de deux buts pour des positions de hors-jeu peu évidentes, et en conduisant M. Bastien à revoir son jugement pour finalement exclure, à raison, le latéral parisien Achraf Hakimi.
Tout ne fut pas aussi limpide un peu plus d'une semaine plus tôt, lors de PSG - Angers, où au moins un but du vice-champion de France a été entaché d'une erreur manifeste. Lors d'une rencontre avec les journalistes organisée au siège de la FFF, la direction technique de l'arbitrage (DTA) a détaillé, avec précision, les raisons de ce(s) couac(s), l'égalisation parisienne ayant elle aussi découlé d'une situation litigieuse. Explications.

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  • Que s'est-il passé ?
69e minute. Mené, Paris obtient un corner dont se charge Kylian Mbappé, côté droit. La tentative ne donne rien mais après un dégagement angevin, le ballon est récupéré par le milieu parisien et immédiatement transmis à l'international tricolore. Le buteur contrôle, fixe et centre pour Danilo, qui égalise de la tête.

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  • Pourquoi Angers s'est senti lésé ?
Pour une suspicion de position de hors-jeu de Kylian Mbappé. "Mon technicien vidéo a trouvé un angle dans lequel on voit que Mbappé est hors-jeu", assurera Gérald Baticle, l'entraîneur du SCO, après la rencontre.
  • Pourquoi cela n'a pas été corrigé ?
Pour une raison simple : l'assistance vidéo n'a pas été en mesure de juger la position de l'attaquant au moment de la suspicion de hors-jeu, comme elle le fait sur toutes les actions débouchant pour un but. En tout cas... quand les images le lui permettent.
Car sur cette action en particulier, la VAR a immédiatement signalé le besoin de vérifier la position de Mbappé. Problème, aucun des nombreux flux d'images mis à sa disposition n'a permis de définir si elle était licite ou non. L'attaquant n'est tout simplement pas visible. Il est dans un angle mort, la réalisation ayant mobilisé toutes ses caméras pour suivre l'action au plus près.

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Seule une caméra axiale, située derrière le but angevin, permet d'apercevoir le Parisien. "Mais il n'y a que les caméras de côté avec lesquelles on peut placer des lignes, technologiquement", souligne la DTA. La décision du juge de ligne a donc été validée. Et le but accordé.
  • Comment éviter cela à l'avenir ?
Difficile de trouver une solution infaillible, puisqu'elle nécessiterait d'avoir encore plus de caméras. Ce qui ne dépend pas de l'arbitrage. "Ça débouche sur un travail de communication de notre part. Il arrive que sur d'autres situations, comme sur l'évaluation d'un éventuel penalty, il n'y ait pas le bon angle, précise le directeur de l'arbitrage, Pascal Garibian. Nous, on travaille comme on veut et en indépendance avec les flux. Mais ces flux, on ne les crée pas."

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  • Que s'est-il passé ?
86e minute. Lancé en profondeur sur l'aile gauche, Kylian Mbappé centre. Mauro Icardi reprend de la tête. Le ballon est dévié par la main de Pierrick Capelle avant d'être capté par Paul Bernardoni. Après visionnage des images par l'arbitre de la rencontre, M. Dechepy, un penalty est accordé au PSG.

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  • Pourquoi Angers s'est senti lésé ?
Parce que le SCO estime qu'une faute de Mauro Icardi sur Romain Thomas, juste avant que l'Argentin reprenne le ballon de la tête, n'a pas été sifflée. "Visiblement, la VAR a été en capacité de voir la main, mais pas la faute sur mon défenseur au départ de l'action", a détaillé Gérald Baticle.
  • Pourquoi cela n'a pas été corrigé ?
Pour un oubli. Passée inaperçue aux yeux de l'arbitre central, la main de Capelle a immédiatement été détectée par la VAR. Jérémie Pignard, l'arbitre assistant vidéo, entre en communication avec M. Depechy pour lui signaler cette infraction. Et lui indique que "l'APP" va être visionnée avant de lui permettre de visionner les images pour revenir, ou non, sur sa décision.
L'APP, c'est "l'attacking possession phase". Autrement dit, toute l'action. Elle est défrichée avant chaque réalisation ou situation de penalty. Sur ce cas précis, le VAR a détecté, en direct, trois situations à analyser : le potentiel hors-jeu de Mbappé au départ de l'action, la potentielle faute d'Icardi sur Thomas et, enfin, la potentielle main de Capelle.

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Mais dans le feu de l'action, seule la main du défenseur angevin et la position de l'attaquant parisien au départ sont analysées. Pris dans un effet de tunnel et dans l'agitation de la fin de match, l'assistant omet de vérifier le duel entre Icardi et Thomas.
Ayant constaté à la vidéo, de lui-même, l'intervention illicite de Capelle, l'arbitre central demande à son assistant VAR si l'APP a bien été vérifiée. "C'est vérifié, il n'y a pas de hors-jeu", lui répond-on. M. Depechy prend sa décision : "Ok, je reprends par penalty avec avertissement à M. Capelle."
  • Comment éviter cela à l'avenir ?
En affinant le processus de visionnage, et la communication entre les assistants vidéo. Mais là aussi, le risque zéro n'existe pas. L'erreur est humaine : "Dans une action comme celle-ci, on passe à côté parce qu'il y a trois situations à vérifier et on entre dans un tunnel", souligne la DTA.
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