Ce n'était pas un samedi de réconciliation à Décines. Face à son public, l'OL a fait le boulot sur le terrain, en étrillant Montpellier pour espérer conserver ses chances de qualification européenne la saison prochaine. Mais ce festival offensif (5-2) n'a pas suffi à rabibocher les Rhodaniens avec leurs supporters. Bien au contraire même. Les Gones ont subi les sifflets une large partie de la rencontre, en partie Karl Toko Ekambi. L'attaquant camerounais a été pris pour cible par une partie des tribunes tout l'après-midi, subissant huées et insultes.
L'ambiance tendue, voire franchement hostile, puise ses racines depuis le début de la saison avec des incidents en pagaille, que ce soit contre l'OM en Ligue 1 ou le Paris FC en Coupe de France. Elle a fini par excéder le président de l'Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas. Face au doigt pointé pour sa bouche par son joueur comme pour signifier aux travées de se taire, le dirigeant des Gones se veut compréhensif. Beaucoup moins face à la réaction d'une frange de son public.
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"C'est vrai que Karl peut peut-être éviter d'avoir cette réaction, mais il faut se mettre à sa place, a-t-il réagi au micro d'Amazon Prime Vidéo. On vit un cauchemar depuis quelque temps à Lyon. On n'est pas au classement là où on devrait l'être, mais on a encore une chance de pouvoir l'être. Les supporters, en s’en prenant aux joueurs, créent une relation de tension qui devient insupportable."
"Le football, ce n'est pas cela"
Mais Aulas ne s'est pas arrêté là. Un peu plus tard en zone mixte, et alors que des supporters ont tenté de faire irruption dans le vestiaire lyonnais, "JMA" s'est un plus encore épanché sur ses états d'âme, entre incrédulité et impuissance. Le président lyonnais l'assure, ce samedi, il se sent "très triste". "La réaction d'une petite partie du public est regrettable. Je suis intervenu au micro pour dire d'arrêter d'insulter les joueurs. Les supporters engagent des frais pour venir mais cela ne donne pas tous les droits."
Véritable spleen ? Marchandage pour apaiser la colère ambiante ? Jean-Michel Aulas n'hésite plus désormais à mettre en doute ouvertement sa place dans l'organigramme de l'OL. A 73 ans, l'homme d'affaires historique lyonnais ouvre grand la porte à un départ. "On a franchi une situation qui, pour moi, n'est pas acceptable. Si cela devait perdurer, je préférerais m'en aller. Le football, ce n'est pas cela."
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