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Lyon - Toulouse (L1, 10e journée) : Peter Bosz (OL) n'aurait (vraiment) plus d'excuse
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Publié 06/10/2022 à 23:12 GMT+2
LIGUE 1 – C'est peu de dire que Lyon est sous pression maximale après quatre défaites consécutives en championnat et avant de recevoir Toulouse vendredi (21h00), en ouverture de la 10e journée. En particulier Peter Bosz. L'entraîneur des Gones pouvait éventuellement bénéficier de circonstances atténuantes dans cette spirale infernale. Ce ne sera plus le cas face au TFC.
Peter Bosz, l'entraîneur de l'OL, lors du match face au PSG
Crédit: Getty Images
C'était il y a un mois. Lyon était encore invaincu en championnat et venait de passer un carton à Angers (5-0). Il était au pied du podium de la L1 avec quatre victoires et un nul. Il ne pointait qu'à trois longueurs du duo de tête formé par le PSG et l'OM, avec un match de plus à disputer. Il pouvait y avoir certaines choses à redire sur la qualité de jeu de la formation de Peter Bosz, mais pas sur son bilan comptable. Après un mois de championnat, les Gones avaient crédibilisé leur objectif de retrouver la Ligue des champions. Un mois plus tard, ce crédit a été sérieusement entamé.
Lyon a connu quatre défaites sur cette période. Une telle série ne lui était plus arrivée depuis plus de vingt ans en championnat. L'OL se retrouve relégué à la 7e place du classement mais, surtout, à neuf points du podium. La situation n'est pas forcément désespérée mais elle est grave. Surtout pour un entraîneur qui n'avait déjà pas convaincu sur ses résultats de la saison passée. Bosz est sous pression maximale et il le sait. "Si je suis fragilisé ? C’est sûr, pas de problème, a-t-il reconnu mercredi. Mais une partie de mon job c’est la communication. La seule réponse à apporter c’est de gagner."
Faible avec les forts, fort avec les faibles ?
C'est forcément très difficile de justifier quatre défaites consécutives en Ligue 1 pour un club comme Lyon, même si l'OL brille surtout par son inconstance ces dernières années. Certes, il a eu à faire à de drôles de clients sur le mois écoulé. Dans le lot, il y avait le PSG, le grand favori pour le titre, et Monaco, un candidat sérieux au podium. Il y avait aussi les deux sensations de ce début de saison, Lorient et Lens. Mais au-delà des résultats insuffisants, c'est aussi dans le jeu que Lyon n'a pas su rivaliser avec ces équipes. Et si son calendrier n'était pas évident, l'OL a d'abord échoué sur son niveau de performance.
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Lorient - Lyon / Ligue 1
Crédit: Getty Images
Toulouse ne rentre pas dans la même catégorie d'adversaires. Le promu réalise un début de saison honorable à l'image de sa 12e place au classement, mais il a affiché des limites légitimes pour un club encore en phase d'adaptation au niveau de l'élite. L'OL doit cependant se méfier d'une équipe en regain de forme après deux victoires sur ces trois dernières sorties. Il ne pourra pas se cacher pour autant en cas de nouveau revers. C'est déjà très problématique pour les Gones d'être aussi faibles face aux forts. S'ils ne parviennent plus à être forts face aux faibles, cela deviendra inacceptable.
Les absences ne seront plus une excuse
L'opposition relevée pouvait éventuellement être une circonstance atténuante ces dernières semaines. Il y avait aussi les absences. Surtout à Lens, où Bosz a dû composer sans deux titulaires en défense (Malo Gusto et Castello Lukeba), un au milieu (Corentin Tolisso) et deux cartouches offensives qu'il utilise d'entrée de match ou en sortie de banc (Moussa Dembélé et Romain Faivre). Il n'aura plus ce problème contre Toulouse. "Sur les 5 absents à Lens, 4 s’entrainaient avec nous aujourd’hui, disait-il mercredi. Il n’y avait que Romain Faivre qui n’était pas là."
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Peter Bosz (Entraineur de Lyon) : AS Monaco vs Olympique Lyonnais - Ligue 1 Uber Eats - Monaco - 11/09/2022
Crédit: Imago
S'il y a des doutes concernant la présence de Maxence Caqueret et Houssem Aouar, Bosz pourra tout de même s'appuyer sur un groupe plus fourni qui lui donnera davantage d'options. C'est nécessaire. Car l'OL a affiché des limites inquiétantes dans le jeu à Bollaert avec seulement quatre tirs adressés sur le but nordiste, et aucun cadré. Qu'il s'agisse des hommes ou du système, la question du changement se pose forcément. "C’est possible de changer complètement de système mais en changeant tout maintenant, cela veut dire que tu n’as fait que des bêtises avant", a avancé l'entraîneur lyonnais.
La porte en cas de défaite ?
Bosz est franchement du genre à mourir avec ses idées, même les plus discutables comme celle d'installer Thiago Mendes en défense centrale. Son sort aurait pu être scellé depuis longtemps entre les résultats décevants de la saison passée et la série catastrophique que l'OL traverse actuellement. Le contexte du rachat du club, prévu pour le 21 octobre, lui a peut-être permis de gagner un peu de temps avec une direction occupée sur d'autres fronts. Mais sur le terrain, Lyon ne peut plus se permettre de perdre des points.
Que Bosz puisse survivre à une cinquième défaite de rang paraît inimaginable. Surtout si elle intervient dans son stade, devant un public qui n'attend qu'une victoire face à un adversaire supposé dans ses cordes. Et même si Jean-Michel Aulas continue de prôner la patience avec son coach. En cas de nouveau revers face à Toulouse, il risque fort de se retrouver à court d'arguments pour défendre le maintien du technicien néerlandais sur le banc des Gones.
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