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Barcelone - PSG : Paris croit en l'impossible
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Publié 10/04/2013 à 00:33 GMT+2
Le PSG fait face à l'un des plus grands défis de son histoire. Après le nul de l'aller (2-2), le club de la capitale va tenter de renverser le Barça sur ses terres pour intégrer le dernier carré de la Ligue des champions.
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Le quart de finale retour de Ligue des champions entre le FC Barcelone et le Paris Saint-Germain a d'ores et déjà fait un malheureux. Il s'appelle Blaise Matuidi. A cause d'un avertissement de trop, ses trois poumons et lui ne pourront gambader sur la pelouse du Camp Nou, mercredi soir. Cruel alors que l’international français est celui par qui l'espoir est (re)venu au Parc des Princes la semaine dernière. Son but inscrit à la toute dernière minute d'un premier acte haletant (2-2) a redonné de l’air au club de la capitale et une forme d'élan que le penalty transformé par Xavi avait momentanément coupé.
Mercredi soir au Camp Nou, il en faudra du souffle pour venir à bout de l'ogre catalan, qui n'a plus perdu en coupe d'Europe sur ses terres depuis octobre 2009. Depuis, l'Inter et Chelsea sont bien venus à bout du Barça - en 2010 et 2012 - mais aucune de ces équipes n'a réussi à gagner sur le pré catalan. Ce que le PSG est quasiment condamné à faire. A défaut, il faudra tenir tête à Xavi et ses copains, en marquant au moins deux fois pour avoir droit à une prolongation. Et trois fois pour retrouver les demi-finales de la Ligue des champions, dix-huit ans après la première et dernière apparition du PSG à ce stade de la compétition.
Messi or not Messi ?
Si les statistiques ne parlent pas en leur faveur (25% de chance de se qualifier), Carlo Ancelotti et ses hommes arrivent au Camp Nou avec la certitude de pouvoir tenir tête au Barça. A l'aller, ils l'ont fait durant le tiers du match. Reste à être capable de répéter l'effort et de l'allonger sur la durée. Sur quatre-vingt-dix minutes au minimum. Disons même quatre-vingt-treize ou quatre-vingt-quatorze. On n'est jamais trop prudent. D'autant qu'il ne faut pas trente-six opportunités au club catalan pour trouver la faille. Paris l'a appris à ses dépens lors du match aller. Le Barça n’avait eu besoin que d’un petit trou dans l'arrière-garde parisienne. Daniel Aves avait ainsi permis à Lionel Messi d’inscrire son 59e but en Ligue des champions.
Le soixantième, ce sera pour mercredi. Ou pour plus tard. Parce que l'Argentin n'a joué qu'une moitié de match au Parc des Princes, trahi par une déchirure à la cuisse. Depuis, le club catalan livre un combat contre-la-montre et prie pour que la nature, déjà généreuse avec son numéro 10, le soit encore un peu plus et lui offre l'opportunité de prendre place au cœur de l'attaque barcelonaise dès le coup d’envoi. Même si ce dernier s’est entraîné à la veille de la rencontre avec ses partenaires, cela semble hautement improbable. D’un autre côté, avec Messi, on en a vu d'autres. Et des plus exceptionnelles.
Zlatan Ibrahimovic, lui, sera bien là au coup d'envoi. Avec Thiago Silva et Thiago Motta, s'il sont jugés bon pour le service, le Suédois devra montrer la voie à ses petits copains qui sont moins ou pas du tout habitués à ces rendez-vous européens. Pour Ibra, qui est déjà revenu à Barcelone depuis sa morne saison passée sous le maillot blaugrana, cela aurait un goût savoureux. Celui de la revanche. Pour le PSG, cela aurait simplement celui de la grandeur.
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