Premier League - Deux cadors, deux aspirants, deux revanchards et un Loco : saison bouillante en vue

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PREMIER LEAGUE – La saison 2020/2021, qui s'ouvre samedi avec un derby Fulham - Arsenal, promet énormément. Comme toujours en Premier League, il y a plus de prétendants qu'il n'y a de place au banquet. Des Reds aux Blues, en passant les deux clubs Manchester, il y aura des heureux, beaucoup de déçus. Et une curiosité : Marcelo Bielsa, déjà une idole à Leeds.

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L'Angleterre y a cru. Manchester en a rêvé. Et puis la réalité a rattrapé tout ce petit monde : Lionel Messi a décidé de rester à Barcelone. Le sextuple Ballon d’Or ne foulera pas les pelouses de Premier League cette année. Le championnat d'Angleterre, édition 2020/2021, pourra se consoler avec un autre Argentin qui inscrit moins de buts que La Pulga mais marque tout autant les esprits que lui : Marcelo Bielsa, dernier manager de renom à découvrir la Premier League. Celle d’après qui, comme celle d’avant, reste le championnat où il fait bon s’asseoir sur le bancs. Aucune ligue n'est mieux pourvue qu’elle en terme de cerveaux. Prenez la ville de Liverpool, où cohabitent Jurgen Klopp et Carlo Ancelotti et vous avez une idée de la densité de neurones qui peuplent la Perfide Albion.
Klopp, justement. Avec les Reds, il aura évidemment la pancarte dans le dos, cette saison. Après deux exercices à 196 glanés points en cumulé et, évidemment, ce premier titre tant espéré, tant attendu depuis trente ans, Liverpool n'a pas envie de baisser pavillon et ne s'estime absolument pas repu. Si le mercato a été calme jusqu'ici au rayon arrivées - en attendant peut-être Thiago Alcantara -, les Reds ont conservé les mêmes forces. Reste à garder la même énergie une troisième saison de suite. Pas une mince affaire.
Patron du Royaume en 2018 et 2019, Manchester City s'est essoufflé la saison dernière, laissant les Reds mener un cavalier seul. 2020/2021 ressemble à un tournant pour Pep Guardiola et les siens. Parce que le Catalan a une nouvelle fois connu l'échec en Coupe d'Europe (coucou Lyon), parce que Messi n'est pas venu, parce que David Silva est parti, parce qu’il est est, comme Aguero, en fin de contrat. On n'ira pas jusqu'à parler de quitte ou double pour les Citizens. Mais le décor a quelque peu changé, avec les arrivées de Nathan Aké ou Ferran Torres. Et les attentes ne sont pas moins élevées qu'avant.

Chelsea, la curiosité

A United, aussi, quelque chose a changé. Le "restart" a ressemblé à un reset pour une équipe qui ne ressemblait plus à grand-chose et qui a fini par se réinventer au printemps. Dans le sillage de Bruno Fernandes, recrue dont l'apport va au-delà des espérances les plus folles, avec un Paul Pogba qui n'a plus envie de partir et le prouve sur le terrain, avec une attaque et une jeunesse dont les promesses n'ont d'égales que leur talent, United est revenu sur la carte et retrouvera la Ligue des champions cette saison. De là à contester Liverpool pour la suprématie nationale et City pour la suprématie locale, il n'y a qu'un pas que l'on ne franchira. Pas tout de suite en tout cas. Mais Ole-Gunnar Soljskaer et ses hommes, dont Donny von de Beek, auront leur mot à dire, assurément.
Liverpool, Manchester City et Manchester United, ça ressemble à s'y méprendre à un Top 3. Top 3 à quatre prétendants si l'on y regarde de plus près. Chelsea, qui a été forcé de laisser passer son tour l'été dernier et a relancé un cycle avec Frank Lampard et ses jeunes, a remis la main au portefeuille cet été et n'a pas lésiné sur ses moyens. Hakim Ziyech, Timo Werner, Ben Chilwell, Thiago Silva, Malang Sarr et, last but not least, Kai Havertz sont pour le moment arrivés cet été. Les Blues présentent l'effectif le plus sexy de Premier League. Peut-être encore un peu tendre pour les affres et les combats du Royaume. Mais l'avenir tend les bras à Chelsea.
L'avenir, depuis plusieurs années et ne lui en déplaise, semble tourner le dos à José Mourinho. Le Portugais, arrivé en cours de saison dernière, est devenu plus normal que special. Il n’est pas complètement parvenu à redresser Tottenham. Le club a terminé au sixième rang, alors qu'il fréquentait le Top 4 depuis 2016 et sortait d'une saison couronnée par une finale de Ligue des champions. Est-il l'homme qui peut faire gagner les Spurs ? Mikel Arteta est-il celui qui peut relancer Arsenal, en dégringolade régulière ? Huitième en 2019/2020, son pire classement depuis un quart de siècle, le club du nord de la capitale est en souffrance et ne parait pas forcément plus armé pour parvenir à reprendre de la hauteur par le biais d’une compétition aussi exigeante que la Premier League. Certes, Arsenal a gagné la Cup et le Charity Shield et pourra notamment compter sur l’expérience de Willian. Suffisant pour aller plus haut ? Loin d'être acquis. Quid d'Everton ? Ancelotti est passé en mode bâtisseur, et pourra compter sur un certain James Rodriguez cette saison.
Marcelo Bielsa, on y revient, regardera de loin la lutte sur les hauteurs de la Premier League. Avec Leeds, qu'il a sorti de l'antichambre de l'élite et dont il est devenu une idole populaire absolue (comme partout où il passe), il visera le maintien. Déjà. Mais avec style. Comme toujours. L’ancien entraineur de l’Olympique de Marseille sera l'attraction numéro 1 d'un championnat qui n'en manque pas. Et qui, finalement, devrait pouvoir se passer de Lionel Messi. Avant de retenter le coup l'été prochain ?
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