Isack Hadjar chez Red Bull en 2026 : pourquoi c'est le bon moment pour se mesurer à Max Verstappen

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Au tour d'Isack Hadjar. La promotion du Français chez Red Bull à partir de 2026 a été officialisée ce mardi. Le voici face à un défi immense : soutenir la comparaison avec Max Verstappen, meilleur pilote du monde, dans une écurie qui a lessivé nombre de coéquipiers. Mais pour le talent tricolore, le timing et le contexte diffèrent. Et ça change déjà beaucoup de choses.

Avec Verstappen chez Red Bull en 2026 : "Hadjar ne se voile pas la face"

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Certains, y compris parmi ceux qui lui souhaitent le meilleur, avaient fini par espérer qu'Isack Hadjar ne soit jamais promu. Mais rien n'est plus fort que le sens de l'histoire : comme on le pressentait depuis plusieurs mois, le Français, auteur d'une première saison très consistante en F1 avec Racing Bulls, accompagnera bien Max Verstappen chez Red Bull la saison prochaine.
Voilà le pilote tricolore face à ce qui constitue, très probablement, le défi le plus difficile de ce sport actuellement, et qu'aucun de ses prédécesseurs n'a véritablement su relever de manière durable. Hadjar a hérité du "baquet maudit", où tous ceux qui s'y sont aventurés ont fini lassés, épuisés, lessivés par cette drôle de machine qu'est l'écurie Red Bull. Et pourtant.
Le Parisien, lui, a de bonnes raisons d'espérer que son sort différera de celui qui a fini par condamner Pierre Gasly, Alexander Albon, Sergio Pérez ou, plus récemment, Liam Lawson et Yuki Tsunoda. "Ce sont des pilotes de qualité qui se sont retrouvés aux côtés de Max et qui se sont fait battre, notait le Tricolore lors d'une interview accordée à l'AFP il y a quelques jours. Ça met le doute, surtout quand on voit l'écart de performance entre les deux voitures, qui est énorme. C'est difficile à comprendre. Mais à partir de 2026, on part d'une feuille blanche."

Mekies et le règlement 2026 pour partir du bon pied

"Timing is everything", ont cessé de nous répéter les différents acteurs que nous avons interrogés à ce sujet. Tous estiment que le vaste changement de réglementation qui sera opéré dès 2026 constitue une opportunité unique pour Hadjar. "C'est une situation totalement différente de ce que les autres ont vécu dernièrement, nous confiait Sébastien Buemi, pilote d'essais de Red Bull, il y a quelques mois. L'année prochaine, tout change : le championnat, les voitures, leur comportement, les règlements. Ça peut potentiellement être une bonne chose."
Bien sûr, pas question d'imaginer que la prochaine génération de monoplaces mette Verstappen en difficulté, comme l'a fait l'actuelle avec Lewis Hamilton. Le Néerlandais est une référence absolue et le sera encore en 2026. Mais le quadruple champion du monde partira sans doute avec un peu moins d'avance qu'il n'avait eue ces dernières années. "Il n'y aura pas encore eu l'effet Verstappen sur la voiture", a souligné Hadjar.
D'autant que la galaxie Red Bull a considérablement changé ces derniers mois. Le meilleur pilote du monde y est toujours le centre des attentions mais les habitudes de travail, elles, ont changé sous l'impulsion d'un autre Français, Laurent Mekies. "Il a toutes les facettes, observait Buemi, qui a côtoyé le dirigeant plusieurs saisons chez Toro Rosso. Il a été ingénieur, a eu différents rôles dans des écuries de pointe, a bossé à la FIA... il a une grande vision de ce qui fait la performance et de ce qui fait une grande équipe. Et il a l'habitude de travailler avec les jeunes pilotes. Sur le papier, les planètes semblent s'aligner."
En interne, beaucoup admettent - y compris Verstappen - que le management du patron tricolore a fédéré. Et que ses connaissances techniques tranchent sérieusement avec son prédécesseur, Christian Horner. "Il est conscient du problème de la deuxième voiture, observait Guillaume Le Goff, manager d'Hadjar, au début du mandat de Mekies. Je vois bien qu'il essaie de trouver d'autres solutions, des solutions qui n'ont pas forcément été apportées jusque-là."
De toute façon, on ne sera jamais assez prêt face à Max
Reste un élément de taille qui, lui, ne changera pas de sitôt : la présence de Verstappen. Le Néerlandais évolue à un tel niveau de constance et de performance qu'il génère une pression extrêmement difficile à supporter. "De toute façon, on ne sera jamais assez prêt face à Max, estimait Hadjar il y a quelques jours. Donc autant y aller maintenant."
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"On ne peut pas faire de la Formule 1 à un tel niveau de romantisme"

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Le Parisien ne s'estime pas en mesure de battre le quadruple champion du monde pour le moment. "Il est meilleur dans tous les domaines, a-t-il étayé. Il pilote mieux, il fait moins d'erreurs, il a aussi plus d'expérience. Il est chez lui, dans son équipe, donc non, pour l'instant, ce n'est pas possible." Une bonne partie de son hiver sera sans doute consacrée à la préparation mentale pour appréhender, au mieux, ce défi dans le défi.
Pour cela, il pourra compter sur Guillaume Le Goff, qui avait déjà accompagné Gasly lors de sa promotion. "Il faut aussi se préparer au changement de taille de l'équipe, nous expliquait le manager l'été dernier. Passer de Racing Bulls à Red Bull, c'est comme passer d'une PME à un groupe du CAC 40. C'est une autre dimension." Mais puisque le talent d'Hadjar est grand...
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