La note : 2/5

Une course jouée avant le départ sur une procédure réglementaire, c'est dommage et surtout pas ce que les fans ont envie de voir. Valtteri Bottas (Mercedes) propulsé en tête sur un coup de dés, Max Verstappen (Red Bull) brillant deuxième sans que l'on saisisse la portée de sa performance, Sergio Pérez (Racing Point) arrivé au pied du podium grâce à un overcut, Esteban Ocon sacrifié par Renault… ce Grand Prix de Russie a eu bien du mal à rebondir sur de vrais faits de course.

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27/09/2020 À 17:58

Le vainqueur : Valtteri Bottas (Mercedes)

Dans une pirouette devant les médias, il n'avait pas manqué de souligner samedi que la troisième place sur la grille lui rappelait la position de départ qui lui avait valu la victoire en 2017. Cette fois, le récital fut moins grandiose, mais il ne faut pas négliger le fait qu'il a effacé Max Verstappen (Red Bull) dès le départ.

Sevré de victoire depuis l'ouverture de la saison à Spielberg, il nous a refait la spéciale dans le tour d'honneur en s'exclamant à la radio : "Oui mon gars (à son ingénieur de course), c'est dans la poche ! Oui ! Une fois encore, c'est le bon moment pour remercier mes détracteurs, et ceux que ça pourraient concerner... Allez vous faire foutre !"

Pas de doute, il était là pour en profiter un maximum, avant le retour à la normale que ne manquera pas d'imposer son coéquipier, bientôt. Alors quand Pierre Gasly (AlphaTauri) s'est aventuré à lui ravir le meilleur tour en course, au 51e tour, sa réponse a été cinglante. Parce qu'un point, ça peut compter en bout de Championnat du monde. Toujours n°2 mondial, il compte 33 points d'avance sur Max Verstappen (Red Bull). Pas de quoi se sentir en sécurité.

Le pénalisé : Lewis Hamilton (Mercedes)

Pour une question de confort, il a voulu tester le grip de la piste ailleurs qu'à l'endroit tout désigné, en bout de pitlane. Car le bitume, chargé en gommes, ne ressemblait pas à ce qui l'attendait sur la grille. Il a respecté la procédure en demandant à son équipe si c'était bien autorisé de le faire en bout de voie d'accélération. Cette erreur, que son équipe a endossé, lui a peut-être coûté sa 91e victoire en F1. Heureusement, les 2 points de super-licence qui lui ont été retiré un temps lui ont été restitués.

Le roi de la boulette : Carlos Sainz (McLaren)

L'Espagnol s'est empressé de couper au virage n°2, persuadé de ne pas perde de place. Il s'est envoyé tout seul dans le mur. Le plus gros fail de la saison, de loin.

Le roi du départ : Kevin Magnussen (Haas)

Il ne lui reste plus que ça, mais il sait décidément bien le faire. 18e sur la grille, le Danois a récupéré neuf places dans le 1er tour.

Radio gaga : Ferrari

Il est d'usage qu'un ingénieur de course donne à son pilote, dans le tour d'honneur, le classement final et des informations essentielles qu'il ne connaîtrait pas, histoire de lui permettre de préparer son intervention devant micros et caméras. On a donc été surpris de constater que Charles Leclerc ne savait pas qu'il avait terminé sixième.

Le flegmatique : Daniel Ricciardo (Renault)

"OK. Je vais aller plus vite." Pas perturbé plus que ça par sa pénalité reçue au 27e tour, l'Australien.

Le bonus : Max Verstappen (Red Bull)

Il a été porté aux nues tout le week-end et son équipe n'a pas surjoué l'effet. Après une qualification éblouissante (2e), il termine à 7"7 de Valtteri Bottas (Mercedes), qui n'a pas tellement relâché son effort. Le Batave est bien l'autre grand pilote de ce Mondial 2020.

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Le malus : Charles Leclerc (Ferrari)

Le Monégasque a envoyé Lance Stroll (Racing Point) dans le mur, et même s'il ne l'a pas fait exprès, ça méritait une pénalité en accord avec la sévérité qui a prévalu dimanche. Il n'a sûrement pas à se plaindre du jugement de Mika Salo, un ex-pilote de la Scuderia, qui a classé l'affaire sans suite.

Le co-recordman : Kimi Räikkönen (Alfa Romeo)

323e course en F1 pour Iceman. Autant que Rubens Barrichello. Sans surprise, ça ne l'a pas ému.

Le chiffre : 7

Mercedes reste la seule marque au palmarès du Grand Prix de Russie depuis l'entrée de l'épreuve à l'agenda de la F1, en 2014. Sept victoires de suite sur un même circuit, c'est même un record pour un constructeur.

La déclaration : Valtteri Bottas (Mercedes)

"Ça ne me perturbe pas, mais je ne comprends pas les gens qui ont besoin de critiquer. Et des gens m'ont dit que je ne devrais pas me donner la peine, que je devrais laisser tomber. Mais tel que je suis, je ne ferai jamais ça. Je voulais juste leur envoyer mes meilleurs voeux. C'est sorti comme ça."

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