Pour une fois, Ferrari avait espéré que la réalité du vendredi soit aussi celle du samedi après-midi. Mais au cœur du sprint final d'une saison où pas grand-chose ne lui aura été favorable, la Scuderia a subi un nouveau camouflet lors de la qualification du Grand Prix de Turquie. Après avoir installé Charles Leclerc dans le Top 3 à chacune des séances d'essais, l'écurie italienne a finalement échoué en Q2.

Comble d'une situation où rien ne se passe comme prévu, le Monégasque a même été devancé par son coéquipier, Sebastian Vettel. Crédités des 12e et 14e temps, les Rouges s'élanceront en réalité de la 6e ligne, dimanche, profitant des sanctions infligées aux deux pilotes McLaren, Carlos Sainz et Lando Norris. Pas de quoi en tirer une réelle satisfaction, puisque cela ne permet en rien de justifier l'échec de la Scuderia.

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"Pour le moment, je n'ai aucune explication sur ce qui s'est passé, a justement expliqué Leclerc au micro de Sky Sports, après la séance. Je suis généralement optimiste, mais je ne comprends vraiment pas." Alors qu'il a lui-même assuré être devenu un "meilleur pilote" au cours d'une saison pas comme les autres, le faiseur de miracles monégasque n'a, cette fois-ci, pas trouvé la recette pour sauver les apparences.

Nous avons tout essayé

"Je n'ai peut-être pas été parfait, je l'avoue, a-t-il tout de même admis. Mais terminer six secondes derrière la Red Bull, je trouve ça inexplicable." Le leader de l'écurie italienne a même concédé 8"6 à Max Verstappen, auteur du deuxième temps en qualification, alors qu'il avait limité l'écart à 4 dixièmes vendredi, dans des conditions changeantes.

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Plus habitué que son voisin de box à ne pas passer le cut de la Q2 cette saison, Sebastian Vettel a lui trouvé la cause des problèmes de la Scuderia. Mais pas les solutions. "Si nous avions trouvé quatre ou cinq degrés supplémentaires pour mettre le pneu en température, je suis convaincu que la voiture se serait comportée différemment, a-t-il certifié, également au micro de Sky Sports. Mais nous avons tout essayé."

Finalement, le constat à tirer est peut-être similaire à celui que Mercedes a dressé pour justifier son surprenant échec. Comme la Flèche d'Argent, la SF1000 ne supporte pas ces conditions climatiques. Dimanche, il sera donc intéressant de voir quel plan de secours trouveront les deux écuries rivales.

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