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Grand Prix du Japon | Red Bull, sacré… contraste entre Max Verstappen et Sergio Pérez
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Publié 24/09/2023 à 15:27 GMT+2
Et de six. Red Bull s'est adjugé un nouveau titre "Constructeurs" dimanche au Grand Prix du Japon. L'écurie autrichienne a été sacrée dans le décor idéal pour mettre en exergue la réussite de son usine, et au bout d'un scénario qui reflète parfaitement sa saison. Avec un Max Verstappen ultra-dominant. Et un Sergio Pérez en très grande difficulté.
"Verstappen n'a pas besoin d'apprendre, il comprend tout directement" : Waché subjugué
Video credit: Eurosport
Il n'y a jamais de hasard en Formule 1. Et Red Bull ne pouvait pas être sacrée ailleurs qu'au Japon, et d'une autre manière. Ce sixième titre "Constructeurs" décroché dimanche à Suzuka a offert une photographie parfaite de ce que fut la saison de l'équipe de Milton Keynes, et de ce qu'elle sera encore, probablement, lors des six derniers rendez-vous de l'année.
Aucun autre tracé que le légendaire circuit nippon ne pouvait aussi bien mettre en exergue l'accomplissement suprême réalisé par la firme autrichienne, à savoir une RB19 qui restera parmi les monoplaces les plus dominantes de l'histoire. "La voiture a été plus forte cette année, à part à Singapour, a souligné Max Verstappen après sa victoire. C'est une année incroyable pour toutes les personnes impliquées et je suis très fier d'en faire partie, de travailler avec toutes ces personnes extraordinaires sur le circuit et à l'usine."
La manière avec laquelle la machine flanquée des Taureaux Rouges a avalé les esses, les Degner et le 130R, est une formidable manière de rendre compte du travail de l'ombre. "Celui de ces personnes que vous ne verrez pas sur le circuit mais qui travaillent dur pour s'assurer que nos voitures soient toujours performantes, qu'elles se développent et qu'elles soient préparées au mieux pour l'année suivante", a insisté le double champion du monde.
"La F1 est l'un des plus grands sports d'équipe au monde, a lui observé Christian Horner, patron de l'écurie. Selon moi, c'est le résultat de tous ces 22 départements différents, de toutes les fonctions d'appui, de tous les personnels derrière qui font des heures folles et des sacrifices pour produire ce genre de résultats. Tout le monde est investi dans une seule chose […] : produire une voiture compétitive et que les pilotes, et en particulier Max, ont été en mesure d'utiliser à bon escient."
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Pérez "pas assez aidé" par les ingénieurs de Red Bull
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Le dirigeant britannique aurait eu tort de mettre Verstappen et Pérez dans le même panier car ce titre est aussi et surtout le sien, en attendant celui des "Pilotes" dès le prochain rendez-vous au Qatar.
Souvent cette saison, et même toujours depuis le Grand Prix de Miami, le double champion du monde a donné l'impression de piloter une voiture différente de son coéquipier. "Tout a été bon aujourd'hui, l'équilibre, la traction et tout le reste, a observé le Néerlandais. Il n'y a eu aucun problème pendant la course, et je pense que cela résume bien le week-end."
400 points pour Verstappen, 223 pour Pérez
En revanche, cela ne résume en rien celui de Sergio Pérez, incapable de rivaliser ne serait-ce qu'un secteur avec son coéquipier, en qualification comme en course. Dimanche, le Mexicain a vécu un calvaire, un de plus, en tamponnant Lewis Hamilton puis Kevin Magnussen, en "coûtant cher en ailerons avant" comme l'a rappelé Horner en riant jaune, puis en étant renvoyé en piste pour servir de laboratoire.
Entre ses performances et celle du prodige batave, le contraste est de plus en plus marqué. Il l'est aussi au classement, puisque l'écart est désormais de 177 points. Un gouffre qui ferait presque oublier que "Checo" avait fait jeu égal avec le leader de Red Bull lors des premiers Grands Prix de la saison.
"La seule chose positive est qu'il n'ait pas eu de pénalité pour la prochaine course au Qatar", a résumé Horner auprès d'Autosport. Pas sûr que cela suffise à atténuer un autre contraste : celui entre un pilote sacré champion du monde pour la troisième fois et un coéquipier plus que jamais dans l'ombre.
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