La note : 3/5

Un 2/5 pour la course et un point de bonus pour cette ambiance dont on ne se lasse pas !

Le vainqueur : Max Verstappen (Red Bull)

Grand Prix du Mexique
Intouchable, Verstappen accentue encore son avance sur Hamilton
07/11/2021 À 20:45
Avec lui, une brèche devient une porte grande ouverte. Il a vu que c'était cadeau au départ avec Valtteri Bottas, il s'est donc laissé tracter par la Mercedes et l'affaire était réglée. "C'est ce qui a fait ma course, a-t-il déclaré. J'ai pu me concentrer sur moi-même et prendre de l'avance car on avait un très bon rythme. Ça a été une course assez simple."
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Neuf victoires en 18 courses et 19 points d'avance sur Lewis Hamilton, c'est indéniablement un rythme de champion.
Et mine de rien, il s'est fait encore une petite place à part dans l'histoire de la course avec cette troisième victoire-record à Mexico, une de plus que Jim Clark, Alain Prost, Nigel Mansell et Lewis Hamilton.

Le battu : Lewis Hamilton (Mercedes)

Le Britannique doit s'en vouloir d'avoir laissé échapper la pole position (pour 0"145 quand même), car il aurait aimer écrire une histoire différente. Même si son patron Toto Wolff n'en a pas fait mystère : s'il était sorti du virage n°1 en tête, il aurait fini par s'incliner tant la Red Bull n°33 était au-dessus du lot.
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Le coéquipier fantôme : Valtteri Bottas (Mercedes)

C'est gênant, c'est comme s'il avait roulé pour Max Verstappen (Red Bull) au départ. Sans esquisser la moindre manœuvre de blocage comme n'importe quel réflexe de défense l'aurait commandé.
En fin de course, il lui restait quand même un peu de niaque, c'est pour ça qu'il a mené une petite guerre au Batave. Le temps de voir fleurir les drapeaux bleus l'enjoignant d'arrêter son petit numéro. Il est quand même allé chercher le meilleur tour pour priver le vainqueur d'un point supplémentaire sans en profiter personnellement. Compréhensible sur la forme, toujours antisportif sur le fond même s'il n'est pas le premier à le faire.
Incapable de se défaire de Daniel Ricciardo (McLaren), il a encore montré ses limites. Comme l'avait dit assez maladroitement son patron Toto Wolff, il n'est pas du calibre de Lewis Hamilton mais il fera une très bonne recrue pour Alfa Romeo. Vivement 2022...

Le héros : Sergio Pérez (Red Bull)

La journée des premières : en alignant trois podiums, "Checo" est enfin devenu le premier Mexicain à monter sur le podium d'un Grand Prix à domicile. Acclamé à la moindre de ses apparitions pendant trois jours, il a été fêté comme un champion du monde, et même porté en triomphe, ce à quoi Lewis Hamilton n'avait pas eu droit le jour de son sacre, en 2017 et 2018.
En même temps, ça en dit malheureusement long sur ses ambitions et la trace qu'il veut laisser en Formule 1, le jour où son coéquipier a fait une démonstration pour se rapprocher du titre.
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La grosse perf : Pierre Gasly (AlphaTauri)

D'une solidité et d'une constance à toute épreuve dès lors que sa machine lui en donne la possibilité. Pour la septième fois dans le top 5 en qualification, le Français a fait 59 des 71 tours à la quatrième place. Les Red Bull et Lewis Hamilton dans une autre galaxie, il a contré les Ferrari qu'il a gardé derrière lui pour marquer 12 points qui place AlphaTauri au niveau d'Alpine, à la 5e place chez les constructeurs.
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A la hausse : Ferrari

Un bon travail d'équipe de la part de la Scuderia, qui a comme souvent cette saison diversifié ses stratégies pour maximiser ses chances. Elle a stoppé Charles Leclerc tôt (31e tour) pour mettre Pierre Gasly sous pression, avec l'idée de garder Carlos Sainz plus longtemps en piste (pitstop au 43e) pour challenger le Français à la fin. Les deux ont joué le jeu puisque "Charlot" a laissé passer Carlos pour aller titiller le pilote AlphaTauri, avant de récupérer sa cinquième place.
L'opération anti-Gasly n'a pas fonctionné mais le butin - 18 points - a replacé la Scuderia à la troisième place du championnat des constructeurs devant McLaren. "On a montré notre bon esprit d'équipe, on a maximisé les choses", s'est félicité le Monégasque.

Le bonus : Kimi Räikkönen (Alfa Romeo)

A bientôt 42 ans, le Finlandais confie à l'envi son ras-le-bol d'être là, son désir de voir le dernier drapeau à damier de sa carrière, à Abou Dabi. Il est de plus en plus difficile à gérer chez Alfa Romeo mais il fait encore le job de temps à autres. Avec détermination comme Daniel Ricciardo (McLaren) et George Russell (Williams) ont pu le voir.
Déjà excellent 12e en qualification, - sa meilleure perf 2021 -, Iceman a signé son deuxième top 8 en quatre courses, alors qu'avant ça, son précédent Top 8 remontait à 2019.

Le malus : Daniel Ricciardo (McLaren)

L'Australien s'est platement excusé d'avoir gâché la course de Valtteri Bottas. "Les premiers hectomètres sont toujours fun car il y a tellement d'aspirations à prendre, et que c'est le chaos, a-t-il expliqué à Sky Sports. Au freinage, j'ai pensé qu'il y avait de la place sur Pérez à l'intérieur, et c'était le genre d'occasion à saisir car sinon quelqu'un d'autre allait le faire. Je pensais que j'avais une place raisonnable pour le faire."
Mais le sentiment reste le même cette saison vis-à-vis de "Dan The Man": il est en mode on/off.

Le chiffre : 4

Max Verstappen a gagné les deux courses à Spielberg avant celles de Spa-Francorchamps et Mexico, soit les trois circuits situés aux altitudes les plus élevées jusqu'à présent. Il pourra compléter sa collection à Sao Paulo, le tracé le plus haut du championnat (plus de 800 mètres) après les 2.285 mètres de la capitale mexicaine.

La déclaration : Lewis Hamilton (Mercedes)*

"J'avais envisagé ça différemment, dans le sens où, peut-être, Valtteri aurait pris un meilleur départ et que j'aurais essayé de prendre son aspiration. Mais j'étais à côté de lui, ce qui était parfait, et je couvrais juste mon côté de la piste pour être sûr que personne ne viendrait à l'intérieur. J'essayais de garder n'importe quelle Red Bull que je pouvais voir dans mes rétroviseurs derrière moi, et j'ai pensé que Valtteri en ferait de même. Mais, de toute évidence, il a laissé la porte ouverte à Max, et Max était sur la trajectoire et a fait un super boulot pour freiner au virage n°1. J'étais à l'intérieur et je n'ai rien pu faire. C'était sans espoir pour moi."
* à motorsport.com
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