Bonne nouvelle pour les pilotes. La FIA a annoncé jeudi des mesures d'urgence afin de réduire le "marsouinage", un phénomène aérodynamique qui provoque d'énormes vibrations dans les monoplaces de F1. A trois jours du Grand Prix du Canada, la fédération internationale de l'automobile a souhaité réagir aux conséquences évidentes de ce phénomène lié à "l'effet de sol" de la nouvelle génération de monoplaces apparues cette année, et cela pour la santé et la sécurité des pilotes.
Lewis Hamilton, souffrant énormément du dos, a eu le plus grand mal à sortir de sa Mercedes dimanche dernier à Bakou, après une 4e place au GP d'Azerbaïdjan qu'il a ensuite décrit comme "la course la plus difficile de sa carrière, physiquement". Le Britannique a cependant confirmé sa présence à Montreal ce week-end.
Saison 2022
Binotto persiste et signe : "J'ai eu une très bonne équipe pour la stratégie"
11/08/2022 À 13:33
La FIA souhaite ainsi que les écuries de F1 "procèdent aux ajustements nécessaires pour réduire ou éliminer ce phénomène" (lié directement aux réglages adoptés pour rendre les nouvelles monoplaces plus efficaces), écrit-elle dans un communiqué, et une Directive Technique a été publiée. Les commissaires de la FIA vont donc "examiner de plus près les planchers et les pontons" des monoplaces, "en termes de design et d'usure observée", précise la FIA. Elle envisage aussi d'imposer bientôt une "limite quantitative du niveau acceptable d'oscillations verticales" des châssis de F1.

Le "marsouinage" de la Mercedes expliqué

Cette limite n'a pas encore été définie et la FIA a invité les écuries de F1 à contribuer au processus. "En plus de ces mesures à court terme, la FIA va provoquer, à moyen terme, une réunion technique avec les équipes pour définir des mesures destinées à réduire la propension des voitures à produire ce type de phénomènes" aérodynamiques.
Enfin, la FIA explique qu'elle a "décidé d'intervenir après avoir consulté ses docteurs, dans l'intérêt de la sécurité des pilotes", dans un sport où ils roulent "de manière habituelle à plus de 300 km/h" et où leur "concentration doit être centrée sur leur pilotage", une "fatigue ou douleur excessive" pouvant provoquer "une perte de concentration". Ce sujet va forcément être au centre des débats du week-end à Montréal car les pilotes Red Bull, actuellement en tête du championnat du monde, semblent moins souffrir du "marsouinage" que ceux de Mercedes et d'autres écuries. (Avec AFP)
Saison 2022
Insolite : un circuit de F1 dans le prochain opus de "Call of Duty"
09/08/2022 À 07:04
Saison 2022
Hamilton n'aime pas conduire hors des circuits : "Je trouve cela stressant"
08/08/2022 À 18:46