La nouvelle a fait l’effet d’une bombe, à quelques jours d’un rendez-vous qui s’annonce explosif et très important dans la campagne de Ligue des champions du PSG. Le club de la capitale, déjà mal embarqué (5e) dans sa poule A après deux défaites inaugurales, face à Flensburg puis contre Meshkov Brest, a appris lundi qu'il allait devoir se passer de son demi-centre Nikola Karabatic, qui souffre d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit, jusqu’à la fin de la saison.

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HANDBALL

Lomza Vive Kielce - Paris Saint-Germain Handball

EHF Champions League Messieurs | Groupe A – 5e journée

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Ligue des champions
Le PSG pourra avoir des regrets
20/10/2020 À 11:46
Il va falloir que chacun hausse son niveau

En grande forme des deux côtés du terrain, l’international français, un des seuls joueurs à tenir son rang (34 buts en 8 matches, toutes compétitions confondues) côté parisien dans ce début de saison irréprochable en championnat mais lancinant en C1, va manquer. Dès ce jeudi, dans le sud de la Pologne, où le PSG affronte Kielce, leader du groupe A. Les Parisiens savent que cette absence va compliquer leur marathon : "On a perdu un grand Niko. Les gens croient qu’avec son âge, il commence à être sur la fin mais en fait pas du tout, c’est un gros coup dur pour lui vu l’année qui se profile (le Mondial, les JO) et pour le club. Il va falloir que chacun hausse un peu plus son niveau", reconnaît Elohim Prandi, grand espoir du handball français transféré cet été dans la capitale et qui pourrait, à moyen terme, participer à pallier l’absence de Karabatic au poste de demi-centre, même si ce sont plus Mikkel Hansen et Nedim Remili qui devraient combler le vide laissé par le double champion olympique dans les semaines à venir.

Fernandez : "La France au TQO sans Karabatic, ce sera très compliqué… mais j’y crois"

"Déjà, Paris au complet aurait souffert à Kielce, puisque c’est une équipe qui a un effectif très dense avec de très bon joueurs, certes moins connus, pour le public français, que ceux du PSG, pose Jérôme Fernandez, consultant pour Eurosport, qui commentera le match ce jeudi. Cela fait une rotation de moins pour Paris sur la base arrière. Sur 60 minutes, vu le rythme que peut mettre Kielce avec la profondeur de banc qu’ils ont, ça complique encore plus les choses". L’équation se complexifie encore pour le PSG quand on sait que l’ailier gauche Dylan Nahi et le pivot Luka Karabatic manqueront aussi le voyage.

Kielce, une équipe qui n'a pas de point faible

Champion de Pologne, l’équipe aux couleurs jaune et bleu, qui avait éliminé à la surprise générale le PSG en quart de finale de l’édition 2018-2019, présente, à contrario, un effectif fourni, à tous les postes. Cela va d’une paire de gardien redoutable (Wolff-Kornecki) à une doublette de pivots ultra-dominant (Karalek et le Français Nicolas Tournat), en passant par une fratrie bien connue du monde du handball aux postes d’arrière droit et de demi-centre : Alex et Daniel Dujshebaev. "C’est une équipe qui n’a pas de point faible. Ils ont de très bons joueurs à tous les postes, qui s’appuient sur le collectif, prévient Fernandez. Celui qui joue un peu en solo parfois, c’est Alex, mais vu son talent, il est capable de faire la différence à lui seul sur certaines actions ! Il vaut mieux pour le PSG qu’il ne soit pas dans un bon jour".

Le meilleur buteur de l’histoire de l’Equipe de France, qui prévoit une alléchante partie d’échec entre le père Dujshebaev, Talant, entraîneur de Kielce, et celui du PSG, Raul Gonzalez, résume assez bien la montagne à laquelle s’attaque le sextuple champion de France en titre : "S’ils font un gros match sur le plan défensif, les Parisiens peuvent l’emporter, mais ça va être très compliqué. Il va falloir faire le match parfait".

Fernandez : "Peut-être que les rumeurs de transfert ont enfin stimulé Vincent Gérard"

Et espérer que des jeunes, comme Sadou Ntanzi, le seul demi-centre de métier de l’effectif parisien- en attendant un hypothétique joker médical -Adama Keita ou Benoit Kounkoud dépassent les espoirs placés en eux, ou encore que les recrues Dainis Kristopans, Mathieu Grébille et Elohim Prandi répondent enfin présents, après des premières sorties au bilan mitigé. "En attaque, cela va surtout être une question de placement. Il va falloir jouer davantage dans les petits espaces", prévient Prandi, conscient de ses prestations en dents de scie jusqu'ici et qui prône l’union sacrée : "Il va falloir qu’on se fasse encore plus confiance et que chacun aide son prochain et se donne corps et âme pour l’équipe et le club".

Pour Paris, les deux premières places inaccessibles ?

Avec seulement deux unités au compteur, gagnées face à Elverum la semaine dernière, les coéquipiers de Vincent Gérard ont désespérément besoin de points, et une défaite lors de cette 5e journée les éloignerait encore plus (possiblement à 6 longueurs) des deux premières places, qualificatives directement pour les quarts de finale, que les Franciliens ont l’habitude d’occuper chaque saison.

Pour de bon ? "Ça deviendrait très compliqué oui, pense Jérôme Fernandez. Mais elles ne deviendraient pas inaccessibles pour autant, je sais que Paris est capable d’aller gagner à Flensburg et de récupérer les points perdus à la maison. Flensburg est aussi capable de battre les favoris de cette poule. Donc ça peut se rééquilibrer à un moment". C’est en tout cas ce que veut croire Elohim Prandi, adepte de la méthode de la tortue version fable de La Fontaine : "Il vaut mieux perdre des points en début de saison et puis monter en régime ensuite, afin d’engranger de la confiance derrière. Il ne faut pas faire de calculs, savoir si cela nous rapproche ou pas de la tête du groupe mais gagner, ne pas se donner le choix".

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