Le corps ? Il va bien. La machine, en revanche, va toujours aussi moyennement. Vendredi, Fabio Quartararo a pris la troisième place des premiers essais libres du Grand Prix du Japon, dominés par Jack Miller à Motegi. Il a surtout rassuré sur sa condition physique, même si les doutes étaient infimes, cinq jours après une double chute rocambolesque durant le Grand Prix d’Aragon.
Torse bandé de pansements, le champion du monde en titre l’a confirmé : les abrasions dont il souffre ne le pénalisent quasiment pas. "C’était un peu étrange au départ, parce que cela brûlait un peu, a-t-il seulement concédé, comme rapporté par Motorsport. Mais après les premiers tours, on s’adapte et ce n’est rien. Cela n’a pas affecté mon pilotage." Un autre écueil semble plus prégnant.
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Fabio Quartararo (Yamaha) après sa chute au Grand Prix d'Aragon, le 18 septembre 2022

Crédit: Getty Images

"La marge dont ils disposent est incroyable"

Sur sa Yamaha, "El Diablo" peine à rivaliser avec les Ducati. Samedi dernier, il avait réussi à arracher une place en deuxième ligne en qualif' (avant de tomber rapidement dimanche, au contact de Marc Marquez). Le voir effectuer le sixième temps ressemblait, non pas à un exploit, mais à un plafond atteint. "C’est dur, parce que tu sais que tu fais ton maximum et ça n’est jamais assez", fulmine-t-il.
Le leader du championnat ne compte plus que 10 points de marge sur Francesco Bagnaia (Ducati), qui surfait sur quatre victoires de rang avant de prendre la deuxième place, dimanche dernier. Même en allant "à la limite", Quartararo a le sentiment de ne pas jouer dans la même cour. "Notre rythme ne semble pas trop mauvais, mais la marge dont ils disposent est incroyable"¸ regrette-t-il.
Fabio Quartararo détient ainsi une pole position très relative, à l’aube des cinq derniers GP. Bagnaia fond sur lui, fort de cet avantage mécanique que l'Italien relativise : "La différence de vitesse n’est plus aussi importante, on parle de 2 ou 3 km/h." L’émulation joue aussi, selon "Pecco" : "La moto (Ducati) est très rapide, mais les pilotes sont tous très forts (…) Chez Yamaha, Fabio est le seul capable de piloter à l’avant."

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Tout pour l’attaque

Certaines conditions atmosphériques pourraient-elles gommer l’écart ? "La seule chose que j’espère, c’est que la course se déroule sur le sec ou le mouillé… mais pas entre les deux", déclare Quartararo à ce sujet, comme rapporté par L’Equipe. Une sorte de tout ou rien météorologique qu’il avait aussi appliqué, sportivement, le week-end dernier… sans succès. Pas de quoi le pousser à revoir sa stratégie lors de la séance de qualification, samedi à partir de 8h05, ni en course.
Malgré ce coup dur, avec un zéro pointé, le pilote français de 23 ans ne sera pas sur la défensive au Japon. "J’ai appris en 2020 que faire des comptes après chaque course n’était pas la bonne recette, argumente-t-il dans le quotidien sportif. L’an passé, j’ai continué à attaquer pour aller chercher la victoire, même lorsque j’avais 40 points d’avance. C’est ce que je fais cette saison, à chaque Grand Prix : je donne le maximum."

Fabio Quartararo (Yamaha)

Crédit: Imago

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