Toujours plus haut, toujours plus fort, toujours plus fou : Pogacar, l'unique

Eurosport sur Google

Tadej Pogacar est notre champion de l'année 2025. Dauphin de Léon Marchand l'an dernier, présent à de multiples reprises dans le Top 5 depuis 2020, le Slovène est cette fois tout en haut de notre hiérarchie. À 27 ans, sa domination sur le cyclisme mondial a des faux airs d'Eddy Merckx. C'est dire. Elle atteint même des proportions délirantes. Il n'y en a pas deux comme lui.

Tadej Pogacar

Crédit: Marko Popovic

1. Tadej Pogacar

Sport : Cyclisme
Pays : Slovénie
Points : 294
Meilleur classement : 1er
Classement 2024 : 2e
Le Top 10 2025 des athlètes internationaux
10. Sydney McLaughlin-Levrone - 44 points
9. Pauline Ferrand-Prévôt - 62 points
8. Ousmane Dembélé - 86 points
7. Melissa Jefferson-Wooden - 92 points
6. Summer McIntosh : 98 points
5. Jannik Sinner - 105 points
4. Marc Marquez -111 points
3. Carlos Alcaraz - 186 points
2. Armand Duplantis -231 points
1. Tadej Pogacar - 294 points

Pourquoi lui ?

30 avril 2025. La dernière mise à jour du classement UCI révèle une suprématie absolue. Tadej Pogacar est le roi soleil du cyclisme. Avec 13650 points, il devance de quasiment 8000 unités son dauphin, Remco Evenepoel. Quand on sait que le Tour de France, l'épreuve la plus rémunératrice du calendrier, rapporte 1000 points, on mesure le gouffre qui sépare "Pogi" du reste de ses confrères. Comme si, parfois, il donnait le sentiment, à eux comme à nous, de ne pas pratiquer tout à fait le même métier. Après son historique campagne 2024, magnifiée par le triplé Giro – Tour – Championnat du monde, on ne pensait pas qu'il était possible de faire mieux. Pogacar 2025, plus fort que la version 2024 ? Il n'a en tout cas pas fléchi le moins du monde.
Les statistiques ne peuvent suffire à résumer son emprise sur son sport, mais il est difficile de ne pas commencer par là. Cette saison, le Slovène a survolé à nouveau le Tour de France, conservé son titre mondial, et s'il n'a pu ajouter un autre grand Tour à son palmarès, n'ayant cette fois disputé ni le Giro ni la Vuelta, il a conservé cette apparence d'invincibilité. Le Tour des Flandres, Liège-Bastogne-Liège, le Tour de Lombardie, la Flèche Wallonne, les Strade Bianche, sont à nouveau tombées dans son escarcelle, tout comme l'UAE Tour et le Dauphiné.
picture

Pogacar le magnifique : le best of de ses 20 victoires en 2025

Video credit: Eurosport

Quand il ne gagne pas, Pogacar n'en est jamais bien loin. Il est si fort que même quand il ne triomphe pas, il trouve parfois le moyen de sortir grandi. Comme sur Paris-Roubaix, où il a mis les (cale)pieds pour la première fois au printemps dernier. Certains doutaient de sa capacité à tenir la distance sur les pavés. Ils avaient tort. Certes, l'ogre de Ljubljana a buté sur un grand Mathieu van der Poel ce jour-là, mais sa deuxième place avait des allures de victoire et une promesse pour l'avenir.
Tout est extravagant dans ce qu'il accomplit. Cette faculté à jouer la gagne tout le temps, partout. Peu importe le terrain, le format ou l'adversité. Il a encore claqué trois Monuments cette année et il est monté sur le podium des deux autres. Seul Merckx et Kelly avaient accompli une telle performance d'ensemble dans une même année. Quand il n'est pas en forme, Pogi fait 2e ou 3e. Telle est sa réalité. À seulement 27 ans, il est à 10 Monuments, dans la roue de De Vlaemicnk (11). Seul Merckx (19) semble inatteignable. Et encore. Les comparaisons avec la figure statutaire belge semblent de moins en moins absurdes.
picture

Pogacar sur le podium des 5 Monuments de l'année : "C'est ma meilleure saison, et de loin"

Video credit: Eurosport

À terme, qu'est-ce qui pourrait l'empêcher de poursuivre sa moisson, voire d'étendre sa domination sur le cyclisme mondial ? Lui-même, peut-être. Lors du dernier Tour de France, en route vers son quatrième sacre, il était apparu fermé, presque lassé. Un visage taciturne qu'on ne lui connaissait pas. Des mots étonnants, aussi : "Je compte les kilomètres jusqu'à Paris. Parfois, je me demande ce que je fais encore là, c'est si long. J'ai hâte que ce soit terminé et que je puisse faire autre chose dans ma vie."
Comme s'il était menacé par l'ennui, né partiellement de sa propre domination ou de ce qu'il ressent comme une routine. Ainsi va la vie des êtres qui s'isolent et découvrent une forme de solitude parfois difficile à supporter. Il n'a que 27 ans, mais il n'est pas certain qu'il fera de vieux os dans la trentaine. En attendant, il est toujours là. Il gagne. Il écrabouille. Et se cherche de nouveaux défis. Des ambitions différentes. C'est en ce sens qu'il faut interpréter sa quête de Paris-Roubaix qui, il y a quelques années, aurait paru invraisemblable, y compris à lui-même. Il éprouve des désirs d'impossible. Les seuls de nature à chasser l'ombre de la lassitude. Mais jusqu'à quand ?

Son année en 5 dates

6 avril : Le grimpeur venu de Slovénie est désormais un Flandrien aguerri et confirmé. C'est donc en favori qu'il aborde le Tour des Flandres et en toute logique qu'il en sort vainqueur, après avoir fini par faire plier Mathieu van der Poel dans le Vieux Quaremont.
picture

💥 Game over : Pogacar fait exploser Van der Poel dans le Vieux Quaremont

Video credit: Eurosport

13 avril : Paris-Roubaix, première. Pour ses grands débuts dans l'Enfer du Nord, Tadej Pogacar ne gagne pas. Un échec ? Pas vraiment. Sa deuxième place, derrière Van der Poel, après une chute sur les pavés à 38 kilomètres de l'arrivée, montre qu'il est capable de s'imposer dans cette course si antinomique avec ses qualités naturelles.
picture

La chute de Pogacar... qui n'a jamais revu Van der Poel

Video credit: Eurosport

8 juillet : Lors de la 4e étape du Tour de France, à Rouen, il règle au sprint un petit groupe de cadors. Si l'événement est majeur, c'est qu'il s'agit de la 100e victoire de la carrière de Pogacar. Le lendemain, il s'emparera du maillot jaune à la faveur du contre-la-montre et triomphera deux semaines et demie plus tard à Paris. Son quatrième sacre juillettiste.
picture

Vingegaard lui a résisté mais Pogacar a mis dans le 100 : le résumé d'une 4e étape électrique

Video credit: Eurosport

28 septembre : Après un chrono décevant, le Slovène écrase la course en ligne à Kigali, comme à Zurich un an plus tôt. Il conserve donc son maillot arc-en-ciel.
picture

Evenepoel et Healy n'ont pas pu le rattraper : le 2e sacre mondial de Pogacar en vidéo

Video credit: Eurosport

11 octobre : Archi-favori du Tour de Lombardie, Pogi ne déçoit pas. Pour sa toute dernière course de l'année, il lâche ses rivaux à 36 km de l'arrivée dans le Passo di Ganda. C'est sa 5e victoire consécutive dans le monument automnal. Il égale le record de Fausto Coppi et décroche son 10e Monument, le troisième de l'année.
picture

Attaque, poursuite, largage : Pogacar, un festival de 36 km

Video credit: Eurosport


Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité