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Champions Cup - Stade toulousain-Harlequins : Les planètes sont alignées pour les Rouge et Noir
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Publié 04/05/2024 à 23:55 GMT+2
Seul rescapé français des quarts de finale, le Stade toulousain accueille les Harlequins, ce dimanche (16h) en demie de Champions Cup. Les Rouge et Noir sont des habitués du dernier carré européen, mais ils ont eu beaucoup de mal, au cours des précédentes éditions, à s’inviter en finale. Tout porte à croire que les hommes d’Ugo Mola devraient y parvenir cette année.
Antoine Dupont (Stade toulousain) face aux Harlequins, samedi 17 décembre 2023. / Champions Cup
Crédit: Getty Images
C’est la force de l’habitude. Au milieu du printemps, quand sonne l’heure des demi-finales de Champions Cup, le Stade toulousain a presque toujours une place réservée. En tout cas, le club aux cinq titres européens a systématiquement été présent dans le dernier carré de la compétition depuis 2019, soit six éditions consécutives (en comptant celle en cours). Sur la même période, ils n’ont toutefois franchi l’obstacle les séparant de la finale qu’une seule fois. C’était en 2021, l’année de leur dernier sacre continental.
"Sur cinq demi-finales, on n'a eu qu'un titre au bout. Ce n'est pas le meilleur des ratios", a constaté, lucide, Ugo Mola en conférence de presse. "À nous de trouver les clés pour passer un tour de plus", a-t-il ensuite clamé. Des clés, les Stadistes semblent justement en avoir plusieurs en main au moment d’affronter les Harlequins, ce dimanche (16h).
Une demie à la maison, ça change tout
Premier élément à prendre en compte, et pas des moindres : les Rouge et Noir évolueront à domicile. Pas à Ernest-Wallon, où ils ont successivement balayé le Racing 92 (31-7) et éparpillé Exeter (64-26) aux tours précédents. Mais au Stadium, où plus de 30 000 supporters seront prêts à les pousser. Tout sauf un détail. Lors des deux dernières éditions, les Stadistes avaient bu la tasse chez le Leinster en demie (40-17 en 2022, 41-22 en 2023). Cette année, ils ont affiché le meilleur bilan à l’issue de la phase de groupes (quatre victoires bonifiées), ce qui leur permet de bénéficier du si précieux avantage terrain à ce moment de la compétition.
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Romain Ntamack (Toulouse) célèbre son essai inscrit face à Exeter, dimanche 14 avril 2024. / Champions Cup
Crédit: Getty Images
Les hommes de Mola étaient d'ailleurs dans la même poule que les Harlequins, qu’ils avaient domptés avec une certaine aisance au Stoop (19-47). Un résultat qui témoigne de la marge que les champions de France en titre devraient avoir sur leurs adversaires anglais, même si la réalité de décembre n’est évidemment pas souvent celle de mai. En outre, il ne faut surtout pas sous-estimer les coéquipiers de Marcus Smith, actuellement cinquièmes de Premiership et auteurs d’un parcours probant sur la scène continentale. Force est néanmoins de constater que leur jeu a tout pour plaire à leurs hôtes occitans.
Sous la houlette de Danny Wilson, les Quins prônent un rugby de mouvement, où les trois-quarts jouissent d’une grande liberté d’action. C’est ainsi qu’ils s’étaient imposés sur le terrain de l’Union Bordeaux-Bègles, à l’issue d’un quart de finale ébouriffant (41-42). Si les Toulousains devront logiquement se méfier de l’audace et de l’imprévisibilité des Londoniens, on suppose qu’ils sauront aussi profiter des espaces que ceux-ci leur laisseront. "Il faut faire attention à ne pas tomber dans un hourra-rugby", a malgré tout prévenu Antoine Dupont.
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Lafond : "Toulouse, c'est le Leinster du rugby français"
Video credit: Eurosport
"Les matches qui comptaient et qu'on a gagnés, c'est d'abord parce qu'on avait une très bonne défense, qu'on était rudes, qu'on mettait de l'impact physique", a enchaîné le capitaine haut-garonnais. Cela tombe bien, car Toulouse pourra compter sur l’essentiel de ses forces vives pour disputer cette demie. Devant, Cyril Baille, Emmanuel Meafou et François Cros, pour ne citer qu’eux, devraient mettre à mal la conquête anglaise. Dupont sera associé à Romain Ntamack en charnière, tandis que Blair Kinghorn sera titulaire à l’arrière, obligeant Thomas Ramos à prendre place sur le banc. Ce qui en dit long sur la richesse de l’effectif dont dispose Ugo Mola à l'heure du sprint final.
Tout cela incite donc à penser que les Rouge et Noir ont de réelles chances d’être présents au Tottenham Hotspur Stadium de Londres, le 25 mai prochain, pour y disputer la finale de la Champions Cup. Si tel est le cas, leur tâche s’annoncera forcément ardue, que ce soit face à Northampton ou au Leinster, leur bête noire du moment. Mais le bon classement des Toulousains en Top 14 (2e place, avec 7 points d’avance sur l’UBB) pourrait leur permettre de faire tourner sur la fin de saison régulière, afin de préparer au mieux cette rencontre. On n’en est certes pas encore là. Impossible, néanmoins, de suivre l’aventure européenne du Stade sans la moindre once d’optimisme.
Avec AFP
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