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Pro D2 : après cinq échecs en phases finales, Oyonnax parvient enfin à monter en Top 14
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Publié 28/05/2023 à 10:53 GMT+2
Leader incontesté de la saison régulière de Pro D2, Oyonnax a terminé le travail en battant Grenoble (14-3), samedi en finale à Toulouse, pour retrouver le Top 14. Une victoire logique mais pas anodine, pour un club battu lors de ses cinq premières participations aux phases finales de Pro D2 (2009, 2010, 2019, 2021 et 2022) et qui conjure enfin le sort.
Pro D2 - La joie des joueurs d'Oyonnax après leur victoire contre Grenoble
Crédit: Icon Sport
Il y a eu la remontée fantastique de Bayonne en 2019, la maîtrise de Perpignan en 2021, puis à nouveau, un retour de l'Aviron en 2022. Quelques années plus tôt, il y avait déjà eu, d'un rien, La Rochelle en 2010 et Albi en 2009. Dans leurs aventures respectives vers le Top 14, toutes ces écuries ont eu pour référentiel commun de briser les rêves d'Oyonnax en phases finales de Pro D2. On pensait le club de l'Ain maudit dans ces matches couperets, puisque ses deux montées (2013, 2017) avaient été acquises à une époque où terminer en tête de la saison régulière suffisait à intégrer directement l'élite. Mais samedi soir en battant Grenoble à l'usure en finale de deuxième division (14-3), "Oyo" a enfin conjuré le sort.
"Ca faisait cinq ans qu'on perdait en demi-finale, franchement il y en avait assez à force !", en a presque rigolé le capitaine Tommy Raynaud à l'issue de cette victoire. L'inexactitude de ses propos - en réalité, trois défaites successives en demie - importe peu. Elle traduit, surtout, une lassitude générale. "Je pense que ça aurait été l'année de trop si on avait encore perdu, ça aurait implosé", a-t-il poursuivi. "Nous étions sur les rotules, a complété son coéquipier Charlie Cassang. Mentalement, la Pro D2, c’est très dur, on peut tout perdre d’un coup." La victoire en demie contre Vannes (26-21) a, en ce sens, constitué un acte fondateur pour un groupe qui a "appris de [ses] échecs en phases finales", dixit le manager Joe El-Abd avant la rencontre.
"On était en mission"
Une issue défavorable aurait été d'autant plus délicate à encaisser qu'Oyonnax a survolé la saison régulière. Premiers avec 111 points, les joueurs de Joe El-Abd ont terminé avec 24 points d'avance sur Grenoble, leur dauphin, signe d'une domination incontestable mais qui ne garantit plus, depuis 2018, un billet direct pour le Top 14. "On était tellement en mission cette saison que ça ne pouvait qu'être notre année", a acquiescé le manager anglais après la finale. Inévitablement, celui-ci se projette sur la suite.
"C'est incroyable, on est une ville de 22.000 habitants, avec le sixième budget de Pro D2 et on a aujourd'hui l'opportunité d'affronter des grandes équipes dans le meilleur championnat du monde", s'est émerveillé El-Abd. Se maintenir ne sera pas chose aisée, dans un Top 14 toujours plus concurrentiel. "Est-ce qu'on est prêts ? Je ne sais pas", a ainsi avoué le manager, même si l'exemple de Bayonne, promu l'an passé et en course pour les phases finales jusqu'à la dernière journée lui "donne espoir". Pour ce faire, il faudra mieux réussir l'entame que lors du dernier passage en Top 14, lorsqu'Oyonnax n'avait remporté qu'un seul de ses 17 premiers matches en 2017-18.
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