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US OPEN 2021 - Emma Raducanu : "Me retrouver en finale, à ce stade de ma carrière, je n'ai pas de mots"
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Publié 10/09/2021 à 09:02 GMT+2
US OPEN - Née de parents roumain et chinois, la révélation new-yorkaise Emma Raducanu, finaliste du Grand Chelem américain à seulement 18 ans, s'apprête à disputer un match dont elle n'aurait même pas osé rêver aussi rapidement dans sa carrière. Inspirée par l'ex-championne Li Na, plus jeune, la Britannique peut entrer un peu plus dans l'histoire si elle l'emporte, samedi, contre Leylah Fernandez.
Emma Raducanu of Great Britain celebrates her victory over Maria Sakkari of Greece in the semifinals of the women's singles of the US Open at the USTA Billie Jean King National Tennis Center
Crédit: Getty Images
"Une surprise, un choc, de la folie": la Britannique Emma Raducanu, devenue à 18 ans la première joueuse issue des qualifications à atteindre la finale d'un Grand Chelem, n'en revenait pas de son exploit jeudi à l'US Open. "Honnêtement, je n'arrive pas à y croire", a assuré la 150e mondiale après avoir balayé 6-1, 6-4 la Grecque Maria Sakkari (17e) en demi-finale sur le court Arhtur Ashe.
Elle affrontera samedi la Canadienne Leylah Fernandez (78e), qui vient de fêter ses 19 ans et a aussi fait sensation durant cette quinzaine, en éliminant trois joueuses du Top 5 mondial, notamment la tenante du titre Naomi Osaka au 3e tour, alors que la Japonaise a été à un moment donné à deux points de la victoire. Leur opposition sera la première finale entre "teenagers" dans un Majeur, depuis celle de l'US Open remportée en 1999 par Serena Williams, alors âgée de 17 ans, aux dépens de la Suissesse Martina Hingis, 18 ans à l'époque.
"Ca signifie beaucoup pour moi d'être ici dans cette situation. Je voulais évidemment disputer des Grands Chelems, mais je ne savais pas si ça se produirait si vite. Alors me retrouver en finale, à ce stade de ma carrière, je n'ai pas de mots", a-t-elle ajouté.
Li Na comme modèle
Si Raducanu a grandi et vit à Londres, elle est née au Canada d'un père roumain et d'une mère chinoise. "Ma mère chinoise m'a inculquée dès mon plus jeune âge le travail et la discipline", a expliqué la jeune femme qui dit aussi s'être "inspirée beaucoup plus jeune de (l'ancienne joueuse professionnelle) Li Na, rien que par sa façon d'avoir été une compétitrice acharnée".
"Je me souviens de l'avoir regardée battre l'Italienne Francesca Schiavone en finale de Roland-Garros en 2011. C'était vraiment un match long et difficile. Mais la force mentale et la résilience dont elle a fait preuve sur ce match restent dans ma tête aujourd'hui", a-t-elle expliqué.
Depuis le début de la quinzaine, Raducanu enchaîne les performances historiques. Non contente d'être la plus jeune finaliste d'un tournoi majeur depuis la victoire de Maria Sharapova à 17 ans, à Wimbledon en 2004, elle pourrait devenir la première lauréate de l'US Open à ne pas perdre un set en route depuis Serena Williams en 2014. "Oui, mais il y a tout à faire samedi", a-t-elle tempéré.
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