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Sagan, Viviani, Démare… La succession de Kwiatkowski est ouverte !

Sagan, Viviani, Démare… Neuf favoris pour un Monument

Le 16/03/2018 à 17:47Mis à jour Le 17/03/2018 à 11:25

MILAN-SANREMO - Nous sommes à la mi-mars et c’est déjà l’heure du premier Monument de la saison avec Milan-Sanremo. Sacré l’an passé, Michal Kwiatkowski cherchera bien sûr à défendre son titre mais le Polonais aura fort à faire entre les sprinteurs, qui n’auront plus que six équipiers pour les amener - et les passe-partouts. Tour d’horizon des neuf favoris de la Primavera.

Michael Matthews (Sunweb, 27 ans)

Sa relation avec Milan-Sanremo : Après sa première participation en 2011 bouclée dans les profondeurs du classement à 20 ans à peine, l’Australien a tardé avant de revenir sur la Primavera. On ne l'a revu qu’en 2014 et il n’a plus jamais manqué le premier Monument de la saison. Malgré ses cinq participations, le sprinteur de la Sunweb n’a jamais levé les bras sur la Via Roma. Il est toutefois passé tout près en 2015 (3e), simplement devancé par John Degenkolb et Alexander Kristoff.

Son atout majeur : Sa facilité dans les côtes. A l’instar de Sagan, Matthews passe très bien les courtes ascensions, ce que sa 3e place sur l’Amstel Gold Race 2015 avait bien démontré.

Ses chances de succès : 25%. Son manque de compétition risque de se payer cash dans le final des 291km de Milan-Sanremo.

Michael Matthews avec le maillot vert lors du dernier Tour de France

Michael Matthews avec le maillot vert lors du dernier Tour de FranceGetty Images

Matteo Trentin (Michelton-Scott, 28 ans)

Son classement à la Race Eurosport : 214e (40pts) – 4e du Tour de Murcie

Sa relation avec Milan-Sanremo : Avec seulement deux éditions de bouclées en quatre participations depuis 2012, l’expérience de l’Italien est assez limitée. D’autant qu’il ne l’a jamais abordée en qualité de leader. Il est cependant déjà rentré dans le top 10 en 2016 (10e), profitant il est vrai de la chute dans le final provoqué par son leader, Fernando Gaviria.

Son atout majeur : Son relatif anonymat. Moins attendu malgré des performances majeures (4e des Mondiaux 2017, Paris-Tours 2015 et 2017, étapes sur les trois Grands Tours), il pourrait profiter du marquage des autres favoris.

Ses chances de succès : 10%

Paris-Tours 2017, Matteo Trentin

Paris-Tours 2017, Matteo TrentinGetty Images

Edvald Boasson Hagen (Dimension Data, 30 ans)

Son classement à la Race Eurosport : 626e (0pt) – 19e de la 4e étape du Tour d’Algarve

Sa relation avec Milan-Sanremo : Sprinteur passe-partout, le Norvégien n’a pourtant jamais été en odeur de sainteté sur la Via Roma. Souvent "dans le coup", le leader de rechange de la Dimension Data – en l’absence de Mark Cavendish – comptabilise pas moins de six top 30 en neuf participations. Mais il n’a jamais été en position de lever les bras, malgré des attaques dans le final (2016) et une 10e place en 2015.

Son atout majeur : Sa connaissance de la course. Depuis 2009, il est présent tous les ans sur la Primavera. Aucun autre sprinteur parmi les favoris ne peut en dire autant.

Ses chances de succès : 15%.

Michal Kwiatkowski (Sky, 27 ans)

Son classement à la Race Eurosport : 1er (770pts) – Vainqueur de Tirreno-Adriatico

Sa relation avec Milan-Sanremo : Elle a évidemment changé du tout au tout depuis l’an dernier. Équipier et pas du tout acteur de la course entre 2013 et 2016, le Polonais a concrétisé en 2017 une progression linéaire (2 abandons, 67e, 40e). Spécialiste avant tout des classiques, le champion du monde 2014 aime les courses de mouvement et cela lui a souri l’an passé.

Son atout majeur : Sa forme actuelle. Impressionnant de facilité à Tirreno-Adriatico, le Polonais est peut-être dans la meilleure période de sa carrière et il sera difficile à surprendre samedi. D’autant qu’il sera le leader unique de son équipe.

Ses chances de succès : 60%.

Vidéo - En état de grâce, Kwiatkowski s'est adjugé l'étape finale et le général

02:40

Marcel Kittel (Katusha-Alpecin, 29 ans)

Son classement à la Race Eurosport : 26e (255pts) – 2e et 6e étapes de Tirreno-Adriatico

Son atout majeur : Sa pointe de vitesse. En cas d’arrivée massive, l’Allemand sera le grand favori de l’emballage sur la Via Roma. A condition de passer la Cipressa et le Poggio, ce qui est loin d’être acquis.

Ses chances de succès : 45%.

Marcel Kittel

Marcel KittelImago

Greg Van Avermaet (BMC, 32 ans)

Son classement à la Race Eurosport : 115e (80pts) – 3e étape du Tour d’Oman

Sa relation avec Milan-Sanremo : Le Belge connaît bien la Primavera. Avec dix participations au compteur, le leader de la BMC a pratiquement tout connu sur Milan-Sanremo, à commencer par son premier Monument en 2008 (52e). Depuis, il a souvent tourné autour, comme en 2016 (5e) ou en 2011 (9e). Mais le Belge est toujours tombé sur plus fort (Démare en 2016) ou plus malin que soi (Goss en 2011).

Son atout majeur : Sa confiance en lui. Depuis deux ans, le Flamand a pris conscience de son potentiel et l’exploite à merveille. Il se sait capable de battre n’importe qui, sur n’importe quel terrain.

Ses chances de succès : 45%.

Greg Van Avermaet

Greg Van AvermaetAFP

Arnaud Démare (Groupama-FDJ, 26 ans)

Son classement à la Race Eurosport : 22e (285pts) – 1re étape de Paris-Nice

Sa relation avec Milan-Sanremo : C’est devenu le grand amour un après-midi de mars 2016. Celle du 19 pour être exact. Premier Français vainqueur d’un Monument depuis 1997, le Picard l’avait fait avec la manière, après avoir été retardé par une chute juste avant la Cipressa. Une lucidité et une force alors nouvelle à l’époque. Surtout sur une épreuve qui ne lui avait jamais souri en trois participations (129e, 34e et 127e). Mais le sprinteur de la Groupama-FDJ a confirmé l’an passé (6e) qu’il avait tout pour s’y imposer de nouveau.

Ses chances de succès : 50%.

Peter Sagan (Bora-Hansgrohe, 27 ans)

Son classement à la Race Eurosport : 14e (366pts) – 4e étape du Tour Down Under

Sa relation avec Milan-Sanremo : Elle est pour le moins tumultueuse. En sept participations, le Slovaque n’a encore jamais réussi à l’emporter, malgré quatre cinq top 4 et des situations parfois largement favorables. Inspirateur du mouvement décisif l’an dernier, il est battu au sprint par Kwiatkowski, comme il l’avait été par Ciolek en 2013 alors qu’il était rentré avec l’Allemand sur le duo de tête. Clairement le plus fort en 2012, il se fait surprendre par trois coureurs. A force d’avoir la pancarte, le Slovaque en oublie parfois d’être malin.

Son atout majeur : Sa folie. Le Slovaque est capable de tout, sur la plan tactique comme au niveau des jambes, d’attaquer de loin comme de s’imposer au sprint. Au point d’en faire parfois trop.

Ses chances de succès : 65%.

Peter Sagan

Peter SaganEurosport

Elia Viviani (Quick-Step Floors, 29 ans)

Son classement à la Race Eurosport : 4e (581pts) – Vainqueur du Tour de Dubaï (+ 2 étapes)

Sa relation avec Milan-Sanremo : A l’image de Démare, l’Italien a longtemps fait partie de ses sprinteurs à qui la Primavera ne souriait pas du tout. A la rue lors de ses trois premières participations (108e en 2012 et 2013, 84e en 2016), le natif d’Isola della Scala a enfin tenu le choc jusqu’au bout en 2017, avec une prometteuse 9e place. Enfin promu sprinteur n°1 de son équipe, il rêve de succéder à Filippo Pozzato, dernier Italien sacré sur la Via Roma, en 2006.

Son atout majeur : Son équipe. La Quick-Step est un monstre à trois têtes avec les présences d’Alaphilippe et Gilbert. Mais le Français est sorti épuisé de Paris-Nice alors que le Belge rêve avant-tout de Roubaix.

Ses chances de succès : 30%.

Elia Viviani

Elia VivianiGetty Images

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