Il fallait être sacrément fort pour lever les bras à Chiusdino. Sacrément fort pour terminer une course devant Tadej Pogacar (4e), Wout van Aert (3e) et Mathieu van der Poel (2e). Sacrément fort pour oser attaquer ce plateau de stars quand, en plus, c'est un équipier qui se trouve à l'avant de la course. Julian Alaphilippe se sentait fort, justement. Il le fallait pour aller chercher le bouquet sur cette 2e étape du Tirreno-Adriatico. Il l'a été jusqu'au bout. Et après avoir tourné autour, le champion du monde tient enfin son premier succès de la saison.
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Alaphilippe l'attendait avec impatience. Après avoir fini deuxième sur le Tour de la Provence, le Français restait sur une autre désillusion. Samedi dernier, il n'avait pu que constater les dégâts après l'attaque fulgurante de van der Poel sur les Strade Bianche. Deuxième derrière le Néerlandais, le coureur de la Deceuninck-Quick Step a offert la plus belle des réactions en le devançant cinq jours plus tard pour s'imposer à Chiusdino. "Cette victoire fait beaucoup de bien, a-t-il soufflé sur la ligne d'arrivée. C'est un soulagement."
Tirreno - Adriatico
Cette fois, elle est pour lui : Alaphilippe s'offre van der Poel et l'étape
11/03/2021 À 15:22

Van der Poel et Van Aert n'ont rien pu faire : Revivez le succès de Julian Alaphilippe

Décrocher ce succès était à la fois simple et complexe. Simple, parce que la présence de son équipier João Almeida en tête de la course à l'approche de la ligne lui donnait tout loisir d'attendre que les favoris se dévoilent dans le groupe des poursuivants. Et complexe, parce qu'il lui a fallu faire le choix d'attaquer alors que le Portugais était encore devant. Si Alaphilippe s'est imposé, c'est surtout parce qu'il ne s'est pas posé de question dans cette situation délicate. "Je n'ai pas vraiment hésité, je voulais garder ma position devant avec l'aide de Stybar et Asgreen, a-t-il expliqué. C'était une position parfaite pour nous avec Almeida qui avait suivi l'attaque plus tôt."

"Avec ce maillot, on sait qu'on est surveillé"

Puis c'est devenu une question de timing. Quand João Almeida a commencé à coincer, quand le Portugais a été sur le point de se faire reprendre par le groupe des favoris, Alaphilippe a su prendre la bonne décision au bon moment. Et faire fructifier un travail d'équipe rondement mené en franchissant la ligne d'arrivée en vainqueur. "Je me focalisais sur ce qui se passait autour de moi, a-t-il raconté après sa victoire. Quand j'étais juste derrière Joao, je me suis dit qu'il fallait que j'y aille. Cette victoire me rend vraiment heureux."
C'est déjà la 34e en carrière pour le coureur de 28 ans. Alaphilippe sait ce que gagner veut dire. Mais il a pris conscience que les victoires avaient un goût encore plus savoureux avec un maillot arc-en-ciel sur les épaules. Car elles sont bien plus difficiles à obtenir. "Vous n'êtes jamais sûr de gagner, a-t-il affirmé après la course. C'est toujours un sentiment spécial, ce n'est jamais facile de gagner mais avec ce maillot de champion du monde, on sait qu'on est surveillé. L'équipe a fait un très beau travail." Après La Flèche Brabançonne fin 2020, Alaphilippe gagne pour le deuxième fois avec le maillot irisé sur le dos, la deuxième fois devant Mathieu van der Poel. Le compteur de succès aurait pu afficher trois s’il n’avait pas fait n’importe quoi dans le final de Liège-Bastogne-Liège.
Le champion du monde aussi. Son succès à Chiusdino vient valider un début de saison encourageant à défaut d'être victorieux. Débloquer son compteur de victoires était une étape importante pour générer de la confiance avant l'un de ses premiers objectifs de l'année. Le Saint-Amandois attend Milan-San Remo, le 20 mars, avec impatience. Il espère bien renouer avec le succès sur le premier Monument de la saison après en avoir pris la deuxième place la saison passée. Alaphilippe voyait surtout Tirreno-Adriatico comme l'épreuve idéale pour préparer ce rendez-vous. Il a eu raison. Cette première victoire de l'année en est la preuve.

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