Malgré l'arrivée de Peter Bosz au début de l'été, l'Olympique Lyonnais s'est fait relativement discret ces dernières semaines, loin des coulisses très agitées des Girondins de Bordeaux, à des années-lumière du mercato survolté de l'Olympique de Marseille et de celui, galactique et malin, du Paris Saint-Germain. Et puis, la Ligue 1 a repris ses droits. Et tout s'est gâté, à plusieurs niveaux. Résultat, à la mi-août, c'est déjà très chaud dans le Rhône.

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Dernier épisode en date : le cas Marcelo. Le défenseur brésilien a livré une prestation catastrophique lors de la gifle reçue à Angers dimanche (3-0). Puis, selon RMC et L'Equipe, il a fait preuve d'un comportement déplacé dans le vestiaire, à la suite de la déroute. Résultat, l'ancien du Besiktas a été écarté du groupe pro, et son histoire avec l'OL va se terminer brutalement, moins de six mois après sa dernière prolongation de contrat.
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Qui a raison, qui a tort, qui a commencé, qui a voulu se séparer de l'autre en premier ? Un tas de questions, aucune réponse claire pour le moment. Peut-être en saura-t-on plus quand Marcelo prendra de nouveau la parole, comme il l'a annoncé sur son compte Instagram mardi soir. Mais au fond, qu'importe. Car une chose est sûre, le feuilleton autour du défenseur central de 34 ans est un parfait condensé des maux lyonnais en cette reprise.

Sportivement, Lyon a calé au démarrage

La dernière fois que Lyon a fait confiance à un entraîneur étranger, cela s'est vite et mal terminé. Alors forcément, après un seul point pris sur les deux premières journées avec l'OL, Peter Bosz est particulièrement scruté. Prédire au technicien néerlandais le même destin qu'à Sylvinho serait au mieux maladroit, au pire malhonnête. Reste qu'après un nul contre Brest en ouverture (1-1), le 15 août s'est transformé en cauchemar pour Lyon sur la pelouse d'Angers (3-0). A l'image du match de Marcelo.

Marcelo, auteur d'un but contre son camp lors d'Angers-Lyon.

Crédit: Getty Images

Pas question, ici, de parler d'urgence statistique après seulement deux journées. Mais l'ancien coach de l'Ajax Amsterdam a déjà poussé, à raison, plusieurs gros coups de gueule. "Je ne suis là que depuis six, sept semaines. Je ne sais pas comment c'était avant. Je n'ai vu que le match d'aujourd'hui. Et si on veut gagner quelque chose, ça doit changer vite", lançait-il dimanche. Classé dans la catégorie des dogmatiques, Bosz a certainement compris à quel point imposer ses idées prendrait du temps. Reste à savoir si Jean-Michel Aulas lui en donnera.

Un mercato au ralenti… avant le grand bazar ?

S'il veut pouvoir imprimer sa patte sur le septuple champion de France, l'entraîneur néerlandais aura besoin de profils qui collent à ses idées. Bosz l'a répété plusieurs fois depuis son arrivée : il a besoin d'au moins un joueur à chaque ligne. La défense est désormais le chantier le plus important, puisqu'il faudra donc remplacer Marcelo, voire Sinaly Diomandé, qui pourrait aussi aller voir ailleurs. Un ou deux joueurs pourraient donc s'ajouter au recrutement de Damien Da Silva à ce poste.
A gauche, Melvin Bard a été vendu à Nice, Youssouf Koné a de nouveau été prêté et Maxwel Cornet est sur le départ (en plus d'être désormais suspendu après son exclusion contre Angers). Reste l'inconnu Henrique, pas franchement rassurant en préparation. Il faut donc, là aussi, sérieusement s'activer à deux semaines de la clôture du marché. Lyon l'a compris en tentant le coup Layvin Kurzawa, puis en se lançant sur la piste Emerson (Chelsea), selon L'Equipe. Pour le reste ? Le quotidien explique que le coach de 57 ans ne s'opposera pas aux ventes d'Aouar et Slimani en plus des cas précédemment évoqués, comme à celle de Rayan Cherki selon RMC. Ce qui ouvrirait la porte à d'autres mouvements, naturellement.
Par ailleurs, si Thiago Mendes s'en va, l'OL manquera d'une sentinelle. Il manque déjà, en tout cas, d'ailiers de débordement qui permettraient à Bosz de mettre en place son 4-3-3 fétiche. Ses tacles répétés sur les mouvements insuffisants de ses attaquants vont dans ce sens.

Une "mentalité" qui agace

Et puis, il y a ce qu'il se passe en interne. Marcelo est celui qui fait le plus causer, mais pas le seul à agacer. Toujours selon L'Equipe, Juninho n'est "pas fan" de la mentalité des jeunes du centre de formation, alors qu'il a plusieurs fois mis l'accent sur l'état d'esprit à imprimer dans ce groupe. Bosz a lui aussi beaucoup insisté sur cette question de "mentalité", à l'échelle de son équipe toute entière. Sur le terrain, sur le marché, et dans les têtes, il y a du boulot. Beaucoup de boulot.

Juninho, le directeur sportif de l'OL

Crédit: Getty Images

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