Getty Images

Bonus-malus : La bonne étoile d'Hamilton, le zèle d'Ocon, la colère de Verstappen

Bonus-malus : La bonne étoile d'Hamilton, le zèle d'Ocon, la colère de Verstappen

Le 12/11/2018 à 12:17Mis à jour Le 25/11/2018 à 21:41

GRAND PRIX DU BRESIL - Lewis Hamilton (Mercedes) a su cueillir une victoire inespérée, dimanche, sur les dégâts faits à la Red Bull du leader Max Verstappen (Red Bull) par l'inconséquent retardataire Esteban Ocon (Force India). Assurément l'une des images fortes de la saison 2018.

La note : 4/5

Un régal. On était persuadé que les Mercedes boys s'embarquaient dans une galère avec les "super tendre" et que des challengers surgiraient tôt ou tard. On pensait que les pilotes Ferrari endosseraient ce rôle et quelle ne fut pas la surprise de voir émerger un Néerlandais volant, seul à avoir tout compris des Pirelli. Sa maestria (ses dépassements sur les Ferrari, Bottas, Hamilton) devait le mener à une victoire éclatante, qui à elle seule aurait justifié une note enthousiaste. En prime, on a aussi eu droit à des Kimi Räikkönen (Ferrari) et Daniel Ricciardo (Red Bull) inspirés.

Le vainqueur : Lewis Hamilton (Mercedes)

A ranger au rayon des miracles. Jamais une W09 n'aurait dû gagner dimanche à Sao Paulo. Elle n'était la meilleure ni en "super tendre" ni en "medium". Mais les hasards de la piste font parfois bien les choses. Cloques, problème de moteur, trafic pour Lewis Hamilton qui a quand même dû aller la chercher.

Le Britannique avait été transparent pour son cinquième titre. Ce coup de pouce est bien tombé pour Mercedes.

Le zélé : Esteban Ocon (Force India)

Le Français est en quête désespérée de publicité pour attirer l'attention depuis qu'il a vu les portes du paddock 2019 se fermer à une à une. Il faut voir son comportement du 44e tour dans ce prisme, sinon quel intérêt y avait-il à faire la course avec le leader à un tour de distance ? Il a assuré "ne pas pouvoir disparaître" à côté de Max Verstappen, qui avait pris le dessus dans la descente du virage n°2. C'était si facile de freiner mais il est vrai que ça n'est pas dans ses principes.

La justification de sa manoeuvre - il voulait faire subir à Verstappen le même sort qu'à Alonso, sans parler de "Max ne m'a pas laissé la place" et "il fallait que je puisse tenter quelque chose" - est un non-sens qui le discrédite, sinon le dessert.

Force India l'a conforté dans cet aveuglement en expliquant lui avoir donné l'autorisation de challenger le Néerlandais. En réponse à une demande à sa part.

L'homme en colère : Max Verstappen (Red Bull)

Dans les années 70 ou 80, le Néerlandais aurait fait le coup de poing façon Nelson Piquet sur Eliseo Salazar à Hockenheim en 1982, Nigel Mansell sur Ayrton Senna à Spa en 1987, ou Ayrton Senna sur Eddie Irvine à Suzuka en 1993.

Les temps ont changé avec les responsabilités médiatiques mais il est allé à la limite de l'acceptable pour montrer son courroux à Esteban Ocon. Heureusement, les commissaires ont pris en compte le préjudice subi pour expliquer cette grosse colère.

Le dépassement : Daniel Ricciardo (Red Bull)

Manœuvre d'anthologie de l'Australien à l'extérieur du n°1 sur Sebastian Vettel (Ferrari) au 46e tour, pour P5. Le point d'orgue d'une chasse au long cours.

La stat : 50,5%

50 succès en 99 Grands Prix : Lewis Hamilton, c'est à lui seul plus de la moitié des victoires sous l'ère turbo depuis 2014 !

Le tweet digital

C'était décidemment la journée des doigts d'honneur… Fair play belge à la parade des pilotes avant énervement batave au 44e tour...

Le bonus : Mercedes

Une euphorie de champions du monde qui a fait plaisir à voir en dépit de l'habitude quinquennale.

Le malus : Kimi Räikkönen

La joie sur le podium l'ennuyait franchement. Barricadé derrière ses lunettes impolies, enfermé dans son image d'Iceman. Dommage.

Kimi Räikkönen (Ferrari) au Grand Prix du Brésil 2018

La déclaration : Jacques Villeneuve, en direct sur Canal+

" C'est comme ça qu'Ocon veut rester en Formule 1 ?"
0
0