Nigel Bond “00-147” : Bond. Nigel Bond. L’Anglais n’est pas loin d’avoir le meilleur surnom du circuit avec une référence qui mélange le célèbre agent 007 et le fameux 147 du snooker qui représente le break maximum à atteindre. Sauf que le finaliste malheureux des Championnats du monde 1995 n’a jamais réussi le moindre 147 dans sa carrière, son break le plus haut étant de 140. Mais, 00-140 faisait bien moins classe.
Ali Carter “The Captain” : Non, Ali Carter ne dispute pas ses matchs avec un brassard autour du biceps. Mais l’Anglais doit son surnom à sa passion pour l’aviation, il a d'ailleurs son brevet de pilote. Toujours utile pour savoir gérer les trous d’airs à la table.
Steve Davis “The Nugget” : Littéralement “La pépite d’or”. Un surnom que celui qui a dominé les années 80, en remportant six fois les Championnats du monde, doit à son manager et désormais président de la World Snooker Association Barry Hearn : “Tu pouvais mettre tout ton argent sur lui et tu savais que tu allais être payé”. Tout le monde ne peut en dire autant.
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Ken Doherty “Scarface” : Lorsqu’il avait 7 ans, le petit Ken est tombé du toit d’un hangar sur une poubelle en métal. Si le Champion du monde 1997 s’en est sorti indemne, la chute lui a tout de même laissé une belle cicatrice sur la joue droite. Et lui a donné ce surnom légèrement de mauvais goût “Scarface”. Et son dérivé plus sympathique de “Kenny Montana”. Les chemises hawaïennes en moins.

Ken Doherty

Crédit: From Official Website

Peter Ebdon “Psycho” : Après une défaite au UK Championship en 2001, Ronnie O’Sullivan a dit de Peter Ebdon qu’il “a un regard de psychopathe”. Ce qui explique en partie ce surnom du champion du monde 2002. L’autre partie étant le fait que celui qui est daltonien, et qui demande parfois à l’arbitre de lui confirmer une couleur, suivait un régime strict pour se maintenir en forme. Soit nager un mile par jour et adopter un régime vegan - c’est d’ailleurs lui qui a conseillé Neil Robertson dans sa démarche - où il ne mange parfois que des aliments crus pendant de longues semaines.
David Gilbert “The Angry Farmer” : Alors que sa carrière dans le snooker a eu du mal à décoller, David Gilbert est parti travailler dans la ferme familiale où il conduisait des tracteurs et faisait du débroussaillage. Et si ce métier ne lui rapportait que 5£ de l’heure, il lui a permis de décrocher un joli surnom.
Stephen Hendry “The Iceman” : Dans les années 90, Stephen Hendry était un tueur professionnel. Du genre à remporter à sept reprises les Championnats du monde. Un record qui lui vaut aussi le surnom de “The King of the Crucible”. Mais l’Ecossais reste avant tout “The Iceman”, surnom qu’il partage avec d’autres sportifs comme Dennis Bergkamp, Björn Borg ou encore Kimi Räikkönen. Bref, que des légendes.
Michael Holt “The Hitman” : Michael Holt n’est pas un tueur à gages. Loin de là. C’est juste un joueur qui lorsqu’il manque une bille facile frappe avec son poing sur la table de rage. Des coups de colère qui lui ont déjà coûté une fracture à doigt. Mais surtout beaucoup de défaites.
Paul Hunter “Beckham of the Baize” : Avant son décès à 27 ans des suites d’une tumeur neuroendocrinienne, Paul Hunter était un joueur respecté sur le circuit professionnel où son côté golden boy et ses cheveux blonds lui ont valu le surnom de “Beckham of the Baize”. Traduction : le David Beckham du tapis. Il y a pire comme comparaison.

Paul Hunter

Crédit: Getty Images

Joe Johnson “The Shoe” : Au snooker, les fantaisies se font rares d’un point de vue vestimentaire où les chemises, les gilets sans manche et les nœuds papillon/cravate sont obligatoires. Alors forcément lorsque Joe Johnson débarque aux Championnats du monde 1986 avec des chaussures roses cela détonne. Et lui offre un nouveau surnom. L’Anglais étant reparti avec la victoire finale, les autres joueurs devraient s’inspirer de cette tenue.
Ronnie O’Sullivan “The Rocket” : Probablement le surnom le plus célèbre du snooker. Mais aussi le plus réaliste. Car lorsque Ronnie O’Sullivan réalise un break maximum en 5 minutes et 8 secondes aux Championnats du monde 1997, on mérite d’être comparé à une fusée. Une fusée bien plus rapide que la SpaceX de Elon Musk qui met 24 heures pour rejoindre la Station spatiale internationale depuis la Floride.
Ray Reardon “Dracula” : Il aurait pu être surnommé Dracula car tel un vampire assoiffé de sang, il a mordu tous ses adversaires dans les années 70 pour remporter le Championnat du monde à sept reprises. Mais c’est finalement juste car la ressemblance avec le héros de Bram Stoker est troublante d’un point de vue capillaire et dentaire.

Ray Reardon

Crédit: Eurosport

Mark Selby “The Jester From Leicester” : À première vue, Mark Selby n’est pas Sacha Baron Cohen ou Ricky Gervais. Pourtant, l’Anglais serait, lui aussi, un grand rigolo. D’ou son surnom “Le bouffon de Leicester”. Pourtant, cette année il ne fait pas rire ses adversaires aux Championnats du monde qui se font tous massacrer un à un.
Cliff Thorburn “The Grinder” : On ne choisit pas un surnom. Alors que Cliff Thorburn a toujours voulu qu’on le surnomme “Champagne Cliff”, il n’en a rien été, les gens préférant “The Grinder”. Un surnom donné par Alex Higgins après leur affrontement en finale des Championnats du monde 1980 en raison de la lenteur de son adversaire. Et comme dans Le lièvre et la tortue, c’est la tortue qui s’est imposée à la fin.
Willie Thorne “The Homer Simpson of snooker” : Impossible de savoir si Willie Thorne était un féru de donuts. Mais comme Homer Simpson, l’Anglais avait un crâne dégarni, d’où ce surnom donné par des personnes qui n’ont visiblement jamais vu la série puisque Homer a deux petits cheveux sur le dessus quand Willie n’a des cheveux que sur le côté. Le surnom “The Jean Benguigui of snooker” était probablement déjà utilisé.
Mais aussi : Matthew Couch “The Couchernator”, Graeme Dott “Dott the Pot”, Barry Hawkins “The Hawk”, Anthony Hamilton “Sheriff of Pottingham”, John Higgins “Wizard of Wishaw”, Mark King “The Royal King”, Jack Lisowski “Jack-pot”, Robert Milkins “The Milkman”, Shaun Murphy “The Magician”, Jimmy Robertson “Robbo”, Neil Robertson “Thunder from Down Under”, Judd Trump "The Juddernaut".
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