Masters 1 000 de Monte Carlo - Face à Andrey Rublev, Arthur Fils va tenter de venger... et d'égaler Gaël Monfils
Par Rémi Bourrieres
Mis à jour 10/04/2025 à 08:34 GMT+2
Arthur Fils va défier Andrey Rublev, le tombeur de Gaël Monfils, ce jeudi en huitièmes de finale du Masters 1 000 de Monte Carlo. S’il venait à l’emporter, le jeune Français de 20 ans deviendrait le premier Tricolore à enchaîner un brelan de quarts de finale en Masters 1 000 depuis… Gaël Monfils, qui avait réussi un enchaînement similaire en 2016.
"Roland-Garros est le tournoi du Grand Chelem où Fils a le plus de chance de soulever le trophée"
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Désormais, la tendance lui est plus que favorable. Au coude-à-coude avec Ugo Humbert jusqu’en janvier dernier pour le statut – certes honorifique - de leader du tennis français, Arthur Fils a pris un net ascendant au fil de ces dernières semaines, marquées par une constance dans les résultats qu’on ne lui connaissait pas, ou pas encore. Et ce désormais, quels que soient les continents et les surfaces. Quart de finaliste à Indian Wells et à Miami le mois dernier, le Francilien va tenter d’en faire de même à Monte Carlo où il va défier, ce jeudi, le bourreau de Gaël Monfils, à savoir Andrey Rublev, tête de série N.7.
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Évidemment, on aurait tous aimé voir un duel des générations ô combien symbolique, et spectaculaire, entre le vétéran tricolore de bientôt 38 ans et celui qui pourrait quasiment être son fils. Au lieu de quoi, on aura tout de même droit à une passe d’armes à distance entre les deux hommes, qui ne se sont donc encore jamais affrontés : si Arthur venait à venger son aîné, il deviendrait en effet le premier joueur français à enchaîner un brelan de quarts de finale en Masters 1 000 depuis… Gaël Monfils, en 2016.
Le plus ironique de l’histoire, c’est que la Monf' l’avait fait exactement au même endroit : il avait été quart de finaliste à Indian Wells et à Miami (battu par Milos Raonic puis Kei Nishikori), avant d’atteindre la finale du Masters 1 000 monégasque, face à Rafael Nadal. On n’en est pas encore là pour Arthur Fils, mais s’il venait à atteindre le "grand 8" sur le Rocher, il réussirait un enchaînement qui ne serait surtout pas à sous-estimer, puisque Jo-Wilfried Tsonga est le seul autre joueur français à y être également parvenu. Et encore, une seule fois, et à cheval sur deux saisons (quart de finale à Shanghai et Bercy en 2012 puis à Indian Wells en 2013).
La constance qui change tout
Anecdotique ? Peut-être. Mais tout cela dit quand même beaucoup du niveau "moyen" – le plus important – désormais atteint par Fils, qui a décidément franchi un cap important en l’espace d’un mois, et qui l'a encore montré à Monte Carlo en gérant parfaitement deux premiers matches pièges face à Tallon Griekspoor et Flavio Cobolli.
Cela dit aussi quelque chose, sans vouloir retomber dans le jeu des comparaisons toujours aléatoires, des similitudes évidentes entre Fils et Monfils : beaucoup de puissance et de certitudes techniques des deux côtés, mais avec un "ancrage" au sol, un volume de frappe et une amplitude de swing qui leur permet de s'exprimer aussi bien, sinon mieux, sur terre battue que sur surfaces rapides.
Quoi qu’il en soit, Arthur, qui pourrait aussi faire un beau rapproché vers le top 10 en cas de succès, a l’occasion de faire l’étalage de ses progrès face Andrey Rublev, contre lequel il s’était incliné en trois sets, l’an dernier, à Hong Kong (sur dur). Même si le Russe est apparu revigoré et étonnamment zen face à Monfils sous la houlette de son nouveau conseiller Marat Safin, le jeune Français de 20 ans peut tout à fait croire en ses chances de succès. L’inverse, de toute façon, n’est pas vraiment le genre de la maison.
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Fils : "Mon ancien coach m'a toujours dit 'tu ne comprends rien au tennis' "
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C'est agréable de jouer ces gros tournois en sachant qu'on a sa chance contre presque tout le monde.
"Le fait d’avoir bien joué à Indian Wells et Miami m'a mis en confiance et quand on arrive ici, cela permet d'avoir des certitudes sur son tennis, même si c'est sur terre battue, s'est satisfait le Bondouflois en conférence de presse. C'est agréable de jouer ces gros tournois en sachant qu'on a sa chance contre presque tout le monde. Il le faut car, maintenant, il n'y a que des gros matches à jouer".
Andrey Rublev pour aller potentiellement sur Carlos Alcaraz en quarts et Casper Ruud en demies, on a effectivement connu des chemins plus tranquilles pour devenir le premier Français finaliste sur le Rocher depuis (évidemment) Gaël Monfils en 2016. Mais très franchement, on a de plus en plus l'impression qu'impossible n'est pas Arthur Fils.
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