Wimbledon 2026 - Il est désormais… 87e mondial : Stefanos Tsitsipas a-t-il touché le fond ?

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Avant de défier Novak Djokovic ce mercredi au 2e tour, Stefanos Tsitsipas végète à une 87e place mondiale indigne de son palmarès. Mais est-ce si éloigné de son niveau actuel ? Voilà deux ans, déjà, qu'il n'a plus passé un 2e tour en Grand Chelem et qu'il ne cesse de décevoir. Que s'est-il passé pour en arriver là ? Et peut-il redécoller ?

"C'est triste ce qu'est devenu Tsitsipas"

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C'est un bon indicateur au moment de mesurer les dynamiques d'une carrière. Voilà encore trois ans, on se pressait dans les salles principales des Grands Chelems pour écouter Stefanos Tsitsipas deviser sur son tennis, son approche singulière du circuit et ses performances rayonnantes en Majeur, surtout à Roland-Garros. Cette année, c'est dans l'anonymat de la zone interview (trois fauteuils et quelques chaises pour permettre aux médias de s'entretenir avec des joueurs bien moins exposés, NDLR) que nous avons retrouvé le Grec.
Lucide sur sa situation et conscient de la spirale dans laquelle il s'est enfermé depuis bientôt deux ans. En début d'année 2024, il était encore un membre installé du Top 10. Depuis, il n'a cessé de chuter dans les tréfonds, figurant désormais au 87e rang mondial. La sortie du Top 100, à 27 ans, est une question qu'il a dû se poser en chemin.
Je me suis un peu perdu en chemin…
"Vous le savez, j'ai vécu des moments vraiment compliqués avec des blessures que je n'aurais jamais imaginées, s'est-il confessé à Wimbledon après son 1er tour victorieux. En étant gamin, je ne pensais pas possible que ma vie puisse autant être marquée par la douleur. J'en ai vraiment bavé, j'ai dû me faire hospitaliser. Tout ceci fait désormais partie de mon chemin, tout en sachant que je ne suis pas le seul ni le premier dans cette situation. Mais je me suis un peu perdu en chemin…"
Et, sur le circuit, les choses tournent vite. Il était l'un des membres les plus éminents de la Next Gen ? Il fut l'une des victimes majeures de la vague de jeunisme qui a déferlé sur l'ATP. Son dos, son père, les commentaires de Paula Badosa sur leur relation : le Grec a décidé de faire un reset avant d'arriver à Londres. Exit son père – pour de bon, promet-il – et retour de Patrick Mouratoglou en tant que superviseur.
"C'est sûr qu'il n'est pas à sa place en étant 80e mondial, synthétisait le coach lors de Roland-Garros avant de rembobiner le film d'une longue descente aux enfers. Je ne pense pas qu'il y ait un truc profond de cassé. Il y a eu un concours, non pas de circonstances, mais d'événements qui l'ont amené là où il est aujourd'hui. Il a souvent joué avec des grosses douleurs de dos, ce qui lui a fait perdre des matchs. Les matches perdus ont amené de la perte de confiance. Ensuite, il s'est séparé de son père et ce n'est pas du tout quelque chose de neutre. Il a été avec son père quasiment 24h/24 pendant 20 ans. Tous les jours. Toute l'année. Son père a une personnalité très forte. Je pense qu'il a eu un gros vide quand il s'est séparé de son père, cela l'a déstabilisé à un moment où en plus il avait des problèmes de dos."
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"Sinner n’a pas encore le niveau d’un potentiel vainqueur"

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L'attaque de Goran, l'hommage de Medvedev

Pour redémarrer la machine, Tsitsipas a tenté des choses, notamment en faisant appel à Goran Ivanisevic. L'histoire fut brève et violente, avec une charge publique de l'ancien coach de Djoko. "Il n'est pas forcément tombé sur les bons entraîneurs, même s'ils ont vu des choses qu'ils espéraient voir chez lui, au lieu d'être patients, de parler avec lui, de l'aider, ils l'ont jugé immédiatement. Ils l'ont jugé puis abandonné, se désole encore Mouratoglou. Il a eu des problèmes personnels. Il y a eu tout ça. Il y a eu tout un mélange de choses qui ont fait qu'il a perdu confiance dans son tennis et dans les bases de son tennis. Mais ça se reconstruit. Je ne suis pas inquiet à long terme."
De manière surprenante, Daniil Medvedev n'a pas dit autre chose lorsqu'il fut interrogé sur l'un de ses rivaux historiques : "On ne sait jamais ce qui peut arriver, mais lorsqu’un joueur a déjà démontré un tel niveau, cela signifie qu’il en a les capacités. Je ne serais absolument pas surpris que, d’ici deux semaines, un an ou même cinq ans, il finisse par remporter un Grand Chelem ou qu’il atteigne les demi‐finales".
Cet espoir de retrouver les devants de la scène, c'est aussi ce qui anime le Grec. "Aujourd'hui, pendant que j'étais sur le court, je repensais aux batailles épiques que j'ai pu vivre ici, expliquait-il après son 1er tour. C'était un peu un retour aux sources, comme quand je démarrais Wimbledon avec l'envie d'aller loin". Voilà plusieurs mois qu'il court derrière le déclic, celui qui fait basculer du bon côté de l'histoire. Le Center Court face à Novak Djokovic ressemble à un décorum adéquat.
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Sabalenka et les autres derrière ? "On n’est pas à l’abri d’une nouvelle surprise"

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