L’été était parti de travers. Surtout après un printemps déjà franchement moribond, entre élimination logique en demi-finale de C1 et perte du titre de champion. A ces deux échecs sportifs allait s’ajouter une crise institutionnelle, pensait-on. Mauricio Pochettino, fraîchement nommé en janvier, était prêt à rendre son tablier pour retrouver ses amours londoniens. L’avenir de Kylian Mbappé était sur toutes les lèvres et on voyait mal comment Paris réussirait à lui garantir une équipe plus compétitive. Dans ce panorama, Leonardo ne semblait pas si innocent. C’était en mai dernier. Un mois et demi plus tard, c’est un soleil resplendissant qui brille au-dessus du camp des Loges malgré une météo parisienne capricieuse.
L’été était parti de travers mais "Leo" a rapidement réussi à inverser la tendance. Une fois l’orage Pochettino passé, le directeur sportif parisien s’est activé comme rarement. La contrainte du fair-play financier levée, temporairement du moins, ce fut un carnage en règle. Le Barça est proche de boucler le dossier Wijnaldum ? Paris surenchérit et empoche la mise. L’Inter cherche rapidement des liquidités pour se renflouer ? Paris aligne les millions pour s’offrir Achraf Hakimi à un poste faible. Il y a bisbille entre Sergio Ramos et le Real ? Paris propose à l'Espagnol le contrat que son club de toujours lui refusait et signe ainsi un défenseur central de très haut niveau avec un leadership qui a fait défaut ces dernières années.

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Donnarumma, l’opportunité qui pose problème

Disons-le d’entrée : tout est plus facile avec de l’argent, surtout en ces temps de disette où même les plus dépensiers sont à l’agonie. Le fair-play financier semble déjà enterré. Paris, comme d’autres, peut se permettre des folies, notamment sur sa masse salariale. Mais la science du mercato de Leonardo lui a permis de prendre une avance bienvenue. Dans le sens des arrivées, bien sûr. Mais dans le sens des départs également où sa plus-value était moindre jusqu’ici : Mitchell Bakker bien vendu, Layvin Kurzawa annoncé vers la sortie, Alphonse Areola cité à West Ham… Tous les indésirables, surtout les plus coûteux, ne sont pas encore partis mais, au moins, le ménage est entrepris.
Alors, Mauricio Pochettino est-il contenté ? Sans doute tant l’effectif parisien a été très nettement amélioré et ce dans des secteurs clés. Reste que la frénésie du directeur sportif parisien risque bien de causer des soucis qu’il n’aura pas à gérer au quotidien. Face à l’opportunité de marché que représentait Gianluigi Donnaruma, Leonardo n’a pas attendu le brillant Euro de l’Italien pour sauter sur l’occasion. Résultat : à un poste qui ne l’exige surtout pas, Keylor Navas et l’ancien Milanais seront mis en concurrence. Contre toute logique sportive mais le mercato n’est pas qu’une affaire de terrain…

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Sa façon de travailler, cloisonnée, risque encore de déclencher des problèmes en cours de saison, comme ce fut le cas avec Thomas Tuchel mais également avec Mauricio Pochettino. Avec certains hommes forts du vestiaire également, à l’image de Neymar. D’ailleurs, s’il est l’homme fort du PSG, Leonardo n’en reste pas moins surveillé de près par les propriétaires qataris. Alors, son mercato façon Blitzkrieg ressemble aussi à une façon de reprendre la main. Sur son destin. Mais pas que.

Mbappé mis face à ses responsabilités

Car le mercato parisien, si clinquant jusque-là, restera fatalement jugé sur le dossier qui fait parler depuis plus d’un an : l’avenir de Kylian Mbappé. Directement, Leonardo ne gère plus. Tout vient d’en haut et c’est Nasser Al-Khelaifi, dont les relations avec le clan Mbappé sont bonnes, qui a décidé de prendre à bras le corps cette négociation sensible. Il en va de l’image du PSG mais également de sa compétitivité sportive.
Mais indirectement, Leonardo met Mbappé face à ses responsabilités : il voulait des gages de compétitivité, il ne pouvait pas rêver mieux. Désormais, s’il fait le choix de sécession, il devra trouver un autre argument. Car Leonardo est passé par là…

Mauricio Pochettino et Leonardo

Crédit: Getty Images

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