Ineos a enfin trouvé un adversaire à sa mesure. Personne, depuis le début du règne de la Sky en 2012, n'avait osé défier les patrons de la sorte. A bien y regarder, Jumbo-Visma est tout autant l'adversaire numéro un d'Egan Bernal et sa bande que la régente du peloton depuis le 1er août et la reprise de la saison. Heureusement que l'effronté Remco Evenepoel fait parler de lui partout où il roule, sans quoi on ne verrait que du jaune et noir.

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Évacuons d'entrée le sujet sensible : oui Dylan Groenewegen et son action inconsidérée à l'endroit de Fabio Jakobsen sur le Tour de Pologne est bien le seul accroc du mois d'août jusqu'ici fabuleux de Jumbo-Visma. Sept succès, avec celui de George Bennett sur le Gran Piemonte, c'est moins que les huit de Deceuninck-Quick Step mais c'est deux de plus qu'Ineos. Surtout, ni la formation britannique, ni son homologue belge ne semblent capables de dicter leur loi comme le fait la Néerlandaise.

Les succès de Wout Van Aert sur les Strade Bianche et Milan-Sanremo sont évidemment à mettre au crédit du surdoué belge. Ceux acquis au Tour de l'Ain puis au Critérium du Dauphiné ce mercredi portent en revanche le sceau d'une force collective impressionnante. Déjà sur les routes de l'Ain, où Primoz Roglic a marqué des points face à Egan Bernal en remportant le classement général, George Bennett, Robert Gesink et autres Sepp Kuss et même Tom Dumoulin avaient abattu un incroyable travail qui avait fait dérailler le train Ineos, Bernal se retrouvant en sous-nombre dans le final de la troisième et dernière étape. Le scénario s'est répété ce mardi.

Et maintenant Van Aert va devenir équipier de luxe

"Nous avons une telle équipe, je ne pouvais pas manquer cette opportunité, a salué Van Aert après son troisième succès de prestige en dix jours. C’est une grosse victoire de l’équipe et nous allons continuer de voir grand." Avant que Jumbo-Visma ne mette en route, Ineos a tenté de faire illusion en tête de peloton dans le final difficile vers Saint-Christo-de-Jarez. Mais quand Robert Gesink s'est mis à la planche, plus personne n'a bronché. C'était Jumbo devant, les autres derrières. Et quand Van Aert a lancé son sprint à moins de 150 mètres de la ligne, il avait déjà course gagnée, l'effort de Daryl Impey était vain. Lui n'a pas Primoz Roglic et Steven Kruijswijk comme équipier de luxe.

"Maintenant, il va y avoir de longues ascensions sur les étapes qui arrivent et je serai uniquement un équipier à présent", a assuré le vainqueur du jour. C'est aussi là, la force de l'équipe néerlandaise : chacun connaît son rôle et le casting est si XXL que les leaders savent quand c'est leur jour ou non. A partir de jeudi, le Dauphiné va prendre encore un peu plus de hauteur et Van Aert sera présent pour essorer le peloton, sans doute en début d'ascension. "Nous nous approchons du Tour et on parle beaucoup d’Ineos contre Jumbo mais il y a aussi beaucoup d’autres équipes qui sont là pour être dans le match, il faut les respecter", a nuancé Egan Bernal, 3e sur la ligne. Le Colombien peut bien noyer le poisson, il doit le savoir lui aussi : pour le moment il y a Jumbo-Visma et les autres.

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