Athlètes internationaux de l'année 2024 – Jannik Sinner à la 5e place
Mis à jour 27/12/2024 à 15:09 GMT+1
SPORTIFS INTERNATIONAUX DE L'ANNEE – Suite de notre traditionnel classement des athlètes internationaux qui ont marqué 2024. A la 5e place, le tennisman italien Jannik Sinner. Dans une saison marquée par les retraites de Rafael Nadal et Andy Murray, l'Italien, n°1 mondial presque invincible, aura incarné le changement d'ère malgré une affaire qui a écorné son image.
Visuel Jannik Sinner 2024
Crédit: Quentin Guichard
5. Jannik Sinner
Sport : Tennis
Nombre de points : 112
Meilleur classement : 3e
Classement 2023 : -
Nombre de points : 112
Meilleur classement : 3e
Classement 2023 : -
Notre top 10 des athlètes mondiaux en 2024
Pourquoi lui ?
Parce que sa saison a été remarquable de bout en bout, digne d'un nouveau mutant du tennis mondial. Par la constance de son excellence – 8 titres dont 2 en Grand Chelem et le Masters ainsi que 92,4 % de victoires soit seulement 6 défaites en 79 matches –, Jannik Sinner s'est inscrit dans la lignée de ses glorieux aînés du "Big 3" (voire "Big 4" avec Andy Murray) dont Novak Djokovic est désormais le seul représentant en activité. Alors que le Serbe, sacré l'an dernier dans notre classement, a accusé le coup, le jeune Italien a assumé la relève avec la manière, s'imposant comme le nouveau patron incontesté du circuit.
La prouesse est immense. Car si sa fin d'exercice 2023, marquée par des titres à Pékin et Vienne, une finale au Masters, le gain de la Coupe Davis et deux victoires en trois matches face à Djokovic, indiquait qu'il avait franchi un cap, dominer de cette manière, c'est autre chose. Avant cette saison, son meilleur résultat en Majeur était une demi-finale à Wimbledon. Il a désormais deux Majeurs à son palmarès. Dès janvier, Melbourne lui a fait prendre une autre dimension en deux temps.
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Sinner, Djokovic, Mpetshi Perricard, qui a marqué la saison 2024 ?
Video credit: Eurosport
D'abord en écartant en demie sans ménagement le "Djoker" sur le format long (trois sets gagnants) et dans "son" tournoi (10 sacres). Ensuite en remontant deux manches à Daniil Medvedev en finale pour aller chercher le Graal. Psychologiquement et en termes de confiance en soi, Sinner est devenu un autre joueur, un champion insatiable. Par sa qualité de frappe naturelle, sa longueur de balle étouffante, sa régularité à l'échange, la précision de sa relance, ses progrès au service et en défense, le protégé de Darren Cahill et Simone Vagnozzi s'est métamorphosé en une sorte de Djokovic 2.0 quasiment sans faille et invincible.
Alors pourquoi n'est-il pas au moins sur notre podium ? Cela tient d'une part à l'importance des Jeux Olympiques auxquels il n'a d'ailleurs pas pu participer à cause d'une blessure. Et d'autre part à deux réserves le concernant. La première est un constat sportif : parmi les 6 petites défaites qu'il a concédées, la moitié l'ont été contre son rival Carlos Alcaraz – auteur par ailleurs d'un brillant doublé Roland-Garros/Wimbledon – qu'il n'a jamais battu en 2024. Enfin, ses deux contrôles positifs ne peuvent être passés sous silence, quand bien même sa ligne de défense semble cohérente. Le jugement en 2025 du TAS sur son affaire est une épée de Damoclès qui assombrit ce tableau idyllique.
Son année en 5 dates
28 janvier : Après quasiment quatre heures de combat (3h44 précisément), Jannik Sinner renverse Daniil Medvedev (3-6, 3-6, 6-4, 6-4, 6-3) en finale de l'Open d'Australie pour conquérir le premier titre en Grand Chelem de sa carrière.
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Un succès renversant en 5 sets : Comment Sinner est entré dans la cour des grands
Video credit: Eurosport
10 juin : Malgré une défaite – seulement la 3e de l'année et sa 2e contre Carlos Alcaraz qui était également le premier à le faire tomber à Indian Wells en mars – en demi-finale à Roland-Garros trois jours plus tôt, Sinner devient numéro 1 mondial pour la première fois. Il ne quittera plus le trône jusqu'à la fin de la saison.
20 août : L'Agence internationale pour l'intégrité du tennis (ITIA) dévoile que l'Italien a été contrôlé positif à deux reprises à une semaine d'intervalle au clostébol, un stéroïde anabolisant, au mois de mars dans le cadre du Masters 1000 d'Indian Wells. Après deux appels qui lui ont permis de jouer les tournois suivants, un tribunal indépendant l'a finalement innocenté après cinq mois d'enquête validant la défense de Sinner qui plaidait la contamination non intentionnelle par un spray.
8 septembre : Malgré les polémiques et la tension entourant son cas, Sinner va chercher son deuxième titre du Grand Chelem, maîtrisant l'Américain Taylor Fritz (6-3, 6-4, 7-5) en finale de l'US Open. Une performance mentale assez bluffante vu les circonstances, au-delà même du résultat sportif.
17 novembre : Sinner triomphe du même Fritz (6-4, 6-4) en finale du Masters, qui plus est devant un public en feu et acquis à sa cause à Turin. Il devient le premier joueur depuis Ivan Lendl en 1986 à s'adjuger le "tournoi des Maîtres" sans concéder le moindre set. En comptant ses trois simples gagnés en Coupe Davis la semaine suivant, il finit l'année en trombe par 14 victoires, et même 29 lors de ses 30 derniers matches.
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Sinner, une saison hors-norme à la hauteur des années folles du Big 3 ?
Video credit: Eurosport
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