23 juin 1972 - Naissance à Marseille
Zinédine est le petit dernier de la fratrie Zidane. Avant lui, Malika et Smaïl ont eu quatre enfants, Madjid, Farid, Noureddine et Lila.
23 juin 1984 - Première émotion bleue
Football
Jugés pour escroquerie, Platini et Blatter fixés sur leur sort vendredi
IL Y A 2 HEURES
Hasard de la vie et du calendrier, son premier grand moment de ballon, Zidane l'a connu avec ses mains. Ce jour-là, celui de son 12e anniversaire, il était ramasseur de balle lors de la demi-finale de l'Euro France - Portugal à Marseille. Il avait vu les Bleus triompher (3-2, ap). Il avait vu, aussi, un latéral réussir un doublé lors d’une demie…
Eté 1987 - Un libéro (trop) audacieux séduit l'AS Cannes
Six mois plus tôt, Zidane, alors au Septèmes, est observé par Jean Varraud, recruteur de l'AS Cannes, dans un match où le futur meneur des Bleus évolue au poste de libéro. Zizou se permet un petit pont dans la surface. Il se fait contrer et coûte un but à son équipe. Mais Varraud ne s'arrête pas à cette boulette. Il repère immédiatement le potentiel du gamin de 14 ans. Zidane est admis pour un stage d'une semaine à Cannes et met tout le monde d'accord. L'été venu, il intègre le centre de formation cannois.
20 mai 1989 - Desailly et Deschamps, témoins privilégiés de la grande première
A seulement 16 ans, Zidane a déjà attiré l'attention de Jean Fernandez, l'entraîneur de l'équipe première, qui décide de le lancer en fin match lors d'un déplacement à Nantes. Du côté des Canaris, Didier Deschamps et Marcel Desailly, futurs coéquipiers de "Zizou" chez les Bleus, sont témoins des débuts du jeune prodige. En une grosse dizaine de minutes de jeu, Zidane trouve le moyen de se signaler avec un tir sur le poteau de David Marraud.

Zinédine Zidane sous le maillot de l'AS Cannes.

Crédit: Getty Images

10 février 1991 - La magnifique première banderille face à Nantes
Un peu plus d'un an et demi après ses débuts avec les pros, Zinédine Zidane inscrit son premier but. Une petite merveille. Déjà. Cinquante-sixième minute de Cannes - Nantes, le jeune homme est servi par Durix. Contrôle orienté de l’extérieur du pied pour se soulever le ballon puis lob d’une finesse et d’une clairvoyance ultimes. David Marraud, avancé, est battu. Il reste à jamais la première victime de ZZ. Alain Pedretti, alors président de Cannes, le récompense en lui payant une Clio rouge.
Été 1992 - Le "lent" fonce à Bordeaux
Zinédine Zidane ne jouera jamais à Marseille. A l’époque, le jeune et prometteur milieu de terrain est jugé trop lent du côté de la Canebière. Rolland Courbis, alors aux manettes des Girondins, n’a pas la même grille de lecture. Il le racontait il y a quelques années sur SFR Sport. A la base, le coach bordelais voulait Jean-François Daniel et Eric Guérit. Au milieu d’une discussion avec les dirigeants de l'AS Cannes, il pose une question sur Zidane. "Avec le jeune Zidane vous en êtes où ? Ils nous répondent que les responsables marseillais le trouvent un peu lent et qu’ils ne le veulent finalement pas. J’écrase alors le pied d’Alain Afflelou, qui a tout de suite enchaîné sur la négociation. Ça s’est fait pour trois millions de francs."
18 septembre 1993 - Zidane voit rouge, acte I
Stade Vélodrome. 9e journée du Championnat de France de Division 1. L’OM reçoit les Girondins. Marseille va s’imposer 3-1. Bernard Saules ne le sait pas encore mais il va entrer dans l’histoire, à sa manière. L’arbitre sera le premier à expulser ZZ. Pourquoi ? Un bon gros coup de poing sur… Marcel Desailly. Ce dernier s’était rendu coupable d’un coup de coude sur Zizou juste avant. Pas encore copains, les deux.
17 août 1994 - première sélection, premier doublé
A une époque où des matches de sélection étaient encore organisés au mois d’août, Aimé Jacquet, sélectionneur nouvellement "titularisé", s’était dit qu’il était temps de tester Zinédine Zidane (et Lilian Thuram ou encore Bruno N’Gotty). Avec le numéro 14 dans le dos, ZZ entre à la 62e minute de jeu, à la place de Corentin Martins. Les Bleus sont alors menés 2-0 par la République Tchèque. Une frappe du gauche (85e) et un coup de tête plus tard (87e), Zidane a sauvé les siens. Et réussi sa première demi-heure sous une tunique qu'il revêtira 108 fois.
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6 décembre 1995 - Betis - Bordeaux, la folle inspiration
Une de ses premières inspirations géniales à avoir fait le tour des télévisions européennes. Après avoir gagné 2-0 à Lescure, Bordeaux vient défendre son avance à Séville. Au bout de quatre minutes, l’affaire est bien engagée. Un long dégagement signé Huard qui retombe dans les pieds de Zizou. Trente-cinq mètres dans l’axe, après rebond, le Bordelais arme du gauche. Lob parfait. Les Girondins vont tout de même perdre. Mais se qualifient.
19 mars 1996 - Réussite totale pour un exploit monumental
Battu 2-0 à l’aller, Bordeaux signe un exploit retentissant contre l’AC Milan en quart de finale retour de la Coupe de l’UEFA. Dans un Parc Lescure en fusion après l’ouverture du score de Didier Tholot, Zidane fait basculer le match dans la folie avec Christophe Dugarry… et pas mal de réussite. 64e minute : il tire un corner qui ricoche sur le dos de l'arbitre avant d'être repris victorieusement par Dugarry. 70e minute : contré une première fois, Zidane s'arrache pour offrir un caviar à Dugarry qui trouve la lucarne. L'Italie vient de faire la connaissance de "Zizou".
15 mai 1996 - Le Bayern, briseur de rêves
Tout juste élu meilleur joueur de Ligue 1 alors que Bordeaux a raté sa saison domestique dans les grandes largeurs (16e), Zinédine Zidane découvre les sommets d'une première finale continentale. Auteurs d'un parcours remarquable en Coupe de l’UEFA, les Girondins défient le Bayern Munich. La finale se joue alors sur deux manches. Deux défaites 2-0 et 3-1, les Allemands étaient trop forts (comme toujours en finale face aux Français). Un premier rêve passe.
22 mai 1996 - L'accident
A quelques heures de rejoindre les Bleus à Clairefontaine, Zinédine Zidane est victime d’un gros accident de la route à Bordeaux. Voiture pliée, pilote en vrac. Si ses blessures sont qualifiées de "sans gravité", l’international français a tout de même cassé son levier de vitesse au moment du carton. Diminué par des douleurs au fessier et à la cuisse, il traversera l’Euro 1996 comme un fantôme (0 but, 0 passe décisive).

Zinédine Zidane lors de l'Euro 1996

Crédit: Imago

Juin 1996 - La Juve et l'héritage de Platini
Les dirigeants de la Juventus déboursent 35 millions de francs (environ 5,3 millions d'euros) pour l'arracher à Bordeaux. Les comparaisons avec Michel Platini sont inévitables tant "Platoche" a marqué l'histoire de la Vieille Dame. Zidane peine dans un premier temps à s'adapter au football italien et sa préparation physique particulièrement poussée. L'aide d'un certain Didier Deschamps lui sera précieuse…
20 octobre 1996 - Le pied gauche libérateur
6e journée. Zidane est encore à la recherche de son premier but en Serie A. Il choisit le moment parfait pour débloquer son compteur : un choc face à l'Inter. Sur un corner mal repoussé par la défense lombarde, le numéro 21 de la Juve arme une superbe frappe du pied gauche qui laisse Gianluca Pagliuca impuissant. Il scelle la victoire turinoise (2-0). Et lance définitivement son histoire d'amour avec la Vieille Dame.
28 janvier 1998 - Zidane inaugure le Stade de France
Soirée glaciale au Stade de France. Heureusement, Zinédine Zidane est là pour réchauffer les cœurs. Pour l’inauguration du grand stade francilien et sur une pelouse transformée en patinoire par le gel, c’est le numéro 10 des Bleus qui marque le premier. Une frappe de Djorkaeff repoussée sur sa barre par Zubizarreta. Zidane, en renard, marque de près. L’histoire est en marche.
18 juin 1998 - Le coup de sang
L’appel du 18 juin s’est transformé en coup de pelle. Après avoir battu l’Afrique du Sud à Marseille (3-0), les Bleus déroulent face à l’Arabie Saoudite. Score final : 4-0. Problème, les hommes d’Aimé Jacquet vont perdre l'un des leurs en route. Agacé par son cerbère Fuad Amin, le sanguin ZZ se nettoie les crampons sur son flanc. A chaud, Didier Deschamps qualifie le geste d'"impardonnable". Zidane sera suspendu pour deux rencontres, dont le huitième de finale (irrespirable) face au Paraguay.
12 juillet 1998 - Deux coups de tête, une éternité
On connaît l’histoire sur le bout des doigts : 12 juillet 1998. France - Brésil. Le marquage en zone des Brésiliens. Deux corners. 27e minute. 45e minute. Deux coups de tête piqués. L’éternité pour Zidane et les Bleus.

Zinedine Zidane, France 1998

Crédit: AFP

21 décembre 1998 - La consécration individuelle ultime
La suite logique. Un coup de fil de France Football lui apprend ce qu'il pressentait déjà : Zinédine Zidane décroche son premier (et seul) Ballon d'Or. Le Français succède à Jean-Pierre Papin, dernier tricolore sacré, en 1991. Sa réaction, dans les colonnes de FF : "Quelle impression bizarre ! Se dire qu'on est le meilleur joueur du monde…" Il l'est. Et ce n'est pas fini. Le meilleur reste à venir. S'il ne décrochera qu'un Ballon d’Or - on y reviendra -, la FIFA le sacrera joueur de l'année à trois reprises (1998, 2000 et 2003).
10 février 1999 - un caviar pour l'histoire
Les Bleus n'avaient encore jamais gagné à Wembley. Mais ce soir-là, en amical, l'Angleterre ne peut rien faire contre les champions du monde. Zidane initie le succès des Bleus avec une ouverture lumineuse pour Nicolas Anelka. Il est encore à l'origine du deuxième but du jeune attaquant tricolore avec un une-deux d'école avec Christophe Dugarry. La victoire porte la marque d'Anelka. Mais tout part du caviar de Zidane.
28 juin 2000 - La démonstration du patron
Pour certains, c'est le Brésil 2006. Pour d'autres, c'est le Portugal 2000. Une chose est sûre, les deux prestations de Zidane sont des chefs-d'œuvre absolus. Face au Portugal, sa prestation sera parachevée d'un penalty en or. Le reste ? Un récital aux quatre coins du terrain. Passements de jambes, contrôles de funambule, jeu à une touche de balle, à deux, à trois, grands ponts, changements de direction, toute la panoplie et toutes les surfaces du corps du maestro y passent. Sublime.
2 juillet 2000 - Zidane s'offre le doublé Mondial-Euro
Deux ans après le Mondial 98, Zinédine Zidane devient champion d'Europe face à l'Italie (2-1, but en or). S'il ne se montre pas décisif à Rotterdam, le numéro 10 des Bleus est le chef d’orchestre de cette équipe de France plus mûre techniquement et à l'apogée de son talent collectif.

Zinedine Zidane lors de l'Euro 2000

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24 octobre 2000 - Coup de boule contre Hambourg et Ballon d’Or perdu
Au regard de sa saison individuelle et de son titre de champion d'Europe avec les Bleus, Zinédine Zidane est favori dans la course au Ballon d’Or 2000. En difficulté dans sa poule en C1, la Juventus reçoit Hambourg. A la 29e minute, le Français est taclé par Jochen Kientz. Au sol, il réplique par un coup de tête. Exclu, Zinédine Zidane participe à la défaite (1-3) puis l’élimination des siens… et provoque le sacre de Luis Figo d'une courte tête (16 points d’écart).
8 juillet 2001 - Le joueur le plus cher de l’histoire
Le football entre dans une nouvelle dimension en cet été 2001. Après cinq ans à la Juventus, Zinédine Zidane signe au Real Madrid contre un transfert de 500 millions de francs (75 millions d’euros), un record. "C'est un joueur qui n'a pas de prix", annonce Florentino Pérez à propos de son numéro 5, qui sera la figure de proue de la nouvelle stratégie marketing des Merengue. En 2009, le Real Madrid fera tomber ce record avec l’arrivée de Cristiano Ronaldo (94 millions d’euros).
15 mai 2002 - Reprise mythique et premier sacre en C1
En club, Zinédine Zidane restait sur trois défaites en finale de Coupe d'Europe (face au Bayern en C3 1996 avec Bordeaux, contre Dortmund et le Real en C1 1997 et 1998 avec la Juventus). Mais la quatrième est la bonne. Face au Bayer Leverkusen (2-1) à Glasgow, la recrue à 75 millions d’euros du dernier mercato madrilène délivre les siens d'une reprise de volée mythique du gauche, à la suite d’un débordement de Roberto Carlos (45e). "Vous pouvez comparer mon but à celui de Cristiano Ronaldo (ndlr : contre la Juventus en C1 2018) mais le mien était plus beau", avait plaisanté ZZ après le retourné de CR7.

La volée de Zinédine Zidane face à Leverkusen - 2002

Crédit: AFP

26 mai 2002 - La tuile face à la Corée du Sud
Zinédine Zidane vit un mois de mai 2002 bien chargé. Trois jours après le sacre du Real en C1, la famille Zidane s'agrandit avec la naissance de Théo (18 mai), le troisième de ses quatre enfants. Le 26 mai, le meneur de jeu se retrouve à Suwon pour le dernier match de préparation des champions du monde en titre face à la Corée du Sud (3-2). Peu après la demi-heure de jeu, il ressent une gêne à la cuisse gauche et laisse sa place à Sylvain Wiltord (37e). Les Bleus l'emportent sur le fil mais l'essentiel est ailleurs à cinq jours du coup d'envoi du Mondial.
11 juin 2002 - Retour face au Danemark et élimination surprise
Après la défaite en match d’ouverture face au Sénégal (0-1) et résultat nul contre l’Uruguay (0-0), l’équipe de France doit battre le Danemark par deux buts d’écart pour se qualifier en huitièmes de finale. Ça tombe bien, son maître à jouer est de retour. En manque de rythme et transparent au cours de cette rencontre, Zinédine Zidane n'empêche pas le Danemark de s’imposer (2-0). Coup de tonnerre, les Bleus sont déjà de retour à la maison. Exit Roger Lemerre et Jacques Santini démarre un nouveau cycle chez les Bleus.
26 janvier 2004 - Le procès de la Juve
C'est une affaire qui poursuivra Zidane jusqu'à la fin de sa carrière. Alors au Real, le meneur de jeu est entendu dans le procès contre deux dirigeants de la Juventus, soupçonnés d'avoir donné des produits dopants à leurs joueurs. ZZ admet avoir consommé de la créatine, "comme le disait le docteur" et parce qu'il en avait besoin "pour disputer 70 matches par an". Les deux hommes seront acquittés en appel, un an plus tard.
13 juin 2004 - En mode Fergie-time face à l’Angleterre
Après un sans-faute lors de la phase éliminatoire de l’Euro 2004, les Bleus démarrent la compétition avec un sélectionneur sur le départ à Tottenham. Hasard du calendrier, la France affronte l'Angleterre pour son premier match de poules à Lisbonne. Alors que les Three Lions se dirigent vers la victoire (but de Lampard, 38e), Zinédine Zidane renverse le cours de la rencontre (2-1) : d’un coup-franc enroulé à la 91e et à la suite d’un penalty deux minutes plus tard. Un début d’Euro très prometteur qui restera sans lendemain (hormis son but contre la Suisse en poules) : les Bleus ne trouveront jamais la clé face à la Grèce en quarts et quitteront le Portugal avec des regrets.

2004 Euro France Angleterre Zidane

Crédit: AFP

12 août 2004 - Zidane dit stop
Coup de tonnerre. A 32 ans, Zinédine Zidane annonce la fin de sa carrière internationale. "Je pense qu'à un moment donné, il faut savoir dire stop. C'est difficile de se dire qu'on arrête tout cela. Mais c’était l'heure, mon heure à moi, annonce le milieu du Real Madrid. C'est clair que ça me trottait dans la tête depuis un moment. J'y pensais avant l'Euro… Il y a quelque chose qui s'est un petit peu cassé." Raymond Domenech, le successeur de Jacques Santini, tente de le dissuader le 4 août à Madrid. En vain, le Ballon d’Or quitte les Bleus avec Bixente Lizarazu, Marcel Desailly, Lilian Thuram et Claude Makelele.
3 août 2005 - Il revient
Libération pour l'équipe de France, en difficulté lors des éliminatoires du Mondial 2006 : Zinédine Zidane est de retour. Dans un entretien accordé à France Football quelques jours plus tard, le champion du monde 1998 explique le pourquoi de son come back : "Une nuit, à 3 heures du matin, je me suis soudain réveillé, et là, j'ai parlé avec quelqu'un. Mais ça, personne ne le sait. Jusqu'à mon dernier souffle, je ne dirai pas qui c’était… Et là, j'ai pris la vraie décision de revenir. J'ai eu comme une révélation." Un bonheur n’arrivant jamais seul, Zinédine Zidane revient avec Lilian Thuram et Claude Makélélé.
17 août 2005 - Un but pour fêter son retour
A la 66e minute, la Mosson chavire dans le bonheur. Sur un corner de Sylvain Wiltord, Zinédine Zidane, esseulé au deuxième poteau, marque (du pied gauche) pour son retour en Bleu face à la Côte d'Ivoire (3-0) en amical. "Héééééé Zidane ! Ooooooooh Zidane ! Vingt-septième but de Sa Majesté Zinédine Zidane en équipe de France", s’enflamme alors le regretté Thierry Gilardi au micro de TF1.

Zinedine Zidane, buteur pour son grand retour avec les Bleus en août 2005 face à la Côte d'Ivoire

Crédit: Imago

15 janvier 2006 - Chapeau !
A presque 34 ans, et alors que le Real sort d'une saison blanche, aucun joueur madrilène n'est épargné par la presse. Pas même Zizou. Mais en une soirée, le milieu de terrain se retrouve : face au FC Séville, meilleure défense du championnat, le meneur inscrit trois buts. Un penalty, une tête et un but d'attaquant - sur une passe sublime de Guti - plus tard, l'affaire est réglée. ZZ s'offre un premier coup du chapeau en carrière. C'est également une première pour un Français en Liga.
25 avril 2006 - Zidane va tourner la page
Un monde s'écroule. Alors qu'il lui reste un an de contrat au Real Madrid, Zinédine Zidane annonce qu'il prendra sa retraite juste après la Coupe du monde. En cela, il est un cas unique : les grands joueurs annoncent leur départ au moment où il devient effectif. Pas à la prise de décision. Lui avait semé des indices. Usé, Zizou préfère se délester de cette charge avant sa dernière danse. "Le fait d'avoir pris la décision d'arrêter après la compétition me soulage, confie-t-il. Je n'ai pas fini mon métier de footballeur." On va vite en avoir la preuve.
7 mai 2006 - L'adieu au Bernabéu
Voilà, c'est fini. Zidane dispute son dernier match dans l'enceinte madrilène. La prestation de ZZ est correcte, puisqu'il inscrit le 39e de ses 40 buts sous le maillot blanc. La performance collective est moyenne et soldée par un nul (3-3) face à Villarreal. L'adieu, lui, est immense. Les tribunes sont couvertes de pancartes à son nom, les tifo sont réussis et l'émotion se lit sur chacun des 80 000 visages venus dire au revoir à la légende. Resteront ces applaudissements, à chaque touche de balle du maestro. Et surtout les larmes, si rares sur le visage de Zidane, ému comme jamais au moment de saluer la foule, marcel sur dos et maillot sous le bras.
7 juin 2006 - La Chine, le loupé et les doutes
Tout le monde se souvient de ce match pour une seule raison : l'effroyable blessure de Djibril Cissé. Un autre événement, rarissime, s'est pourtant déroulé durant cette rencontre. Zinedine Zidane a raté un penalty. Pour la première fois de sa carrière. Et pour la dernière. Ce, alors que les premiers matches amicaux des Bleus ont laissé poindre une interrogation : l'équipe de France est-elle meilleure sans lui ?
27 juin 2006 - L'Espagne voulait l'envoyer à la retraite
Huitième de finale de Coupe du monde. L'Espagne, qui défie la France, n'a qu'une idée en tête : envoyer Zidane à la retraite. Le doute est permis. Suspendu lors du match décisif face au Togo, le numéro 10 des Bleus n'a convaincu ni face à la Suisse, ni face à la Corée du Sud. La Roja est confiante. Peut-être un peu trop. Car sur le terrain, les hommes de Domenech prennent peu à peu le dessus. Ribéry égalise avant la pause. Zizou s'occupe du reste. Un coup franc parfait pour Vieira (2-1, 83e) et, surtout, un festival pour plier l'affaire (3-1, 90e+2). Puyol est parti dans le zig. Casillas dans le zag. L'Espagne rentre à la maison.

France Espagne 2006 Zidane Ramos

Crédit: Eurosport

1er juillet 2006 - Samba !
Un chef d'œuvre. Une affiche de rêve, face à un Brésil champion du monde en titre et surarmé (Robinho, Ronaldinho, Kaka, Ronaldo…), Zidane se sublime. Le Brésil joue en jaune. Le maestro français aussi. D'une justesse technique absolue, le meneur des Bleus réussit à peu près tout ce qu'il entreprend. Y compris ce qu'il avait rarement fait auparavant. Pour la première fois depuis six ans et France - Danemark, ZZ délivre une passe décisive pour Thierry Henry, sur coup franc. Suffisant pour qualifier l'équipe de France. Le moment est bien choisi.
9 juillet 2006 - "Pas ça Zinedine…"
Ce devait être une fin en apothéose. Ce fut un terrible moment d'histoire. En finale face à l'Italie, et alors qu'il avait remis les Bleus sur les rails d'une subtile panenka face à Buffon, Zidane écrit la fin de sa légende. Pas comme toute la France l'aurait aimée. Agressé verbalement par Marco Materazzi, en pleine prolongation, le numéro 10 des Bleus se retourne et assène un coup de tête dans le thorax du défenseur italien. Le VAR n'existe pas encore. Elizondo, arbitre de la rencontre, n'a rien vu. Son assistant, oui. Zidane est exclu. Il quitte le terrain sans même jeter un œil au trophée sur des mots de Thierry Gilardi gravés dans la mémoire de tout un peuple : "Pas ça Zinédine… Oh non pas ça, pas aujourd'hui, pas maintenant, pas après tout ce que tu as fait !" La France s'incline aux tirs au but. Zidane met fin à sa carrière de joueur. Une autre l'attend…
24 mai 2014 - Le moment où l’on a compris…
Une photo en dit parfois plus long qu'un long discours. Prêt pour le banc, Zizou ?
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26 juin 2014 - Le Castilla pour se lancer
On parlait de lui à Bordeaux. Finalement, Zinédine Zidane est resté à Madrid, chez lui. Et a décidé de démarrer d'en bas. Avant de donner un spectaculaire coup d’accélérateur à sa carrière de technicien, Zinédine Zidane s’est lancé avec la réserve du Real, le Castilla. Deux mois plus tard, le Français se fera suspendre par la fédération espagnole pour défaut de diplôme. Mais blanchi, il pourra poursuivre son apprentissage et se préparer aux vertiges.
4 janvier 2016 - Benitez fait place nette
Le jour où il a signé au Real, Rafael Benitez était déjà sur un fil. Restait à savoir quand l’histoire se terminerait. Et qui prendrait la suite de l’ancien manager de Liverpool. Tout le monde y pensait très fort. Et puis c'est arrivé : Zinédine Zidane est entré en scène. C’était sa première expérience en tant que numéro 1. Le reste est entré dans la légende.
2 avril 2016 - Premier Clasico, première victoire
Le crash test Barça. Pour son premier gros match, le Real de Zidane s’était pris les pieds dans le tapis Atlético (0-1). Face aux Blaugrana de la MSN, certains craignent le pire avant un Clasico qui lance le printemps de la Casa Blanca. Mais au Camp Nou, les Merengue signent un acte fondateur en renversant le Barça (1-2) grâce à Benzema et Ronaldo. De quoi faire naître une habitude pour ZZ : sa moyenne de points face au rival barcelonais est l'une de ses meilleures en carrière (1,91 pt/match).
29 mai 2016 - Le premier sacre en Ligue des champions
Le miracle a eu lieu. Après quelques mois d'ajustements, le Real de Zidane trouve la bonne carburation et brille dans les matches couperet. La remontada face à Wolfsburg en quarts porte les Madrilènes en finale où l’Atlético lui mène la vie dure. Mais les tirs aux but viennent sacrer ZZ et sa troupe (1-1, 5-4 aux tab). Première finale, premier coup de maître. Oui, Zidane l’entraîneur est bien "touché par la même baguette magique" que Zinédine le joueur, comme l’écrit Marca.

Zinédine Zidane pose avec le trophée de la Ligue des champions après la victoire du Real Madrid contre l'Atlético, le 28 mai 2016 à Milan.

Crédit: AFP

3 juin 2017 - Le doublé en C1, le titre en Liga
La folie Zidane bat son plein. Au coeur de l’hiver, son Real parvient à battre le record d’invincibilité du Barça de Luis Enrique (40 matches). En C1, il écrase tout sur son passage, avec un Ronaldo affolant d’efficacité et un Benzema débordant de grâce. En finale, la Juve est débordée par tant de maîtrise (4-1). Zidane remporte sa deuxième C1 consécutive et s’offre le doublé Liga-C1. Il est au sommet et son Real avec.
23 octobre 2017 - Sacré entraîneur de l’année par la FIFA
A-t-il les épaules pour être entraîneur ? Deux ans à peine après ses débuts sur un banc, Zidane est déjà adoubé par ses pairs et rend définitivement obsolète la question récurrente entourant sa légitimité comme coach. Le poids de l’armoire à trophées du Real n'a fait qu'augmenter sous sa houlette : en 658 jours, il ajoute 7 trophées au palmarès de la Casa Blanca. A cette époque-là, "The Best", c’est lui.
26 mai 2018 - Le triplé en C1
Personne n'avait réalisé cela avant lui : pour la troisième année consécutive, Zidane décroche la Coupe aux grandes oreilles en dominant Jürgen Klopp et Liverpool en finale (3-1). Légende parmi les légendes (il égale alors Carlo Ancelotti, repassé devant depuis, et Bob Paisley), il semble encore grandir comme tacticien. A son tableau de chasse ? Klopp, Simeone, Luis Enrique, Allegri, Mourinho, Emery ou Heynckes notamment. Et des stars qui lui sont éternellement reconnaissantes.
31 mai 2018 - Départ surprise de Madrid
Son arrivée avait été un événement pleinement organisé. Son départ, cinq jours après un nouveau sacre, est ressenti comme un tremblement de terre inattendu. Une conférence de presse est organisée à la demande du double Z avant l'annonce : Zidane veut se reposer et veut laisser l’équipe en bon état. "Pour moi, pour tout le monde, il faut changer", explique-t-il. Défait à ses côtés et marqué par l’émotion, Florentino Pérez ne l'entendait visiblement pas de la même oreille.

Le moment où Zidane a annoncé son départ du Real

11 mars 2019 - Il revient !
En crise après les échecs Lopetegui et Solari, le Real fait appel à son sauveur. Alors, en ce 11 mars 2019, c’est rempli d’ambitions que ZZ annonce un Real 2.0 et une nouvelle ère pour la Casa Blanca. Zidane le manager des stars va-t-il devenir Zidane le bâtisseur ? A Madrid, on sent que les trophées vont vite revenir. Les ennuis aussi…
27 mai 2021 - Il repart après avoir gagné la Liga, encore
Son retour se solde par un nouveau titre en Liga en 2020, porté par un Benzema de gala et par une foi inébranlable dans ses cadres. Mais Zidane échoue dans sa quête d'un Real nouvelle génération, pas toujours soutenu par Florentino Pérez sur le mercato. Le 27 mai, fatigué par l'écosystème madrilène, il met fin à sa deuxième aventure madrilène, après onze trophées glanés mais sur une saison blanche.
23 juin 2022 - Et maintenant ?
On a parlé de lui au Paris Saint-Germain. Ce ne sera pas pour cette fois. La suite, ce sera certainement l'équipe de France. Il y a dix ans, il avait fait part de son souhait de diriger les Bleus. Didier Deschamps, sélectionneur sous contrat jusqu'à la fin de la Coupe du monde, l'a également adoubé, d'une certaine manière. Reste à connaitre quand ZZ endossera un rôle qui lui est destiné.
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Transferts
Vendre Kimpembe, la suite logique mais un timing qui interroge
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Ligue 1
Le PSG aurait enfin tranché : Donnarumma devrait être numéro 1
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